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Appel inter-collectifs de soutien au mouvement social

Billet Nous appelons à soutenir les grèves et les manifestations en opposition à la réforme des retraites. Son contenu, ainsi que les moyens mis en œuvre pour la faire inscrire dans la loi, sont contraires aux valeurs que nous défendons. Les liens qui existent entre productivisme et dégradation des milieux naturels, effondrement de la biodiversité, et dérèglement climatique sont établis. Dans l’enseignement supérieur et la recherche aussi, la mise en compétition aveugle des individus et des institutions pour satisfaire des objectifs de production effrénée se fait au prix d’une utilisation déraisonnée des ressources, qu’elles soient naturelles ou humaines. Ces objectifs, déconnectés des missions premières de l’enseignement supérieur et de la recherche, entraînent par ailleurs une perte de sens que l’on retrouve dans l’ensemble des services publics. Les choix relatifs à la retraite et imposés par le gouvernement (allongement du temps de la production économique au cours de la vie) sont à nos yeux un non-sens, en plus d’être une injustice contre laquelle des millions de personnes se sont mobilisées ces dernières semaines. Une répression violente s’exerce sur cette contestation populaire et collective qui traverse tous les secteurs et âges de la société.

Contre cette réforme et l’horizon qu’elle veut imposer, nous pensons qu’il est fondamental de transformer notre rapport au travail et au temps. Cela impose de remettre la délibération collective au centre de notre démocratie afin de se réapproprier le débat social, et de construire une société plus juste et compatible avec les fragiles équilibres écologiques et climatiques.

Appel signé par :
Labos 1point5, Sciences Citoyennes, le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, Atecopolam et Ecopolien

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Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
Date 30.03.2023
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À saisir, un texte sur la répression du mouvement écologique

Billet Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (MSER) a souhaité manifester son soutien aux Soulèvements de la Terre. Le MSER met à disposition un court texte que chacun·e pourra s’approprier et mettre en débat au sein de son laboratoire, de sa section CNU, de son établissement universitaire ou de recherche, de son association, collectif, etc, et obtenir la signature collective du texte. Dans ce cas, merci de nous informer en écrivant à contact-jeser@sciencescitoyennes.org.

Nous pourrons centraliser sur le site du Mouvement les signataires, mais l’idée avant tout est d’agir à son échelle, en s’appuyant ou non sur le texte proposé ici :

Les Soulèvements de la Terre ne sont pas une menace, l’inaction climatique oui

L’urgence climatique n’est pas un slogan politique ; c’est une réalité physique et tangible dont l’année 2023 risque d’être l’expression la plus forte depuis le début du siècle. Les synthèses de la littérature scientifique indiquent de façon robuste et claire que la « fenêtre d’opportunité » pour assurer un futur à l’humanité se ferme rapidement.

Face à cette réalité, quelle est la menace la plus grave : l’amplification des mobilisations écologiques ou l’inaction climatique et environnementale ? La contestation de nouvelles infrastructures polluantes ou l’incapacité à accepter ces remises en cause, demandées par un nombre croissant de citoyen.nes?

En décidant de dissoudre Les soulèvements de la Terre, le gouvernement met en danger la démocratie. Il empêche l’émergence d’une coalition de transformation écologique en désignant un ennemi imaginaire. Par cette dissolution, il envoie également un message de défiance à l’égard des savoirs scientifiques sur lesquels se fondent les revendications et propositions de cette coalition.



Photo de couverture de Markus Spiske sur Unsplash
Date 20.07.2023
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Bourse d’activités – mode d’emploi

Billet Pendant les JESER2, nous vous proposons des temps de Bourse aux activités.

L’idée est simple : nous nous retrouverons à un endroit précis pour procéder à un échange de propositions d’ateliers.

  • PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
  • PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
  • PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour échanger sur le temps du repas entre participant·e·s sur ce que vous avez vécu pendant les ateliers, car nous n’aurons à priori pas de temps dédié à cela en plénière.

image bourse_dessin.png (0.5MB)

Le schéma ci-dessus donne un aperçu du déroulement des bourses aux activités.
Attention : les heures données sur ce schéma sont indicatives et sont à adapter pour les JESER2.

Quelques consignes :

  • Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité d’une heure max, assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
  • Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir en amont ou le matin même une fiche par atelier (voir ci bas) qui sera ensuite affichée sur un mur pendant la phase de la Place Publique.
  • Il est possible qu’un atelier ne trouve pas de personnes qui souhaitent l’intégrer, c’est l’occasion pour la personne qui le proposait de suivre un autre atelier.
  • Il serait très appréciable que les ateliers produisent une sorte de commun sous forme de notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.

Fiche atelier :

  • Titre de l’atelier
  • Haïku de présentation
  • Qui propose ?

Pendant les JESER1 en 2022, des ateliers ont été proposés avec une documentation pour certains. Pour les JESER2, les propositions peuvent être données sur ce document ou proposées le jour même.

Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier ! 

Si l’organisation est très libre, une petite préparation de l’animation en amont peut prévenir des ateliers trop « descendants »…
Date 18.07.2024
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Communiqué de soutien à celles et ceux qui bifurquent par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés

Billet Nous* avons découvert avec émotion le discours radical prononcé mardi 10 mai par les représentant·e·s d’une partie des ingénieur·e·s fraichement « formé·e·s » à la cérémonie de remise de leurs diplômes à AgroParisTech. Le lendemain, des étudiantes et étudiants des Écoles Normales Supérieures ont également appelé dans Le Monde à aligner la recherche sur « les enjeux impérieux de ce siècle ». Ces actions se rajoutent à des démarches individuelles et collectives qui émergent depuis de nombreuses années au sein du monde de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Notre Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (SER), qui représente une dizaine d’organisations, soutient avec beaucoup d’enthousiasme ces prises de positions audacieuses.

Il existe en effet une multitude d’approches et de manières d’agir pour que les savoirs produits par les sciences et techniques deviennent un « commun ». Cette diversité d’actrices et acteurs se fédère et se structure depuis des années, et nous sentons avec beaucoup de joie un dynamisme sans précédent.  Parmi ces initiatives, nous souhaitons vous présenter la nôtre.

* Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (SER) est porté par : Sciences Citoyennes, Ingénieur·e·s sans Frontières, PiNG, Klask, Ecopolien, Atécopol, RoguesESR, La Fabrique des Questions Simples, Ingénieur·e·s Engagé·e·s Lyon, Coexiscience, La Myne.

Nos constats communs

  • Des défis socio-écologiques minent notre société aujourd’hui, requérant une mise en perspective de nos connaissances sur le monde et sur nous-mêmes, à rebours d’un scientisme technophile,
  • une fragilisation du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est en cours, orchestré par des logiques individualistes, des mécanismes de désinformation et de manipulation des savoirs sont à l’œuvre dans les agora publiques, politiques et médiatiques.

Nos objectifs communs

  • Faire communauté, afin de rendre visibles nos valeurs communes, via des supports écrits (manifeste, analyses, tribunes…) pour la presse et le personnel politique, tout en assurant une présence via des événements dans la communauté de la recherche et les mouvements sociaux.

Notre but est de réussir à :

  • montrer publiquement le caractère politique des sciences et des techniques, alors que leur supposée neutralité sert avant tout à justifier une fuite en avant techno-scientifique sans discussion préalable,
  • faire naître des expérimentations fécondes à travers des croisements entre le monde de la recherche et les mouvements sociaux pour une transition écologique et solidaire,
  • obtenir des changements significatifs de la part des institutions pour une expression démocratique des choix scientifiques et techniques.

Avec quels moyens ?

Par la formation d’un collectif :

  • Se rencontrer, se soutenir et se tenir mutuellement informé·e·s de séminaires, d’idées, d’actions, avec un forum, un agenda et des ressources partagées, pour faire vivre ce collectif.

Par des rencontres lors des Journées d’Été des Savoirs Engagés et Reliés :

à Lyon – 27-28-29 août 2022 (voir le programme)

Par des contributions au débat :

  • Rédaction d’un Manifeste dont la publication est prévue en septembre 2022
  • Diffusion d’un programme de recherche alternatif (Horizon Terre) dont la sortie est prévue début juin

Pour vous tenir au courant ou demander plus d’informations :

Liste de diffusion “Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés” : 
https://framalistes.org/sympa/subscribe/mser
Nous contacter à l’adresse : contact_jeser@sciencescitoyennes.org

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Date 19.05.2022
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« Confier l’affectation de 10% du Budget de la recherche publique à des conventions citoyennes »

Billet Le 12 septembre 2022, le collectif Horizon Terre, composé d’une quarantaine de membres académiques, associatifs et étudiants, estimait, dans une tribune au « Monde », que les orientations de la recherche sont avant tout des choix de société auxquels les citoyens devraient prendre part.

Cela figure dans la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche et pourtant ce n’est pas appliqué : « Mettre en place un débat citoyen périodique sur les orientations prioritaires de la politique de recherche nationale. » Nous faisons une proposition très concrète pour permettre l’application de cette loi : organiser des conventions citoyennes au niveau national et régional, par thématiques, pour décider de l’affectation de 10 % du budget de la recherche publique.

Nous considérons, d’une part, qu’un tel dispositif est nécessaire et urgent dans le contexte social et écologique actuel, d’autre part, qu’il est réaliste. « Nous », c’est le collectif Horizon Terre, une quarantaine de membres académiques, associatifs et étudiants. Nous avons travaillé depuis trois ans sur ce que pourraient être les priorités de la recherche dans le contexte des limites planétaires. Le document que nous avons produit, à lire sur Horizon-terre.org, constitue un matériau pour l’appropriation citoyenne du sujet des orientations de recherche.

Tout le monde s’accorde sur le constat que nos sociétés affrontent un défi sans précédent pour lutter contre les ravages écologiques. Un objectif majeur est d’atteindre la neutralité carbone en 2050, conformément à la réglementation légale en France et en Europe. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a montré qu’il existait des chemins très différents permettant d’atteindre ce but. Certains scénarios visent la poursuite du consumérisme qui deviendrait « décarboné » ou « compensé en carbone », en faisant le pari que de nouvelles technologies le permettront.

D’autres scénarios privilégient au contraire la sobriété, les « low-tech », la relocalisation des activités et des changements comportementaux et organisationnels. Assurément, ces scénarios dessinent des sociétés très différentes entre lesquelles un choix devrait être fait de façon démocratique.

D’hypothétiques ruptures technologiques

Ces choix de société nécessitent également des connaissances et des technologies nouvelles : ingénierie high-tech d’un côté, ingénierie low-tech et sociale de l’autre. Sans ces connaissances, pas de choix : celles produites aujourd’hui seront celles qui seront mobilisées demain. Par conséquent, les orientations actuelles de la recherche dessinent ou verrouillent les futurs possibles.

Lire la suite de la tribune sur lemonde.fr ou ici au format PDF.
Date 30.09.2022
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Crises écologiques, sociales, politiques : Faire Face et Résister

Billet Nous sommes entré.es dans l’ère des crises et des grands bouleversements. Après le dérèglement climatique, la chute de la biodiversité, les nombreuses crises écologiques, sociales, sanitaires… le chaos et la violence qui règnent aux Etats-Unis depuis la prise de fonction de Donald Trump révèlent un autre aspect de cette crise systémique : une catastrophe politique, intellectuelle et morale.

