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Journée DGEC : Dirigeons-nous vers une Gouvernance de l'Energie en Commun

Dernière mise à jour : 17 Mars 2026

Inscription à la journée


Contexte de la journée

Rencontre coordonnée par le tiers-lieu La Myne et organisée dans le cadre du programme OSER porté par le MSER, Mouvement des Savoirs Engagés et Reliés. L'intention de ce programme est de favoriser la rencontre d'acteur·ices universitaires et de la société civile (citoyen·nes, associations, acteur·ices ESS) pour co-produire du savoirs utiles aux crises globales.
Cette rencontre lyonnaise sera axée sur la réappropriation de l'énergie aussi bien dans ses dimensions techniques (moyens de production, de distribution,...), que sur la gouvernance (localement par des communautés ou plus largement par des voies législatives) ou sur des formes de démocratie (luttes contre des infrastructures inutiles, par des choix pour tendre vers une sobriété). Pour agir sur ces aspects, la production et le partage de la connaissance issue de l'université comme celles des acteur·ices de la société sont une clé, notamment pour agir en Commun. Le détail de ces thèmes est donné plus loin.

La rencontre se déroulera sur une journée, le 27 Mars 2026 et fera une large place à des échanges et des ateliers participatifs plutôt que sous forme de formats descendants. L'idée est d'explorer les sujets évoqués dans le texte ci-dessous pour ébaucher des sujets de recherche ou d'expérimentation et de brosser des axes de travail pour prolonger cette rencontre par de nouveaux échanges dans les mois suivants.

Rendez-vous au CCVA de Villeurbanne (234 Cours Émile-Zola - métro Flachet - ligne A).

Déroulé prévisionnel de la journée

La journée se déroulera de 9h à 18h (Accueil café à 9h et début effectif à 9h30)
  • 9h30: Introduction de la journée et déroulé pratique
  • 10h: Table ronde pour poser le sujet
  • 11h30: Choix collectif des sujets à traiter en forum ouvert
  • 12h: Pause déjeuner, sur place, sous forme d'un buffet
  • 13h30: Forum ouvert
    • 2 sessions de 1h30 chacune : Ateliers en parallèle (en petits groupes)
    • pause 30min entre les 2 sessions
    • 17h: Synthèse des propositions
  • Futures actions collectives
  • 18h: Pot de cloture

La journée est gratuite. Nous vous demandons seulement une contribution pour le déjeuner (participation libre) soit en vous inscrivant ci-dessous, soit sur place. Pour les régimes alimentaires particuliers, merci de le signaler sur le lien d'inscription numérique.


Inscription à la journée Inscription pour le repas


Les intervenant.e.s de la table ronde

Adrien Prévost, avec un pied dans l'associatif et un autre dans la recherche, développe, au sein du G2Elab, des travaux scientifiques sur les génératrices électriques pour le petit éolien et les moteurs de la mobilité douce. En cherchant à optimiser ces génératrices et leurs pilotages électroniques, il interroge l'augmentation de la complexité technique versus les gains de performance et l'appropriabilité par les auto-constructeurs d'éolienne.
Adrien Prévost contribue au manuel de fabrication des éoliennes Piggott et observe les difficultés de production et de partage de savoirs entre les contributeurs des différentes communautés - dont WindEmpowerment et le Réseau national Tripalium. Il s'interroge sur la pertinence et la façon d'y associer des savoirs scientifiques.

Agnès Arroyo est impliquée dans des centrales d'énergie citoyenne et dans des actions auprès des habitants pour maitriser la consommation d'énergie et lutter contre la précarité énergétique. Pour cela, elle contribue au travers des structures juridiques d'Energ'Y Citoyennes à l'investissement citoyen sur plusieurs toitures solaires à Grenoble et à de la sensibilisation.
Agnès Arroyo est également salariée de l'Université Grenoble Alpes, pour accompagner le projet Satiable dont l'idée est de réunir les acteur·ices de la sobriété énergétique et les citoyens pour construire un imaginaire d’une société «sobre» en 2050. Ce projet de science participative est porté par Innovact, structure fédérative de recherche innovation, connaissances et société sur Grenoble.

Sabine Campredon, très active au sein des Charbonniers du Trièves, est également maire de son village. La production de charbon végétal retrouve un regain d'intérêt pour le stockage de carbone dans les sols et leurs amendements ou pour la filtration des eaux. Avec l'association Culture Ailleurs, des acteur·ices retrouvent les gestes de production du charbon et des savoirs de terrain sont produits et partagés de manière pratique et sensible, notamment par des approches artistiques. Des liens se tissent avec le milieu universitaire pour assoir des expérimentations autour de ces nouveaux usages du charbon.
Sabine est aussi impliquée sur des projets de micro-production d'énergie solaire et hydraulique sur son village.

