Les sciences, entre crise de croissance et décroissance

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La recherche scientifique résout-elle les problèmes de l’humanité ou, au contraire, contribue-t-elle à les amplifier ? Faut-il arrêter la recherche ? La faire entrer en décroissance ?

En 1972, face aux dérives et aux dangers d’une science devenue toute-puissante – nous sommes alors dans un contexte de course aux armements atomiques – le célèbre mathématicien Alexandre Grothendieck (1928-2014) invitait ses pairs chercheurs, à l’occasion d’une conférence historique, à se poser une question ô combien fondamentale pour l’avenir de nos sociétés et celui de l’espèce humaine : « Allons-nous continuer la recherche scientifique ? »

« Qu’une recherche de pointe [il parlait ici de la recherche nucléaire] soit associée à une véritable menace à la survie de l’humanité, une menace même à la vie tout court sur la planète, ce n’est pas une situation exceptionnelle, c’est une situation qui est de règle », soulignait-il. Or, selon Alexandre Grothendieck, « [cette] menace à la survie ne se poserait pas si l’état de notre science était celle de l’an 1900, par exemple. ». Il ajoutait alors : « La science n’est pas la seule cause de tous ces maux, de tous ces dangers. Il y a bien entendu une conjonction de plusieurs choses ; mais la science, l’état actuel de la recherche scientifique, joue certainement un rôle important. »

> Plus d’un demi-siècle plus tard, Sciences Critiques vous invite à poursuivre les réflexions critiques d’Alexandre Grothendieck (et d’autres !), en (re)questionnant, collectivement, le temps d’une conférence-débat, le rôle actuel des chercheurs dans la croissance économique et le productivisme industriel. En un mot comme en cent, nous vous invitons à interroger à nouveau la responsabilité politique des scientifiques dans les crises sociales et écologiques contemporaines.


> En présence de :

– Marie Bernard, ex-ingénieure à l’Institut d’Optique Graduate School (Université Paris-Saclay), militante écologiste, féministe et anti-militariste.
– Victoria Berni-André, militante pour une écologie libertaire, ex-ingénieure en génie urbain et environnemental, membre du collectif « Les Désert’heureuxses », journaliste indépendante, autrice de Vivant·es et dignes. Des petits gestes à l’écologie politique (Hors d’atteinte, 2024).
– Nicolas Chevassus-au-Louis, journaliste scientifique, historien et docteur en neurobiologie, auteur de Décroiscience (Agone, 2025).
– François Graner, biophysicien, directeur de recherche au CNRS, conseiller scientifique de la bande dessinée Et soudain le futur (Rue de Sèvres, 2025).


> Informations pratiques :

Accueil : à partir de 19h.
La conférence-débat sera suivie d’une collation conviviale et d’une séance de dédicaces avec nos intervenants et intervenantes.

Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux !

Sciences Critiques est un site d’information et de réflexion critique participatif sur les sciences et les techniques. Notre objectif ? Faire vivre le débat public autour de la responsabilité sociale et politique des chercheurs ainsi qu’autour des développements technoscientifiques, lesquels ont des implications sociales, politiques, écologiques, anthropologiques et civilisationnelles loin d’être négligeables. Sciences Critiques entend faire entrer la science en démocratie.
Pour tout renseignement complémentaire : redaction@sciences-critiques.fr.


🥗☕️🍻 La Buvette de l’Académie est ouverte du mercredi au samedi de 11h à minuit !
Au déjeuner, venez déguster des plats végétariens, de saison et ultra locaux, avec des options végan et sans gluten, cuisinés par Yes We Camp. Au goûter, des gâteaux et pâtisseries et en soirée des petits plats à partager. À toute heure, bières, vins, boissons chaudes et fraîches !
Début de l'événement 20.11.2025 - 19:30
Fin de l'événement 20.11.2025 - 21:30
Lieu de l'événement IdF
Portée de l'événement
  • Local
  • National
Evènement du MSER ou externe Un évenement de l'écosystème