Le coup d’état que Donald Trump et son éminence noire Elon Musk sont en train d’imposer au peuple américain nous rappelle le lien entre toutes ces crises, entre toutes nos luttes. Trump et Musk et les intérêts industriels, marchands, idéologiques qu’ils servent sont le symbole et le moteur de l’effondrement global de nos milieux de vie et de nos sociétés.

Ce coup d’Etat s’est annoncé par une attaque sur les institutions scientifiques et réglementaires d’une brutalité et d’une ampleur inédite depuis les épisodes nazis (Rust) et staliniens (Lyssenko). Nous ne sommes pas surpris.es : le projet de Trump et Musk est de détruire tous les services publics, tout ce qui fait communs, tout ce qui fait société. Ce projet fasciste passe par la destruction des mondes de l’éducation, de la connaissance qui résistent à leur projet malade et insensé et lui opposent les valeurs-ciment de nos sociétés et les réalités du monde que nous habitons.

Nous dénonçons cette attaque contre tout ce en quoi nous croyons et nous affirmons notre solidarité avec toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui victimes de ce technofascisme, de cette guerre totale contre le vivant, contre l’humanité.

Mais ne nous y trompons pas, cette volonté de destruction n’est pas propre aux libertariens et milliardaires américains. Ce projet de destruction méthodique s’étend, insidieusement mais sûrement, jusqu’au cœur du pouvoir en France comme nous le rappelle les positions récentes des ministres de la Recherche (Hetzel, Vidal), de l’éducation (Blanquer), de la police (Retailleau) ou de l’injustice (Darmanin). C’est en France que les plus hauts responsables politiques, sourds aux alertes des scientifiques du GIEC, de l’IPBES, de l’INSERM… appellent à la suppression de l’OFB, ou de l’ADEME, à la neutralisation de l’ANSES, au démantèlement du CNRS (engagé depuis plusieurs années) et à la mise au pas idéologique des universités.

La guerre est déclarée et nous ne pouvons plus l’éviter. Nous appelons l’ensemble des acteurs et actrices des mondes associatifs et académiques à affronter ici et maintenant la vague brune et écocidaire qui se profile, à s’opposer systématiquement aux ordres et initiatives qui visent à détruire le tissu social et la société de la connaissance, et à préparer la résistance.



Crédit image : @dmncwndrlch (Pixabay)
Date 04.03.2025
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Croisement des savoirs sur les enjeux de l'extractivisme numérique - OSER à Nantes le 12 novembre.

Billet

EXTRhackT – journée de rencontre sur la matérialité du numérique

L'intention

Alors que les usages du numérique vont croissant, ce sont aussi ses impacts environnementaux qui se démultiplient. À l’heure de l’anthropocène et alors que nos capacités de mesure et de modélisation des enjeux climatiques sont toujours plus précises, il n’y a plus de doutes : notre environnement numérique (actuel comme anticipé) n’est pas écologiquement soutenable. Plusieurs cas emblématiques et particulièrement bien documentés des impacts environnementaux des infrastructures et de la matérialité du numérique restent cependant peu connus du grand public comme :

  • L’extraction minière liée à la production des terminaux (Célia Izoard, La Ruée minière au XXIe siècle, 2024) https://www.terrestres.org/2025/07/05/la-banalite-de-lempire-laccord-ue-rwanda/
  • La consommation énergétique des datacenters (Fanny Lopez, À bout de flux, 2022 ; Fanny Lopez et Cécile Diguet, Sous le feu numérique: Spatialités et énergies des data centers, 2023)
  • La consommation en eau, de la production des puces au refroidissement des datacenters (https://stopmicro38.noblogs.org/questions-reponses/#3 - https://savethe.ai/water/)

Pourtant, au-delà de l’écosystème des institutions de recherches, des artistes travaillent aussi ce sujet depuis plusieures années (Benjamin Gaulon, Ultimate Waste, 2020), mais aussi des structures associatives ou des collectifs militants (Tactic, STop Micro, Le Nuage était sous nos pieds).
EXTRhackT est une journée de rencontre autour des enjeux lés à la matérialité du numérique qui se propose de croiser militant·es, chercheur·euses, citoyen·nes et artistes dans le but d’ouvrir un espace pour la construction de dynamiques de co-recherches sur le numérique et ses impacts, inspirées tant par les enquêtes militantes et ouvrières que par les sciences participatives.

Ces rencontres se déroulent à Hyperlien, à Nantes, dans un territoire qui se vit comme innovant et moteur du point de vue des technologies numériques et de leurs usages en France, mais où ses impacts sociaux et environnementaux restent peu visibles et discutés.

Elles sont portées par l’association PiNG et par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, dans le cadre d’un Observatoire des Savoirs Engagés et Reliés, qui fait étape à Nantes avant Lyon, Montpellier, Marseille.

Le programme

Matin

  • 9h30 – Accueil café
  • 9h45 – Mot d’introduction de la journée, présentation de Mouvement pour des savoirs engagés et reliés et de son projet d’observatoire OSER
  • 10h00 – Conférence : S’engager contre l’extractivisme, le cas de la musique numérique par Vincent Lostanlen, chargé de recherche au CNRS, associé au LS2N / Université de Nantes et bassiste. Un aperçu des enjeux écologiques de l’industrie musicale à l’heure du streaming et des formats audiophiles
  • 11h00 – Table ronde : Composer les savoirs scientifiques et militants face à une industrie numérique qui cultive l’opacité, avec :
    • Jacopo Rasmi, Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, laboratoire ECLLA, co-directeur avec Léna Dormeau des numéros sur le « Dehors de la Recherche” et “Déserter pour mieux chercher”) de la revue Multitudes, organisateur de As long as you don’t steal we share
    • Tibo Labat, membre de Reprises de savoirs, un collectif qui organise des chantiers de « reprises des savoirs » et désormais des marches-compositions-enquêtes
    • Jean-Baptiste Bahers, Atecopole Nantes, Chargé de recherche CNRS, UMR ESO, Université de Nantes, revue FLUX

Après-midi – Forum ouvert

  • 14h – Forum ouvert : chacun·e pourra proposer ou s’associer à des ateliers par petits groupes afin d’explorer collectivement diverses thématiques. Si vous souhaitez proposer un atelier ou simplement en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article à ce propos.
  • 17h – Restitution, clôture de la journée

Infos pratiques

Gratuit, accessible sur inscription via ce formulaire
Mercredi 12 novembre 2025, de 9h30 à 17h30
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes

Féru·e de technologie ou simple curieux·se, venez nombreux·ses pour ce prochain rendez-vous du MSER.
Très bel automne à tous·tes.
Date 12.11.2025
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Des savoirs engagés et reliés contre l’extrême droite

Billet De nombreux collectifs, scientifiques et associatifs font entendre leur voix face à la grave menace que fait porter l’extrême droite sur la démocratie. Le Mouvement pour des savoirs engagés et reliés ouvre cette page pour relayer les initiatives qu’il soutient ( voir fin de page).

Pour compléter ces initiatives, le MSER alerte sur le danger que fait peser la menace d’un régime autoritaire sur les productions de savoirs, dans cette courte prise de position :

Contribution du MSER – Juillet 2024

Sous le dogme T.I.N.A [1], le néolibéralisme ne cesse d’abîmer les conditions d’exercice des sciences et leurs objectifs émancipateurs.

La privatisation de la recherche comme celle des services publics en général influence les choix des chercheur.ses. Les financements publics sont de plus en plus orientés vers des projets jugés rentables. Il faut répondre aux exigences du marché qui attend des retombées économiques du moindre résultat de recherche [2]. Les personnels sont sous pression et doivent produire rapidement des résultats tout en sacrifiant à la liberté de leur choix de sujets d’étude. Cette sape des libertés académiques [3] et la restriction des orientations de recherche ne fait en outre que creuser la distance entre les citoyen·nes et les sciences, entre des questionnements légitimes (sciences non faites [4] : recherches sur l’endométriose, les perturbateurs endocriniens, les pollutions industrielles, l’extinction de la biodiversité…) et les recherches effectivement financées (sciences sur-faites : recherche de gisements pétroliers et miniers, IA, surveillance de masse…)

Ce constat déjà très lourd de la privatisation de la recherche ne date pas d’hier. Mais qu’adviendrait-il en cas d’accession au pouvoir d’un parti autoritaire et illibéral, voire fascisant ? Les exemples brésilien, hongrois, turc ou italien laissent penser que la vision idéologique réactionnaire de l’extrême-droite viendrait s’ajouter aux impératifs financiers pour contraindre la recherche. L’extrême-droite ne rompra pas avec la précarisation de l’ESR mais l’accentuera, en s’en prenant en particulier aux chercheur.ses et étudiant·es étrange·es. Des mesures comme la mal nommée « Bienvenue en France » [5] ont d’ores et déjà fait rentrer dans nos universités des formes de préférence nationale, en discriminant les ressortissants de pays extérieurs à l’Union Européenne.
La chape de plomb qui s’exercerait dans la société en général n’épargnerait évidemment pas les chercheur·ses et limiterait le développement des connaissances et leur diffusion. Les attaques relayées sans aucun fondement par certains ministres et députés contre le prétendu « islamogauchisme » qui « gangrènerait l’Université » ou la « cancel culture » qui empêcherait dorénavant le débat scientifique dans l’ESR nous donnent déjà des avant-goûts de ces tentatives d’intimidation. Les dissident.es seront ainsi poussé.es à rentrer dans le rang et persécuté.es en cas de refus.

La manipulation de l’information scientifique déjà à l’œuvre par l’entremise des réseaux sociaux privés non régulés empirerait certainement et deviendrait sans doute un outil au profit de l’agenda politique du régime. Le climatoscepticisme de l’extrême-droite est aussi le signe d’une méconnaissance et d’un mépris pour des consensus scientifiques dont le GIEC fait par exemple la synthèse, avec des conséquences à long terme catastrophiques: « C’est un monde à +3° que nous promet le Rassemblement National » [6]. La rationalité est également mise à mal au travers de théories complotistes comme celle du grand remplacement. Le contrôle et la manipulation des masses sous couvert de caution scientifique serait donc à l’opposé de l’idéal émancipateur de toutes les sciences qu’il faudrait protéger et renforcer.

Dans un premier temps, il est impératif de barrer la route au Rassemblement National et ses alliés. Un sursaut s’est produit au lendemain de l’annonce de la dissolution associant de larges pans de la société.


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Quoiqu’il arrive à l’issue du second tour il conviendra de faire pression pour obliger le prochain gouvernement à mettre en œuvre une politique écologique et sociale, fondée sur des choix réellement démocratiques. Nous sommes attaché·es à la réalisation de certains points du programme du NFP comme le moratoire sur les mégabassines, l’augmentation des salaires ou la réparation de l’hôpital public. Mais il faudra mettre en place de réelles instances de contre-pouvoirs dans lesquelles les citoyen·nes auront un véritable rôle décisionnaire à toutes les échelles : localement, régionalement et nationalement. Pour recréer du vivre ensemble nous parions sur l’idée de refaire commun par l’action des citoyen·nes au sein de toutes les organisations et de tous les collectifs. La rénovation et l’élargissement de la sécurité sociale, par son caractère universel pourrait être un passionnant laboratoire d’expérimentation. Les sciences, si elles ne peuvent régler seules les problèmes environnementaux et sociaux, doivent tisser de nouveaux liens avec les citoyen·nes pour nourrir un tel projet démocratique, plus que jamais nécessaire.