Intervenante à confirmer

Les échanges avec les intervenant.e.s et les participant.e.s de la journée seront animés par Nicolas Loubet, contributeur dans de nombreux collectifs autour des Communs, en particulier à la Myne, et accompagnateur de différentes communautés énergétiques au travers de la Fabrique des Energies puis de la Coop des Milieux.

Forum ouvert de l'après-midi

L'après-midi est consacrée à un forum ouvert pour permettre des échanges entre participants. Le principe général est décrit sur cette page.
Différents sujets pourront être proposés en amont, soit sur cette page, soit par mail avec quelques phrases descriptives à laurent.em(a)free.fr L'animation de chaque atelier peut être adaptée au cas par cas: présentation courte d'un projet par un porteur puis échange, description d'une problématique, sujet construit collectivement, ...
Des sujets pourront être proposés le jour même en fonction des rencontres et de questionnements qui peuvent émerger. L'idée générale est de rester souple et de s'adapter.

Vos propositions pour le forum ouvert


Lien vers: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Insolateur_d%27Abel_Pifre_(bas%C3%A9_sur_Mouchot)_qui_imprime_un_journal_par_chaleur_solaire_,_6_ao%C3%BBt_1882,_F%C3%AAte_de_l%27Union_fran%C3%A7aise_de_la_jeunesse_(La_Nature_26_ao%C3%BBt_1882_N%C2%B0482_p193_-_illustration_de_Louis_Poyet).png
Louis Poyet, sous licence CC0, via Wikimedia Commons
Impression d'un journal par une parabole solaire en 1882.
Une manière de partager de la connaissance avec des énergies appropriables ?

Capitalisation des échanges

Une attention particulière sera portée sur la capitalisation des échanges en gardant trace sous forme de pads, de paperboards ou de photo de schéma, le tout pour permettre un partage entre les participants et au-delà de cette rencontre.
Cette capitalisation participe de la co-production de connaissances qui sous-tend cette journée. Si vous souhaitez que certains échanges ne figurent pas dans cette capitalisation pour des raisons de positionnement par rapport à vos institutions ou pour toute autre raison, ne pas hésiter à le signaler aux organisateur·ices de la journée sur place pour que l'on puisse aménager le dispositif.

Gare centrale de la documentation



Journée DGEC : Rappel du thème

Des éléments et ressources plus complètes sont données sur cette autre page.

Les systèmes énergétiques sont structurants pour le fonctionnement des sociétés dans tous ses aspects (alimentation, mobilité, santé, numérique,...). De nombreux choix sur ces systèmes, sont effectués sans la société civile tant sur les moyens de production d'énergie et les infrastructures de distribution que sur la répartition des usages parmi des acteur·ices et activités de la société. Ces choix impactent pourtant les cadres de vie, les paysages, le climat,... et générent des tensions, voire des crises sociétales.

Pour tenir compte de ces implications multiples, les besoins de réappropriation citoyenne se font pressants et impliquent qu'ils soient réalisés en Commun. Ils sont déjà expérimentés sur différents plans :
  • Par la re-construction de moyens techniques de production ou d'usage en s'appuyant sur des savoirs anciens, des systèmes low-tech, comme sur des technologies récentes,...
  • Par la création de communautés énergétiques, de tiers-lieux de recherche, d'articulation avec des activités économiques productives (d'énergie, de machines, de leurs entretiens,...)
  • Par des contributions aux évolutions législatives
  • Par des luttes face à des méga-infrastructures décidées sans dialogue et en y opposant des formes de démocratie énergétique
  • Par des usages pour lutter contre la précarité subie ou pour s'inscrire dans des sobriétés choisies.

L'un des points communs de ces différentes formes de réappropriation est la connaissance qu'il est nécessaire de co-produire et de partager avec et pour tous les acteurs concernés qu'ils soient universitaires ou issues des différents terrains de la société. Les systèmes énergétiques nécessitent d'accéder à un grand nombre de connaissances tant pour agir localement sur les systèmes techniques et sur leur gestion collective que pour tenir compte des crises globales (pollution, cycle des matériaux nécessaires, changement climatique,...). L'enjeu du partage et de la réutilisation de la connaissance est clé tout en étant attentif à cadrer les usages pour ne pas que ces réappropriations soient détournées.