[1]. « There is no alternative », formule utilisée par Margaret Thatcher
[2]. https://www.cairn.info/revue-mouvements-2012-3-page-13.htm
[3]. https://rogueesr.fr/20211027/
[4]. https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/10/Brochure_TSS_2020.pdf
[5]. http://www.gisti.org/spip.php?article6761 Les dispositions contre les étudiants étrangers de la loi immigration ont quant à elles été censurées par le Conseil Constitutionnel : https://www.campusfrance.org/fr/actu/loi-immigration-pas-de-changement-pour-les-etudiants-internationaux
[6]. https://www.nouvelobs.com/politique/20240625.OBS90215/nous-scientifiques-appelons-a-la-mobilisation-contre-l-extreme-droite.html
vidéo https://amupod.univ-amu.fr/video/31769-tribunesercontreedmp4/



Liste des tribunes en lien avec la production de savoirs

  • Tribune l’Université avec le Front Populaire, contre l’extrême droite et aussi sur médiapart
  • [Tribune] L’extrême-droite, une menace pour l’action associative et citoyenne – Le Mouvement Associatif(https://lemouvementassociatif.org/l-extreme-droite-une-menace-pour-l-action-associative-et-citoyenne-la-tribune/)
  • Tribune Solidarité, écologie et justice : le Front populaire, notre espoir commun – Greenpeace
  • Tribune Scientifiques en Rébellion et la vidéo(https://amupod.univ-amu.fr/video/31769-tribunesercontreedmp4/)
  • Tribune de la LDH « ensemble contre l’extrême-droite »
  • Tribune Soulèvements de la Terre
  • Texte contre l’Extrême droite de Labos1.5
  • Contribution sur les accusations d’antisémitisme d’une partie de la gauche

Prises de position de laboratoires ou sociétés savantes

  • Motion du Conseil d’Administration de Sorbonne Université (2 juillet 2024)
  • France Universités, la CDEFM, la Cdefi, et la CGE disent non au Rassemblement national pour les Universités et les écoles (1 juillet)
  • Motion du C3N du comité national du CNRS (27 juin)
  • Laboratoire Parole et Langage, Aix-en-Provence
  • Laboratoire de Psychologie Sociale, Aix-Marseille Université
  • MMSH de Aix
  • Laboratoire TELEMMe
  • Association française des anthropologues
  • section 19 sociologie et démographie du CNU
  • Association Française de Science Politique
  • Un appel de figures de la recherche
  • CGT Ferc Sup aux présidents d’Université
  • Motion du conseil national des universités, section27 (informatique)
  • Motion du conseil national des universités, section29 (constituant élémentaires)
  • Motion contre l’extrême-droite du conseil d’UFR Arts, Langues et Sciences Humaines de Aix-Marseille Université (4 Juillet)

Aidez-nous à compléter ces listes, non exhaustives, en nous écrivant à contact-jeser[at]sciencescitoyennes.org
Date 04.07.2024
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Dossier sur l’engagement des scientifiques

Billet Le mardi 21 mai se tenait une après-midi dédiée à « L’engagement des scientifiques en débat », organisée par le comité d’éthique du CNRS, le COMETS et le comité d’éthique « Éthique en commun » de l’INRAE, du Cirad, de l’Ifremer, de l’IRD.

En amont de cette journée, le journal Libération a publié le 16 mai 2024 une tribune signée par Isabelle Stengers et Jérôme Santolini « Les scientifiques doivent repenser leur rapport au monde », en lien avec une contribution au débat de l’association Sciences Citoyennes (plus d’infos sur le site https://sciencescitoyennes.org/pour-une-recherche-engagee-libre-et-responsable/).

Le journal Le Monde a publié le 21 mai 2024 un dossier sur le sujet avec une enquête « Lassés d’alerter sur le climat sans être entendus, des chercheurs sortent de leur "neutralité" » et une interview de Christine Noiville retraçant l’avis du comité d’éthique du CNRS « Christine Noiville, présidente du comité d’éthique du CNRS : "Les scientifiques ont le droit et la liberté de s’engager" ».
Date 22.05.2024
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Engagé·es contre la réforme des retraites !

Billet Le 7 mars 2023, la France sera témoin d’une mobilisation historique contre le projet très controversé de réforme des retraites. Le mouvement pour des savoirs engagés et reliés (MSER) se joint à cette mobilisation et à toutes celles qui visent à renforcer le rapport de force contre l’accroissement des inégalités sociales.

Pour les femmes, pour les travailleur·euses avec un métier pénible, pour les plus précaires, etc. le projet de réforme des retraites du gouvernement Borne est brutal, injuste et va contre toute logique de solidarité et d’égalité. Cette réforme pèse sur les catégories sociales les plus précaires, sur les personnes les plus vulnérables au changement climatique, les plus exposées aux pollutions environnementales.

Ce projet de réforme des retraites s’inscrit dans la même logique d’épuisement des êtres que toutes les politiques économiques néo-libérales qui perpétuent les ravages du vivant. Il encourage la retraite par capitalisation qui contribue à financer les désastres écologiques, et est donc un non-sens vu le contexte de crise écologique globale. Des alternatives existent et nous croyons dans le fait qu’une mobilisation massive puisse contribuer à les faire advenir.

C’est pourquoi, de là où nous sommes, depuis nos établissements d’enseignement ou de recherche, depuis nos écoles, les bancs de nos amphithéâtres ou les barricades des campus nous entendons participer à cette mobilisation et appelons tou·te·s nos collègues à faire de même.

Le MSER se bat pour ré-engager la production et la transmissions des savoirs dans la société, relier les métiers de l’enseignement et de la recherche aux besoins sociétaux définis démocratiquement, relégitimer les savoirs de tou·te·s quels que soient sa trajectoire individuelle ou ses diplômes.

Le 7 mars et lors de toutes les mobilisations à venir, plutôt que de faire cours, nous laisserons la tribune aux publics concernés. Plutôt que de rester assis sur nos strapontins, nous animerons des débats encourageant la co-construction des politiques publiques et des recherches avec les publics concernés, avec les minorités.

crédit photo de couverture : Mathilde Larrère.
Date 09.03.2023
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États généraux des sciences et techniques engagées

Billet Cet article a été précédemment publié sur le site de Sciences Citoyennes.

Le démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est en cours, orchestré par des logiques néolibérales. Les défis socio-écologiques pressent notre société aujourd’hui et requièrent une mise en perspectives de nos connaissances sur le monde et sur nous même. Des mécanismes de désinformations et de manipulation des savoirs sont à l’œuvre dans les agora publiques, politiques et médiatiques.

Voilà, les trois constats, partagés par Sciences Citoyennes, Ping, Klask, Ingénieurs sans frontières, l’ATelier d’ÉCOlogie POLitique (Atécopol), l’Atelier d’écologie politique francilien (Ecopolien), le réseau IPAM, Global Chance, l’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC) et RogueESR qui ont motivé l’organisation de ces états généraux des sciences et techniques engagées. Cette journée s’est tenue à Nantes le 26 août 2021 dans le cadre de l’Université d’été des Mouvements Sociaux et des Solidarités. Le compte-rendu de cette journée est désormais disponible ici : Compte-rendu des États généraux des Sciences et Techniques Engagées (4MB)

L’objectif de cette journée était de soumettre ces constats, ainsi que les enjeux de la production de savoirs et de ses liens avec la société, aux participant·es des UE pour enrichir nos réflexions mutuelles et pour envisager la possibilité de mettre ces sujets à l’agenda du débat public de manière collective.

Les interventions thématiques de Marion Véber sur la lutte contre les pratiques de bio-piraterie, d’Isabelle Goldringer sur des
pratiques de recherche co-construite avec les acteurs concernés et de Christophe Bonneuil sur l’apport de l’histoire pour repolitiser les savoirs et les institutions qui les produisent, nous ont permis de commencer la journée en nous figurant les problématiques et les enjeux de cette remise en société de la production de savoirs. Les ateliers contributifs de l’après-midi visaient eux à questionner les engagements possibles sur cette question : quelle(s) alliance(s) entre chercheur·se·s et
mouvements sociaux ? Comment construire un débat réellement démocratique sur les orientations de recherche, en matière de santé, agriculture, habitat, énergie, mobilité, pour inventer ensemble un futur désirable. Ce document tente de faire la synthèse de ces différents temps et des discussions qu’ils ont généré.

À l’issue de cette journée, nous ne pouvons pas présenter de plan d’action précis mais nous pouvons réaffirmer qu’il nous semble urgent de poser publiquement la questions de la production de savoirs et de sa mise en démocratie. Nous pouvons également affirmer notre volonté de porter ce chantier, et de le faire de manière collective. L’importance des enjeux abordés a plusieurs fois été rappelée dans les discussions. Les différents échanges ont eux permis de remettre en évidence la complexité des inter-relations existantes entre production de savoirs et société. Ces inter-relations sont de différentes natures (économiques, politiques, culturelles etc.), de différentes échelles (du local à l’international) parfois de différentes époques. Aussi, nous ne pouvons raisonnablement faire l’économie de la richesse d’un travail collectif et ouvert, pour produire une réflexion fidèle à cette complexité et à la hauteur des enjeux auxquelles nous faisons face.

Un agenda de rencontres a été établi pour renforcer notre collaboration. Nous organiserons dans les mois qui viennent des moments d’échanges ouverts le 17 Janvier à Paris ; le 17 Février à Nantes ; le 18 mars à Lyon ; le 14 avril à Montpellier ; le 13 mai à Caen ; le 17 juin à Brest

Vous pouvez vous joindre à ces travaux en vous adressant à contact[at]sciencescitoyennes.org (ou autre point de contact)

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Date 26.08.2021
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Faire de la recherche autrement - journées à Arles organisées par Ananké du 12 au 14 janvier 2026

Billet

Faire de la recherche autrement

Modèles alternatifs, nouvelles écritures et ancrages sociétaux de la recherche.

Séminaire de recherche : conférences et ateliers
Du 12 au 14 janvier 2026 - Parade, Arles

Le MSER participera à l'évenement ! 

Programme en pdf et lien d'inscription dans le pdf


La recherche, qu’elle soit académique ou industrielle, traverse une période de puissante remise en question après une longue période de relative prospérité et légitimité depuis l’émergence de la Big Science jusqu’à l’explosion de la recherche privatisée des géants de la tech. Le modèle de la recherche publique s’était déjà abimé au rythme des crises économiques et des réformes de l’ESR des années 2000. Un coup de grâce symbolique a été porté à son lien de confiance avec la population avec l’avènement de la post-vérité et la prise de conscience de l’urgence climatique, en tant qu’ils sont révélateurs des contradictions de la science. Ainsi, la recherche alerte sur la catastrophe climatique en cours, tout en étant la cheville ouvrière des technologies qui ont permis la destruction de l’environnement. De même, la post-vérité brouille les frontières entre expertise et propagande, la science étant mise à contribution pour servir des idéologies parfois opposées, quand elle n’est pas directement impliquée dans la production d’intérêts privés ou de décisions politiques qui ne disent pas leur nom.


C’est d’abord une crise des modèles, où les structures traditionnelles, privées et publiques, montrent de plus en plus leurs limites tant sur le plan économique (précarité, dépendance aux financements, soumission aux impératifs technologiques) que social et politique (monopolisation, décalage entre l’utilité perçue et l’utilité réelle, rapport au commun, déconnexion du réel). Dans ce contexte, on voit émerger des modèles hybrides (coopératives, modèles open-source, chercheurs indépendants) qui semblent redéfinir les rapports de pouvoir et les finalités de la recherche, tout en opérant dans une économie fragile et un floutage des limites entre expertise, activisme et innovation.

C’est aussi une crise de sens, dans un contexte de surproduction scientifique, souvent standardisée et déconnectée des enjeux sociétaux, qui interroge quant à son utilité sociale, sa pertinence épistémologique et son accessibilité. Le modèle de restitution de la connaissance savante n’a pas fondamentalement évolué depuis le XIXè siècle alors même que tout a changé : les supports de diffusion, les modalités d’accès, les attentes sociales, le public, le niveau scolaire moyen dans la population générale, et les temporalités (l’urgence climatique ne peut attendre les cycles de publication académique). Il s’agit donc aussi de s’adapter en considérant de nouveaux besoins (interdisciplinarité, recherche-action, expérimentation) et en créant de nouvelles formes (écriture ouverte, travaux collaboratifs, prospective, art-science, prototypage), tout en redonnant une place importante à l’épistémologie, la critique scientifique et la recherche exploratoire qui sont devenus les parents pauvres du domaine

C’est enfin une crise de légitimité, où la séparation d’avec la société civile se creuse alors même que les attentes en matière de transparence, de pédagogie et d’impact concret n’ont jamais été aussi fortes. Le rapport entre recherche et société oscille entre méfiance à l’égard des sachants et du discours scientifique, et instrumentalisation des chercheurs pour justifier des décisions politiques, des idéologies ou justifier un état du monde. On voit poindre aussi un réductionnisme qui infiltre toutes les sphères sociales et qui tend à affirmer la science comme la seule voie légitime pour identifier les vrais enjeux et orienter les choix collectifs. Au delà de la charge qu’elle fait porter sur la science, cette ambivalence méconnaît outrageusement le caractère nécessairement politique de toute décision publique, et contribue à l’affaiblissement du débat public en postulant que les conclusions de la science sont par définition « acceptables » socialement, ce qui est radicalement faux. À l’opposé, les nouvelles manières de faire de la recherche intègrent de plus en plus la « société » dans leur positionnement épistémique, que ce soit en l’impliquant dans le processus même de production des savoirs (sciences participatives, recherche-action), ou en « concevant » le projet de recherche comme une réponse « politiquement située » face à une question considérée comme intrinsèquement non-neutre, ou encore en faisant la promotion d’un dialogue efficace et d’une intermédiation comme nouvelle « mission » essentielle de la recherche.

Ces crises appellent une refondation de la recherche, ainsi qu’à un dialogue entre acteurs de la recherche, de la société, de la culture et de l’entreprise. Ce séminaire se veut un espace pour cartographier les alternatives émergentes et leurs limites, expérimenter des formats d’élaboration et de restitution des connaissances, et travailler le lien social et démocratique. Nous proposons d’explorer trois leviers de transformation pour une recherche ancrée dans le réel :

- Les modèles économiques et organisationnels : Qui produit la recherche, et comment ? Comment ces modèles redéfinissent-ils la légitimité et l’autonomie de la recherche ? Quels sont leurs avantages et limites en termes de pérennité, de visibilité et d’impact ? Comment concilier indépendance, reconnaissance institutionnelle et autonomie économique ?

- Les engagements : Quel rôle social pour la recherche et comment le concrétiser dans un contexte de transition écologique ? Comment investir le champ socio-économique dans une dynamique apprenante et non-surplombante ? Quelles relations science/société co-construire sans négliger les apports et les besoins de chacun ? Quelles relations avec les acteurs du champ politique et informationnel ?

- Les formats de la recherche : Comment faire de la recherche à l’heure du flux continu, de l’IA et de la méta-analyse ? Quelles alternatives au "publish or perish" et au formatage des productions scientifiques ? Comment évaluer la qualité et l’impact épistémologique (refonder le pair-à-pair, métriques alternatives) ? Quels formats pour rendre la recherche plus adaptative, engageante et appréhendable pour la société ?
Début de l'événement 12.01.2026
Fin de l'événement 14.01.2026
Lieu de l'événement Provence-Alpes-Côte d'Azur
Portée de l'événement

  • National

Ouvert au public ou Equipe public
Evènement du MSER ou externe Un évenement de l'écosystème
Adresse Pad https://www.ananke.coop/actualites/448/
Date 12.01.2026
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Forum ouvert EXTRhackT, mode d'emploi

Billet Dans le cadre de l'évènement EXTRhackT à Nantes le 12 novembre, nous vous proposons un forum ouvert. L’idée est simple : nous nous retrouverons à un endroit précis pour procéder à un échange de propositions d’ateliers pour explorer des thématiques collectivement.

Déroulement d'un forum ouvert :

  • PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
  • PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
  • PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour documenter les ateliers sur la fiche "retours d'atelier" qui sera distribuée à chaque groupe, afin que nous puissions conserver et publier des traces de cette journée. Peu importe le format, notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.

Schéma avec les phases du déroulement du forum ouvert
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Le schéma ci-dessus donne un aperçu du déroulement des bourses aux activités.

Quelques consignes :

  • Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité d’une heure max, assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
  • Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir en amont ou le matin même une fiche par atelier (voir ci bas) qui sera ensuite affichée sur un mur pendant la phase de la Place Publique.
  • Il est possible qu’un atelier ne trouve pas de personnes qui souhaitent l’intégrer, c’est l’occasion pour la personne qui le proposait de suivre un autre atelier.

Fiche atelier :

  • Titre de l’atelier
  • Présentation en une phrase
  • Qui propose ?

Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier, n'hésitez pas à contacter meven(a)pingbase.net !

Si l’organisation est très libre, une petite préparation de l’animation en amont peut prévenir des ateliers trop « descendants »…
Date 07.10.2025
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Jeunes diplômés, nous continuons de déserter, car nous refusons d’être complices

Billet « Un an après les premiers « discours de désertion » dans les grandes écoles, des diplômés bifurqueurs reviennent sur leur refus de rejoindre « les rangs privilégiés d’une guerre menée par le monde marchand contre le vivant ». Et dressent, dans une tribune à « l’Obs », des perspectives pour l’avenir. »

Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés apporte son soutien et signe la tribune « Jeunes diplômés, nous continuons de déserter, car nous refusons d’être complices », écrite par des membres du discours d’AgroParisTech en 2022, les collectifs Les Désert’heureuses et Vous n’êtes pas seuls.

LIRE LA TRIBUNE
Date 09.05.2023
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Journée DGEC : Dirigeons-nous vers une Gouvernance de l'Energie en Commun

Billet Les systèmes énergétiques sont structurants pour le fonctionnement des sociétés dans tous ses aspects (alimentation, mobilité, santé, numérique,...). De nombreux choix sur ces systèmes, sont effectués sans la société civile tant sur les moyens de production d'énergie et les infrastructures de distribution que sur la répartition des usages parmi des acteurs et activités de la société. Ces choix impactent pourtant les cadres de vie, les paysages, le climat,... et générent des tensions, voire des crises sociétales.

Pour tenir compte de ces implications multiples, les besoins de réappropriation citoyenne se font pressants et impliquent qu'ils soient réalisés en Commun. Ils sont déjà expérimentés sur différents plans :
  • Par la re-construction de moyens techniques de production ou d'usage en s'appuyant sur des savoirs anciens, des systèmes low-tech, comme sur des technologies récentes,...
  • Par la création de communautés énergétiques, de tiers-lieux de recherche, d'articulation avec des activités économiques productives (d'énergie, de machines, de leurs entretiens,...)
  • Par des contributions aux évolutions législatives
  • Par des luttes face à des méga-infrastructures décidées sans dialogue et en y opposant des formes de démocratie énergétique
  • Par des usages pour lutter contre la précarité subie ou pour s'inscrire dans des sobriétés choisies.

L'un des points communs de ces différentes formes de réappropriation est la connaissance qu'il est nécessaire de co-produire et de partager avec et pour tous les acteurs concernés qu'ils soient universitaires ou issues des différents terrains de la société. Les systèmes énergétiques nécessitent d'accéder à un grand nombre de connaissances tant pour agir localement sur les systèmes techniques et sur leur gestion collective que pour tenir compte des crises globales (pollution, cycle des matériaux nécessaires, changement climatique,...). L'enjeu du partage et de la réutilisation de la connaissance est clé tout en étant attentif à cadrer les usages pour ne pas que ces réappropriations soient détournées.

L'objet de cette journée DGEC est de faciliter le croisement de tous ces acteurs et qu'elle puisse permettre d'initier des projets de recherche ou au moins de poser des problématiques et des envies.
La journée sera introduite par une table ronde pour faire témoigner des porteurs de projets ayant expérimentés des formes de réappropriation et elle se poursuivra par des échanges en petits groupes autour de sujets proposés par les participants eux-mêmes.

La journée est proposée dans le cadre du programme OSER, portée par le MSER, et est co-organisée avec la MYNE. Elle se déroulera à Lyon le vendredi 27 Mars 2026.
Save the date et inscrivez vous !

Rendez-vous sur cette page pour avoir plus de détails et connaitre les aspects pratiques (repas, point de rendez-vous, horaires et déroulé,...). La journée est gratuite - sauf pour les repas qui vous seront proposés.
En vous inscrivant rapidement, vous nous aiderez à organiser au mieux cette journée et nous pourrons vous envoyer des informations complémentaires ! Merci.
Date 27.03.2026
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L’Atécopol demande l’arrêt immédiat des travaux de l’A69

Billet Ci-dessous, un communiqué de presse de l’Atécopol (Atelier d’Ecologie Politique), membre du Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés :

Toulouse, dimanche 24 septembre 2023

Les 200 scientifiques toulousains de l’Atécopol affichent leur consensus, demandent l’arrêt des travaux de l’autoroute A69 et souhaitent rencontrer au plus vite Carole Delga.

Dans une lettre ouverte adressée aux représentant·es politiques soutenant le projet de l’A69, des membres de l’Atelier d’Écologie Politique affichent publiquement le consensus de leur collectif de plus de 200 scientifiques à ce sujet : « Pas un·e seul·e membre n’est favorable à la construction de l’autoroute A69. Pas un. Pas une. Il s’agit d’un rejet unanime ». Vendredi dernier, ces scientifiques toulousain·es ont envoyé une lettre à Carole Delga, demandant à la rencontrer au plus vite. Cette réaction intervient alors que Thomas Brail, après 23 jours de grève de la faim, avait annoncé démarrer lundi 25 septembre une grève de la soif, appelant toujours à l’arrêt des travaux de l’autoroute Toulouse-Castres. Il a été évacué dimanche matin par les forces de l’ordre.

Dans leur lettre ouverte, les signataires commencent par rappeler les conclusions des instances consultatives, dont certaines regroupent des expert·es scientifiques. La conclusion du Conseil National de la Protection de la Nature est sans appel, puisqu’il « ne considère pas les arguments invoqués comme suffisants pour constituer une raison impérative d’intérêt public majeur. Ce dossier s’inscrit en contradiction avec les engagements nationaux en matière de lutte contre le changement climatique, d’objectif du zéro artificialisation nette et du zéro perte nette de biodiversité, ainsi qu’en matière de pouvoir d’achat ». Le rapport remis au Commissariat Général à l’Investissement, quant à lui, critique vertement le rapport d’Atosca, la société concessionnaire des travaux. Les manquements les plus flagrants sont ainsi relevés par les scientifiques : « surestimation manifeste des gains de temps de parcours, hypothèses discutables sur le taux de croissance routier, conclusion sur le lien entre développement économique et autoroute contestable, large surdimensionnement de l’autoroute par rapport au trafic attendu, gains socio-économiques majoritairement dus à la valorisation économique du « confort », et absence de comparaison avec des projets alternatifs».

Dans une seconde partie de la lettre, les scientifiques apportent leur propre éclairage sur le sujet. Ils et elles rappellent que l’intérêt de la limitation du temps de trajet deviendrait caduc en cas de forte limitation de la vitesse sur l’autoroute, une mesure qu’ils et elles appellent de leurs vœux au vu des enjeux climatiques.

Ils et elles rappellent également que l’utilisation de l’autoroute va entrer en concurrence avec la ligne ferroviaire existante. Pourtant, le train émet pour l’instant trois fois moins de CO2 lors du trajet que s’il est fait en voiture individuelle. Ce facteur monterait à 25 si la ligne Toulouse-Mazamet, pour l’instant parcourue par un train diesel, était électrifiée.

S’appuyant sur la littérature scientifique relative à ce sujet, ils et elles soulignent que « les infrastructures autoroutières, en exacerbant la compétition entre territoires, ont surtout pour effet d’amplifier les dynamiques existantes», et que ce projet « pourrait n’avoir comme conséquence que l’accentuation de la polarisation des territoires et de l’exode rural, à l’heure où il devient de plus en plus urgent de ré-investir les campagnes, et où l’accroissement des métropoles pose de sérieuses questions de soutenabilité ».

Les signataires de la lettre estiment également que d’éventuels effets à très court terme de ce projet sur la croissance économique ne justifient pas les dommages irréversibles qui seront subis : «les pertes de terres agricoles, l’artificialisation d’espaces sauvages, les dommages sur la santé des populations induits par les centrales à enrobés, les expropriations, les dizaines de milliers de tonnes de CO2 qui seront émises au cours de la construction et les milliers par an supplémentaires lors de l’utilisation. » Ils et elles rappellent également que l’augmentation de la croissance économique, outre que son impact sur l’emploi et la justice sociale est discutable, rend plus difficile le respect de l’Accord de Paris. Ils et elles déplorent que « la seule boussole en termes d’aménagement du territoire et de politique publique soit la croissance économique ».

Il est rappelé que la communauté scientifique est extrêmement critique sur le concept même de compensation écologique, que les acteurs favorables au projet mettent systématiquement en avant. La compensation, qui selon les règlementations, ne devrait survenir que résiduellement après l’étude de l’évitement du projet et la réduction de son impact, est devenue selon elles et eux « un outil au service de la prolifération de projets d’aménagement écocides, en dépolitisant les enjeux sociaux et économiques sous-jacents et en niant au passage le sens et la valeur des luttes environnementales ».

Enfin, les scientifiques apportent leur clair soutien aux opposant·es au projet et aux grévistes de la faim. Les signataires accueillent avec enthousiasme les projets d’aménagement alternatifs qui ont émergé du collectif « La voie est Libre » (véloroutes, agro-écologie, haies bocagères, ressourceries, productions alimentaires locales, arrêts de train supplémentaires) estimant qu’ils sont « à la hauteur de la bifurcation nécessaire pour nos sociétés face à l’urgence écologique ».

L’Atécopol est un collectif toulousain de plus de 200 scientifiques concerné·es par les enjeux écologiques et regroupe des spécialistes de nombreuses disciplines (climatologie, écologie, urbanisme, agronomie, économie, etc.), membres de tous les établissements d’enseignement supérieur de la région toulousaine. Deux auteurs du GIEC (Christophe Cassou et Jean-Baptiste Sallée) en font partie. Ce collectif est une plateforme d’expertise du CNRS et a largement contribué ces dernières années à former étudiant·es, citoyen·nes, élu·es et fonctionnaires de la région toulousaine aux enjeux écologiques, dans la plus large interdisciplinarité.

Relais médiatiques :

France info, 26/09/2023.Europe 1, journal de 13h, 26/09/2023.France Culture, journal de 18h, 25/09/2023.
France 3 Occitanie, journal Midi-Pyrénées de 19h, 25/09/2023.
« Environnement. 200 scientifiques, opposés à l’autoroute A 69 entre Toulouse et Castres, demandent l’arrêt immédiat des travaux », France info, 25/09/2023.
« A69 : un collectif de 200 scientifiques toulousains demande l’arrêt immédiat des travaux », France info, 24/09/2023.
« Autoroute A69 : un projet “absurde”, “anachronique” et “atroce” », Libération, 26/09/2023.
« Projet d’autoroute Castres-Toulouse : pourquoi 200 scientifiques demandent l’arrêt des travaux », L’Humanité, 25/09/2023.
« 200 scientifiques toulousains demandent l’arrêt de l’A69 », Médiacités, 25/09/2023.
« Autoroute Castres-Toulouse : toujours mobilisés contre l’autoroute A69 », La Dépêche, 26/09/2023.
« Autoroute A69 Toulouse-Castres : 200 scientifiques dont deux auteurs du GIEC demandent l’arrêt des travaux », Sud-Ouest, 25/09/2023.
« Autoroute A69 : Pourquoi 200 scientifiques appellent-ils à l’arrêt du chantier ? », 20 minutes, 25/09/2023.
« Contre l’A69, une manifestation à Toulouse et plus de 200 scientifiques mobilisés », Actu Toulouse, 25/09/2023.
« Une lettre ouverte pour dire STOP aux travaux de l’A69 Toulouse – Castres », Toulouse FM, 25/09/2023.
« A69 : 200 scientifiques toulousains demandent l’arrêt des travaux », Le Journal toulousain, 25/09/2023.
« Toulouse : un collectif de 200 scientifiques demande l’arrêt des travaux de l’A69 », L’Opinion indépendante, 25/09/2023.
Date 29.09.2023
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Le MSER à l’Assemblée nationale

Billet Le mercredi 28 février 2024 s’est tenue, à l’Assemblée nationale, une réunion de travail réunissant des élus et des membres de divers collectifs issus du Mouvement pour des Savoirs engagés et reliés (Sciences Citoyennes, Ingénieurs sans frontières, Atécopol, Écopolien, Fabrique des Questions simples). Co-organisée avec le député Hendrik Davi, cette réunion avait pour objectif d’aborder la question des financements publics de la recherche afin d’identifier des pistes d’actions envisageables à l’échelle nationale et à l’échelle européenne. L’objectif est d’obtenir une meilleure visibilité des thèmes de recherche soutenues par les finances publiques et un arbitrage citoyen sur une partie du budget.

Plus concrètement, les échanges ont porté sur la stratégie et les méthodes de mise en œuvre d’un Convention citoyenne (CC) sur l’orientation de 10 % du budget public de la recherche (soit environ 3 milliards d’euros annuel). Les participant·es ont également abordé la question de la transparence autour de l’élaboration des budgets de recherche en France et en Europe.

Ces discussions nous ont amené à vouloir poursuivre notre action par :
  • des questions écrites au gouvernement, notamment sur la transparence du processus d’influence française sur le programme de recherche européen
  • une mission d’information relative aux dépenses budgétaires et fiscales en faveur de la recherche et de l’innovation
  • une proposition de loi transpartisane visant l’organisation d’une Convention citoyenne de recherche.
Date 04.05.2024
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Le MSER en Mai-Juin 2024

Billet Le Mouvement pour des savoirs engagés et reliés, ce sont 14 organisations, situées dans différents lieux de France, avec des modalités d’action diverses. Nul doute que certains des rendez-vous organisés puissent vous intéresser. Voici quelques prochaines dates :
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Date 17.05.2024
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LES JESER 2, les inscriptions sont ouvertes

Billet Après quelques mois de préparation, le Mouvement pour des savoirs engagés et reliés est heureux de partager le programme de la 2ème édition des JESER, consultable sur la page dédiée.

Il est désormais possible et recommandé de s’inscrire, en espérant que les participant·es pourront être présent·es sur les trois journées de l’événement, qui visent à nous créer du temps d’échanges pour rendre possible de futures actions communes.

Les inscriptions sont enregistrées sur le site HelloAsso et vous permettront de participer aux Journées. Une restauration sera possible sur place, à régler le jour même. Les personnes nécessitant un hébergement peuvent le signaler à l’inscription.

Au plaisir de nous relier lors de ces Journées Étonnantes, Éblouissantes, d’Été indien, d’Exploration… des savoirs engagés et reliés !
Date 28.05.2024
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Manifeste d'objection de conscience face à l'IA générative dans l'ESR

Billet L'Atécopol de Toulouse a rédigé un manifeste d'objection de conscience face à l'IA générative dans l'Enseignement Supérieur et l'Éducation Nationale. Il est accessible à cette adresse : Le manifeste : https://atecopol.hypotheses.org/13082 Le formulaire de signature : https://framaforms.org/face-a-lia-generative-lobjection-de-conscience-1763560999

Vous êtes cordialement invité-e à le signer si vous le jugez pertinent. N'hésitez pas non plus à le faire circuler dans vos réseaux.

À noter que notre démarche n'est pas une "simple" tribune avec appel à signature (même si cela pourra le devenir), mais plutôt la mise en place d'un signe de reconnaissance, de ralliement et de résistance. Nous souhaitons visibiliser le fait qu'une partie de notre communauté considère profondément problématique la vague de l'IA générative, raison pour laquelle nous proposons d'utiliser des logos signalant cette position.

Enfin, des membres de l'Atécopol Toulouse ont également rédigé un texte plus long qui met en perspective critique les arguments les plus récurrents de défense des IAg dans l'enseignement (l’IA « souveraine », l’IA « sobre », la « praticité », l’IAg « inéluctable », etc.). Ce second document est disponible à cette adresse : https://atecopol.hypotheses.org/12971
Date 01.12.2025
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MOBILutTÉS à Toulouse, 14 février 26

Billet

Pourquoi se mobiliser autour des mobilités ?  Journée de rencontres autour des savoirs, des alliances et des luttes sur des projets de mobilités

Lien vers le pad de documentation
Lien d'inscription

La journée est organisée dans le cadre du projet OSER porté par le MSER et fait partie d'un cycle qui se déroule sur 3 ans.

Cette journée est co-organisée par : 
- L'ATelier d'ÉCOlogie POLitique de Toulouse
- Lauragais sans bitume (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- NOBITUME (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- Collectif Contre les Nuisances Aériennes de l'Agglomération Toulousaine (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La Boutique des Sciences de Toulouse (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- LGV NON MERCI (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La Voie est Libre (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La TRAME (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- 2 Pieds 2 roues (shhuut on attend la confirmation supra officielle)

L'objectif principal de la journée est de créer localement des liens entre différent·e·s producteurices de connaissances, notamment entre des mouvements sociaux, luttes et chercheureuses, mais pas que.

La thématique choisie pour l'évènement à Toulouse porte sur les "mobilités", un terme qui fait débat, on le sait, on adore ! 

Toute organisation ou détenteurice de connaissances, quelles soient pratiques, théoriques, situées ou autres sur la thématique est bienvenu·e pour les partager avec la communauté.

Les évènements du MSER se veulent aussi horizontaux que possibles (on peut toujours faire mieux selon nous mêmes), c'est pour cela qu'il n'y a pas de tables rondes à rallonges, mais plutôt des ateliers en auto-gestion.

09h00 : Accueil avec boissons chaudes et froides à la salle de cofrèrences du département.
09h30 : Bienvenue, présentation en agora des orgas participant·e·s à la journée, brève instroduction thématique.
10h00 : Lancement du Forum Ouvert :point_down:
10h30 : Début de la première session des ateliers.
12h30 : Déjeuner en mode buffet (à participation libre)
14h00 : Début de la seconde session des ateliers
17h00 : Restitution et clôture de la journée
17h30 : Temps de décompression (on peut rester papoter…)


Dans le cadre de l'évènement sur les "mobilités" à Toulouse du 14 février 2026, nous vous proposons un forum ouvert. L’idée est simple : nous nous retrouverons à un endroit précis pour procéder à un échange de propositions d’ateliers pour explorer des thématiques collectivement.

Déroulement d'un forum ouvert :

  • PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
  • PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
  • PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour documenter les ateliers sur la fiche "retours d'atelier" qui sera distribuée à chaque groupe, afin que nous puissions conserver et publier des traces de cette journée. Peu importe le format, notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.

Schéma avec les phases du déroulement du forum ouvert
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Quelques consignes spécifiques à la journée mobilités à Toulouse :

  • Il sera possible de proposer soit un atelier de 2h (début à 10h30) soit un atelier de 3h (début à 14h00)
  • Au vu des échanges préparatoires, les thématiques dont les orgas de la coordo ont le plus besoin sont : comment augmenter la visibilité d'une lutte, quelles sont les stratégies qui sont les plus efficaces, comment s'allier entre luttes et comment influancer les municipales à venir…
  • Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
  • Il est rare, mais possible qu'un atelier soit suivi par peu de monde. Dans ce cas, soit vous maintenez votre atelier en commité réduit, soit vous vous répartissez dans d'autres ateliers et c'est chouette, car il y en a un que vous vouliez tellement suivre ! 
  • Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir (voir ci bas) :
  • en amont une fiche sur ce pad ou par mail,
  • le matin même une fiche papier par atelier

Fiche atelier :

  • Titre de l’atelier
  • Présentation en une phrase
  • Modalités d'animation (conférence, échange, formation, coproduction…)
  • Qui propose

Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier, n'hésitez pas à contacter ezz(a)ecomail.fr !
Date 14.02.2026
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Nous sommes les Soulèvements de la terre

Billet Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés se joint aux nombreux signataires de la tribune « Nous sommes les Soulèvements de la terre », et dénonce la procédure de dissolution des Soulèvements de la terre, annoncée le 29 mars dernier. Par sa signature, le Mouvement SER manifeste son désaccord avec cette mesure attentatoire aux libertés fondamentales et réaffirme son soutien pour des dynamiques collectives et militantes à la hauteur des enjeux écologiques contemporains.

La tribune

Ce mardi 28 mars, alors que les manifestations contre la réforme des retraites battaient leur plein dans toute la France, parcourues de gestes de solidarité pour les blessés de la répression à Sainte Soline, M. Darmanin a annoncé entamer une procédure de dissolution à l’encontre des « Soulèvements de la Terre ». La procédure a été lancée ce 29 mars.

Cette annonce vise à répondre au déluge de critiques adressées au déplorable pilotage du maintien de l’ordre en France depuis quelques semaines. La manifestation de Sainte Soline contre les méga-bassines et l’accaparement de l’eau, samedi 25 mars, n’était à cet égard que le point d’orgue d’une partition macabre, entamée il y a plusieurs semaines, pour rappeler qu’il ne fait plus bon aujourd’hui sortir de chez soi pour manifester son opposition à la politique du gouvernement.

Nous pleurons aujourd’hui toutes et tous les blessé.e.s du 25 mars et veillons les deux manifestants plongés dans le coma entre la vie et la mort. Nous pensons à toutes celles et ceux qui ont dû faire face à un dispositif militaire conçu pour terrifier au risque de tuer. Un dispositif d’une brutalité inouïe, allant le jour même jusqu’à l’obstruction de l’arrivée des secours, pour protéger un symbole, celui de leur autorité, envers et contre toute raison.

Mutiler et dissoudre. La dissolution, cette nouvelle manœuvre du ministre de l’intérieur pour tenter de faire oublier la brutale répression qu’il a orchestrée est un peu trop grossière. Le projet de dissolution avait en effet « fuité » dans la presse depuis un article du Parisien du 20 décembre 2022, premier d’une série d’articles trop soutenue pour être hasardeuse, sur le profil des militants écologistes radicaux, sur ces mouvements ou ces territoires qui «s’éloignent des règles de la République».

Ce que nous comprenons, au fil des interventions des ministres de ce gouvernement, c’est qu’ils semblent décidés, emportés dans leur propre fébrilité, à taxer « d’ultra-gauche » tout ce qui se met en travers de leur chemin. Au gré des recyclages de cette appellation, elle recouvre désormais presque parfaitement celle d’« opposant », toutes catégories confondues.

Le gouvernement a en l’espèce tenté d’user d’une double stratégie. D’une main fustiger l’éco-terrorisme, les black-blocs, et les activistes écologistes radicaux, accusés de parasiter les « légitimes mouvements pour la préservation de la planète », de l’autre couper sournoisement les vivres à toutes les associations de défense de l’environnement qui se battent pied à pied pour ralentir le cours du désastre écologique.
Ainsi, depuis la loi Séparatisme ce sont des dizaines d’associations sociales, environnementales et culturelles soupçonnées de ne pas souscrire au « Pacte Républicain », ou juste trop critiques à leur goût, qui se sont vues refuser des financements, inquiétées par les préfectures, bannies des instances de concertation, portées sur de mystérieuses listes noires qui circulent de service en service.

Rien ici qui ne nous surprenne vraiment. Ce qui nous sidère c’est qu’ils et elles puissent penser que ces vieilles ficelles suffisent à mettre un coup d’arrêt à une révolte de fond contre la continuelle destruction du vivant.

Car les Soulèvements de la Terre sont une grandissante coalition de forces : au fil des mois c’est toute une constellation de collectifs d’habitant.e.s en lutte, d’associations de défense de l’environnement, de fermes, de groupes naturalistes, de cantines populaires, de syndicalistes paysans, de scientifiques en rébellion, de syndicats, de groupes autonomes, de mouvements d’éducation populaire, d’élu.e.s, de personnes de tous âges et de tous horizons, qui se retrouvent et s’organisent sous la bannière des Soulèvements de la Terre. Et ça, rien n’est en mesure de le dissoudre.

En réalité aujourd’hui, c’est ce gouvernement que la majorité des habitant.e.s du pays voudrait voir dissout.
Alors, pour donner un peu de chair à leur inquisition, nous allons, nous qui signons cette tribune et toutes celles et ceux qui ne manqueront pas de nous rejoindre, rendre publique notre appartenance aux Soulèvements de la Terre.

Nous serons donc dans les rassemblements de solidarité avec les blessé.e.s de Sainte Soline et pour que cessent les violences policières, ce jeudi à 19h devant les préfectures, comme nous participerons aux comités locaux des Soulèvements de la Terre que nous appelons aujourd’hui à créer partout sur le territoire et au-delà. Nous nous soulevons toutes et tous contre la vision du monde et de la vie que ce gouvernement incarne, contre le saccage des milieux naturels, la disparition des terres arables, l’accaparement de l’eau, l’augmentation de la durée de cotisation qui n’est que le paravent de l’injuste partage des richesses, contre les mutilations parfois fatales qu’ils infligent depuis trop longtemps à nos ami.e.s, à nos enfants, à nos camarades.

Nous nous soulevons, chacun.e depuis notre endroit, chacun.e à notre manière. Le mouvement des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est multiple et vivant. On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas une révolte.


Nous appelons toutes et tous à nous rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement. Nous sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre.


SIGNER LA TRIBUNE
Date 19.04.2023
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OSER

Billet Le MSER a lancé en 2024 le projet OSER, pour Observatoire des savoirs engagés et reliés, soutenu pour 3 ans par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Voici en quelques mots le projet :

a) Objectifs : L’Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER) vise à favoriser la rencontre entre le monde associatif et le monde de la recherche, ainsi que l’émergence de nouvelles modalités de production et transmission des savoirs utiles dans le contexte de crises globales. L’objectif principal du projet OSER est de faire émerger et reconnaître les savoirs engagés et reliés, existants ou à venir. Pour cela, OSER propose :

– D’expérimenter différentes formes de croisement des savoirs, via des rencontres entre le secteur associatif et le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche

– D’analyser les conditions d’émergence et de diffusion de savoirs engagés et reliés issus de ces rencontres, pour documenter ce qui favorise les coopérations durables

– De capitaliser et de partager ces expériences et analyses au sein d’un Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER), visant à améliorer la reconnaissance et la valorisation de ces savoirs

b) Localisation : Le territoire visé par le projet OSER est l’ensemble de la France. 6 régions seront particulièrement investies, à savoir les régions Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes Côte d’Azur, Nouvelle Aquitaine et Ile de France.

c) Moyens mis en œuvre : Le projet s’appuie d’une part sur l’expertise et l’ancrage d’une association nationale, Sciences Citoyennes, qui œuvre depuis 2002 pour l’émergence et le renforcement du tiers-secteur scientifique. D’autre part il s’ancre dans une dynamique inédite avec la création du Mouvement pour des savoirs engagés et reliés (MSER) en 2022 qui regroupe des associations et des collectifs de scientifiques engagées dans la coopération entre recherches et mouvements sociaux pour la transition écologique et sociale. Les moyens matériels et humains seront issus des différentes organisations composant le MSER (15) et des organisations qui n’en sont pas encore membres mais joueront un rôle majeur dans l’organisation de certaines rencontres (Atelier des Jours à venir et Fablim).

d) Les étapes : Au cours du projet OSER, il est proposé que des expérimentations se mènent via l’organisation d’un cycle d’événements physiques, de deux ordres :

Des rencontres à vocation régionale, qui porteront sur une thématique donnée, susceptible de susciter l’intérêt de nombreux membres associatifs et scientifiques localement. Ces temps de rencontres physiques se veulent des moments d’acculturation et d’horizontalité entre milieu associatif et milieu académique, afin de générer des savoirs engagés et reliés, créant ainsi des connaissances scientifiques ancrées dans les expertises et les praxis des différents milieux en présence. Il est prévu deux/trois expérimentations de ce type par année.

Les rencontres à vocation régionale seront les suivantes :

– Nantes, 12 Novembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux numériques

– Toulouse, 14 février 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de la mobilité

– Lyon, 27 mars 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux climatiques et énergétiques

– Marseille, 29 mai 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de santé

Pour plus d'infos c'est ici dans l'agenda


Les rencontres à vocation régionale seront documentés

→ en amont : comment s’est faite l’organisation ? Méthodologies et acteurs conviés

→ in situ : comment se sont produits les croisements de savoirs ?

→ en aval : comment se sont éventuellement produits l’émergence de sciences engagés et reliés ?

Des rencontres à vocation nationale, visant à partager avec l’ensemble des organisations du MSER et plus largement les expérimentations en cours et les conditions d’émergence de questions de sciences non faites. Il est prévu une rencontre nationale tous les deux ans (JESER2 à Lyon en 2024, JESER3 en 2026).

Les rencontres à vocation nationale seront les suivantes :

– Lyon, Octobre 2024 : 2ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés

– Bordeaux, Août 2025 : Vers un autre service public de la recherche ?

– Montpellier, date à déterminer en 2026 : 3ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés, avec une Journée de Croisement des savoirs autour des enjeux énergétiques

e) Travail de recherche : l’ensemble du projet sera accompagné par

– Le labo commun :

Tout au long de ce processus, une recherche participative sera conduite dans l’objectif de documenter et d’analyser les conditions d’émergence des savoirs engagés et reliés. Ces travaux seront menés dans le cadre d’une thèse CIFRE (sous réserve d’obtention d’une Convention) en sociologie, co-encadrée par l’association Sciences Citoyennes. La recherche sera co-construite à toutes les étapes avec le MSER et un laboratoire académique.
Date 17.05.2025
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OSER, l’Observatoire des savoirs engagés et reliés du MSER

Billet Le MSER a lancé en 2024 le projet OSER, pour Observatoire des savoirs engagés et reliés, soutenu pour 3 ans par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Voici en quelques mots le projet :

a) Objectifs : L’Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER) vise à favoriser la rencontre entre le monde associatif et le monde de la recherche, ainsi que l’émergence de nouvelles modalités de production et transmission des savoirs utiles dans le contexte de crises globales. L’objectif principal du projet OSER est de faire émerger et reconnaître les savoirs engagés et reliés, existants ou à venir. Pour cela, OSER propose :

– D’expérimenter différentes formes de croisement des savoirs, via des rencontres entre le secteur associatif et le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche

– D’analyser les conditions d’émergence et de diffusion de savoirs engagés et reliés issus de ces rencontres, pour documenter ce qui favorise les coopérations durables

– De capitaliser et de partager ces expériences et analyses au sein d’un Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER), visant à améliorer la reconnaissance et la valorisation de ces savoirs

b) Localisation : Le territoire visé par le projet OSER est l’ensemble de la France. 6 régions seront particulièrement investies, à savoir les régions Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes Côte d’Azur, Nouvelle Aquitaine et Ile de France.

c) Moyens mis en œuvre : Le projet s’appuie d’une part sur l’expertise et l’ancrage d’une association nationale, Sciences Citoyennes, qui œuvre depuis 2002 pour l’émergence et le renforcement du tiers-secteur scientifique. D’autre part il s’ancre dans une dynamique inédite avec la création du Mouvement pour des savoirs engagés et reliés (MSER) en 2022 qui regroupe des associations et des collectifs de scientifiques engagées dans la coopération entre recherches et mouvements sociaux pour la transition écologique et sociale. Les moyens matériels et humains seront issus des différentes organisations composant le MSER (15) et des organisations qui n’en sont pas encore membres mais joueront un rôle majeur dans l’organisation de certaines rencontres (Atelier des Jours à venir et Fablim).

d) Les étapes : Au cours du projet OSER, il est proposé que des expérimentations se mènent via l’organisation d’un cycle d’événements physiques, de deux ordres :

Des rencontres à vocation régionale, qui porteront sur une thématique donnée, susceptible de susciter l’intérêt de nombreux membres associatifs et scientifiques localement. Ces temps de rencontres physiques se veulent des moments d’acculturation et d’horizontalité entre milieu associatif et milieu académique, afin de générer des savoirs engagés et reliés, créant ainsi des connaissances scientifiques ancrées dans les expertises et les praxis des différents milieux en présence. Il est prévu deux expérimentations de ce type par année.

Les rencontres à vocation régionale seront les suivantes :

– Nantes, Novembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux numériques

– Lyon, Décembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux climatiques et énergétiques

– Marseille, date à déterminer en 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de santé

– Toulouse, date à déterminer en 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de la mobilité

Les rencontres à vocation régionale seront documentés

→ en amont : comment s’est faite l’organisation ? Méthodologies et acteurs conviés

→ in situ : comment se sont produits les croisements de savoirs ?

→ en aval : comment se sont éventuellement produits l’émergence de sciences engagés et reliés ?

Des rencontres à vocation nationale, visant à partager avec l’ensemble des organisations du MSER et plus largement les expérimentations en cours et les conditions d’émergence de questions de sciences non faites. Il est prévu une rencontre nationale tous les deux ans (JESER2 à Lyon en 2024, JESER3 en 2026).

Les rencontres à vocation nationale seront les suivantes :

– Lyon, Octobre 2024 : 2ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés

– Bordeaux, Août 2025 : Vers un autre service public de la recherche ?

– Montpellier, date à déterminer en 2026 : 3ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés, avec une Journée de Croisement des savoirs autour des enjeux énergétiques

e) Travail de recherche : l’ensemble du projet sera accompagné par

– Le labo commun :

Tout au long de ce processus, une recherche participative sera conduite dans l’objectif de documenter et d’analyser les conditions d’émergence des savoirs engagés et reliés. Ces travaux seront menés dans le cadre d’une thèse CIFRE (sous réserve d’obtention d’une Convention) en sociologie, co-encadrée par l’association Sciences Citoyennes. La recherche sera co-construite à toutes les étapes avec le MSER et un laboratoire académique.
Date 17.05.2025
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Pour une redirection des sciences

Billet Par Pablo Jensen, Physicien

Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume des institutions scientifiques ? Ici, des chercheur.e.s veulent réinventer les sciences, là où des ingénieurs désertent. Un peu partout des collectifs se forment pour créer des savoirs pertinents pour la mutation écologique.

Cette fois, nous y sommes. Le GIEC en parlait depuis longtemps, le rapport Meadows nous avait prévenus voici un demi-siècle, mais ça restait un peu abstrait, au moins dans nos pays riches. La canicule, les sécheresses et les incendies de l’été 2022 auront rendu palpable aux Français ce qui n’était jusqu’ici qu’une augmentation de probabilités. Et que ceux qui seraient tentés de circonscrire le sens de ces catastrophes regardent aussi ailleurs, les mégafeux en Californie et surtout les inondations au Pakistan, dont 10 % du territoire a été submergé (l’équivalent en France de toute la région Bourgogne Franche Comté), provoquant des millions de déplacés : un vrai « carnage climatique » pour le chef de l’ONU, Antonio Guterres.

Et pour la première fois, l’indice mondial de développement humain (IDH), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie, a diminué pendant deux années consécutives. Nous avons dépassé les bornes, et Gaïa, figure du système Terre, nous emporte dans une nouvelle ère, imprévisible et ténébreuse.

…

Lire la suite de la tribune sur aoc.media.
Date 15.12.2022
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Quelles sciences pour demain ?

Billet Par Pablo Jensen DR CNRS, Laboratoire de physique, chargé de mission Transition Écologique à l’ENS de Lyon

TRIBUNE – Pour le physicien Pablo Jensen, la crise écologique force les sciences à s’interroger sur le type de savoir qu’elles créent et à s’ouvrir aux recherches menées en dehors des universités.

Le 14 novembre, le CNRS a publié son bilan carbone : un chercheur émet, en moyenne, 14 t CO2 par an. Comparer ce chiffre aux 2 t permises par les accords de Paris, activités personnelles comprises, donne le vertige. Car il est difficile d’imaginer comment on pourrait réduire de 9/10 les émissions sans repenser profondément les activités de recherche. Puis, le 12 décembre, le comité d’éthique du même organisme, le COMETS, abandonnait ce qui a été depuis le début des sciences modernes la position standard de la plupart des chercheurs. Faire avancer la connaissance, c’est forcément bon : à la société de décider ensuite des bonnes ou mauvaises « applications ». Position paresseuse voire hypocrite, car elle conduit à revendiquer les bonnes applications (médicaments…), en rejetant sur la société les mauvaises (pollutions, bombes…). Le COMETS affirme au contraire que, face à la gravité de la situation environnementale, la recherche doit tenter d’évaluer ses impacts au préalable, en se demandant si « utiliser ou développer tel grand équipement (accélérateur de particules, grand calculateur) ou travailler sur telle thématique (biologie synthétique, génomique) est susceptible d’engendrer… des impacts néfastes pour la biosphère ».

Je vois là deux signes d’un grand basculement en train de redéfinir les savoirs et leur place dans la société. Pour mieux en saisir l’ampleur, peignons à grands traits les étapes passées. Jusqu’au 17ème siècle, on vivait dans un monde dominé par le biologique, au niveau de l’économie (agriculture, construction en bois…) ou de la pensée (Aristote). Les sciences modernes ont émergé suite à une double révolution, technique et politique : le déferlement des machines et l’émergence d’individus libres. Les nouvelles technologies (imprimerie, navigation, télescope…) ont élargi la connaissance du monde et bousculé les certitudes anciennes. Une nouvelle science « machinique », intimement associée aux réseaux technologiques, a permis une rétroaction positive inédite entre connaissance théorique et croissance industrielle, à l’exemple de la génétique moderne, née dans les laboratoires du brasseur Carlsberg, qui cherchait à stabiliser des levures pour produire de la bière en masse. Côté politique, l’urbanisation contribua à l’émergence d’individus confiants dans leur capacité à comprendre et maîtriser le monde. Ces deux révolutions partageaient des valeurs, comme le souci du débat critique, mais ont toujours été en tension, car les sciences prétendent disposer d’un savoir supérieur à l’« opinion » des non experts, et engendrent des technologies qui bouleversent les sociétés via les marchés, sans débat démocratique.

La grande accélération qui s’en est suivie ébranle désormais la planète entière et impose de recréer des savoirs adaptés à un monde devenu fini. Des savoirs moins dépendants de technologies sophistiquées, et mieux insérés dans nos espaces délibératifs. Il ne s’agit nullement d’un retour romantique à des savoirs prémodernes, mais au contraire de l’approfondissement de la révolution démocratique, pour la création de savoirs « terrestres ».

À quoi ça ressemblerait, ces savoirs terrestres ?

Concrètement, il s’agira d’abord de mieux financer des savoirs jugés essentiels pour apprendre à vivre dans ce monde fini : mieux comprendre les enchevêtrements entre tous les vivants, l’impact des inégalités, les alternatives low-tech, etc. Plus profondément, il faudra redéfinir ce que sont les savoirs et leur articulation avec les activités sociales. De nombreuses pistes concrètes ont été présentées aux Journées d’été des savoirs engagés et reliés (JESER), tenues à Lyon fin août et organisées par un collectif de 11 associations (mouvement-ser.org). Ainsi, la CRIIRAD ou les observatoires éco-citoyens ouvrent à la société civile un savoir expert (mesure de la radioactivité, toxicologie…), pour contrer un monopole privé ou étatique potentiellement opaque. Les JESER ont aussi donné la parole à des recherches menées en dehors des universités. Ainsi, ATD Quart Monde croise savoirs des personnes qui connaissent la pauvreté et savoirs académiques, pour créer des connaissances engagées, car l’association veut que « ça change ». Les paysans-boulangers ont, eux, créé une filière entière, allant des semences aux consommateurs, grâce à des savoirs spécifiques sur les variétés de blés paysans, et des outils low tech partagés garantissant leur souveraineté technologique. Tout en dialoguant avec la recherche académique, comme ils l’expliquent dans leur superbe livre « Notre pain est politique ».

On pourrait imaginer une société parsemée de chercheurs, alternant des périodes d’engagement sur le terrain et d’autres plus en retrait, pour affiner les outils conceptuels de leurs communautés disciplinaires. Comme le proposait Bruno Latour dans son dernier discours à Sciences Po : dans la « nouvelle université des sciences terrestres », les sciences fondamentales auront pour tâche, non d’être une avant-garde trouvant les solutions, mais un « back-office » contribuant à « redéfinir ce que pourrait être le problème », et aidant les professionnels grâce aux « outils les plus avancés ». De quoi redonner aux sciences l’élan qui animait le philosophe John Dewey, pour qui « le futur de la démocratie est lié à l’extension de l’attitude scientifique ».



Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
Date 08.02.2023
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Retour sur l'évènement EXTRhackT à Nantes

Billet Le 12 novembre dernier, dans le cadre du projet OSER, l'association PiNG organisait une journée de croisement des savoirs sur les enjeux de l'extractivisme et du numérique, intitulée EXTRhackT.

La journée commencait par l'enchainement d'une conférence et d'une table ronde :

Photo de la présentation de Vincent Lostanlen, deux hommes devant un présentation vidéoprojetée

Conférence : S’engager contre l’extractivisme, le cas de la musique numérique par Vincent Lostanlen, chargé de recherche au CNRS, associé au LS2N / Université de Nantes et bassiste. Un aperçu des enjeux écologiques de l’industrie musicale à l’heure du streaming et des formats audiophiles

Écouter la conférence

Table ronde : Composer les savoirs scientifiques et militants, avec :
  • Jacopo Rasmi, Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, laboratoire ECLLA, co-directeur avec Léna Dormeau des numéros sur le « Dehors de la Recherche” et “Déserter pour mieux chercher”) de la revue Multitudes, organisateur de As long as you don’t steal we share
  • Tibo Labat, membre de Reprises de savoirs, un collectif qui organise des chantiers de « reprises des savoirs » et désormais des marches-compositions-enquêtes
  • Jean-Baptiste Bahers, Atecopole Nantes, Chargé de recherche CNRS, UMR ESO, Université de Nantes, revue FLUX
  • Malou Delplancke, Atecopole Nantes, Maitre de conférence à l’INSPE de Nantes, co-fondadrice de la compagnie de recherche-création Le Marlou
  • Julien Bellanger, Association PiNG

Écouter la conférence

Photo de la table de presse
Photo de la table de presse proposée par Sciences Citoyennes, Multitudes et Reprises de savoirs.

L'après-midi de cette journée s'est déroulé sous la forme d'un forum ouvert où chacun·e pouvait proposer un atelier à réaliser. Vous pourrez retrouver ci-dessous les liens de la documentation des ateliers :

  • Où atterrir / Mobilité et actions
  • Matières premières d'un smartphone démonté / La questions des licences ouverts par XAV Coadic
  • Ondes durables, et impact environnemental de la radio / Filouteries, échanges de trucs et astuces entre chercheur·euses et militant·es
  • Osuny / Do·doc

Ce type de journée vous intéresse ? N'hésitez pas à consulter l'agenda pour en savoir plus sur les prochaines dates du projet d'Observatoire des Savoirs Engagés et Reliés !


Test ajout
Date 25.11.2025
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Retrouvez l’énergie des jeser aux Journées savoirs et démocraties

Billet

Cela se passera les 24 et 25 août, à Bobigny, au sein des Universités d’été des Mouvements Sociaux

Nous avons apprécié nous rencontrer, nous découvrir, partager et faire un bout de chemin ensemble lors des Journées d’Été des Savoirs Engagés et Reliés (JESER) qui se sont tenues à Lyon en août 2022, et nous vous proposons de nous croiser de nouveau, même s’il n’y aura pas de nouvelle édition des Journées d’été cette année.

En effet, le Mouvement des savoirs engagés et reliés (MSER) sera présent lors de l’Université d’été des mouvements sociaux et des solidarités, avec deux journées intitulées « Savoirs & Démocraties » les 24 et 25 août. Ces journées se déroulent au sein des Universités d’été des Mouvements Sociaux et des Solidarités (UEMS) du 23 au 27 août 2023 dans les locaux de l’Université Sorbonne Paris Nord au Campus de Bobigny (93). Retrouvez l’incroyable programme et toutes les informations de l’UEMS ici : https://www.uemss.org/Edition-2023

Les Journées « Savoirs & Démocraties » se dérouleront en deux temps :

Jeudi 24 août : Des savoirs neutres, vraiment ?

Entre une critique citoyenne radicale, un changement de parcours de formation et l’accueil des dissonant·es, bifurcant·es, déserteur·euses….

Vendredi 25 août : Déserter, bifurquer, résister pour le bien commun

Quels leviers d’action, quels liens et soutiens entre luttes pour façonner les dimensions politiques et la reconnaissance de tous les savoirs ?

Deux journées d’apports, de témoignages et d’ateliers participatifs ouvertes à toutes et tous pour façonner une vision commune sur la place des savoirs dans la démocratie. Vous voulez plus de détails encore ? C’est ici : Programme Savoirs & démocraties et pour la prise de note collective le jour j ce sera ici : https://pad.lescommuns.org/uemss-2023-journee-savoirs-democraties?both

Pour poursuivre les échanges, nous vous proposons également de nous retrouver pour un pique-nique partagé, le vendredi 25 août, à partir de 19h30 au jardin Truillot (Paris 11ème). L’occasion de se retrouver même pour les personnes n’ayant pas pu participer à ces belles journées !

Au plaisir de vous y croiser.



copyright photo de couverture : Baptiste Soubra – collectif La Faille
Date 20.06.2023
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Rire de questions sérieuses – Action dérision

Billet Au cours des Journées des savoirs engagés et reliés, organisées les 10-11-12 octobre dernier à Lyon, par le MSER, les participant·es ont choisi de rire des menaces issues de la droite et de l’extrême-droite sur l’Enseignement supérieur et la Recherche.

Lorsqu’il était encore député, le nouveau Ministre de l’Enseignement et de la Recherche, Patrice Hetzel avait rédigé, avec Mme Michèle Tabarot et plusieurs de ses collègues, une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à l’entrisme idéologique et aux dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur (proposition n° 2528, déposée le mercredi 24 avril 2024). Quelques mois plus tard, ce sont des député·es issu·es du Rassemblement National qui proposent eux aussi une commission d’enquête relative à l’infiltration des idéologies contraires aux valeurs de la République dans l’enseignement supérieur (proposition n° 315, déposée le mardi 8 octobre 2024).

Contre la volonté de contrôle sur les connaissances produites dans l’Université au gré des idéologies réactionnaires, le Mouvement pour des savoirs engagés et reliés a choisi d’illustrer les dérives actuelles avec une fausse manif de soutien à ces propositions de résolution et plus largement à une vision des savoirs tournées vers l’utilitarisme et le soutien à un projet de société toujours plus inégalitaire et injuste écologiquement. La manifestation contre l’entrisme idéologique s’est déroulé le vendredi 11 octobre, sous un soleil radieux, entre le lieu des JESER2 et Sciences Po Lyon. Voici une courte vidéo de l’ambiance et des slogans :


Comme le caractère parodique n’est plus aussi évident dans le contexte actuel, le MSER rappelle que le Mouvement s’est crée pour appeler les mouvements sociaux et politiques à se saisir des enjeux de production et de transmission des savoirs. Nous appelons également les milieux scientifiques à reconnaître la pluralité de savoirs légitimes et à s’engager dans les luttes sociales et écologiques qui visent la construction collective d’un horizon de vie commun. Nous affirmons que d’autres sciences sont possibles, qu’elles sont déjà en émergence, et que c’est en les reliant, par delà les silos institutionnels, sociaux et disciplinaires que nous construirons les savoirs robustes et pluriels dont nous avons besoin pour des modes de vie dignes et soutenables. Vous pourrez retrouver le Manifeste du MSER ici.
Date 16.10.2024
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RESTER RÉSISTER DESERTER DÉSHERBER FAUT-IL CHANGER NOTRE MANIÈRE DE FAIRE DE LA RECHERCHE ?

Billet Rester, résister, déserter, désherber.
Faut-il changer notre manière de faire de la recherche ?

Suite à notre rencontre du 17 février 2022 à Nantes, à la quelle 10 personnes en présentiel + 12 en distanciel ont assisté, voici un compte rendu synthétique de nos échanges qui ont suivi l´écoute de la conférence de Grothendieck au CERN en 1973 (et sa version pdf).



Jacques :

Biographie rapide de Grothendieck : formation en mathématiques, contacts avec le groupe Bourbaki, médaille Fields, à partir de 68, sort de sa bulle mathématique. Antimilitariste. En 70, crée le mouvement « survivre ». Soutient la candidature aux présidentielles de R. Dumont en 74. Ecrit une autobiographie dans les années 80 qui vient d’être publiée très récemment.

Débat et réactions :

Aller écouter la discussion de la conférence d’Alexandre Grothendieck ? Déprimant ?

L’utilité sociale dans nos activités de recherche : quand on pose la question, on a souvent des retours naïfs. On évite le plus souvent la question.

On va d’abord dans les métiers de la recherche pour trouver une certaine liberté intellectuelle, et cela se retourne contre les personnes avec un système de recherche très normatif.

Peu de chercheurs se positionnent par rapport au plaisir. Il y a une grande souffrance au niveau des post-docs. Il faut manger, vivre, survivre….

On s’interdit trop comme scientifique d’être vu autrement que comme objectif, neutre… Dans certains domaines cela peut générer une sorte de dissonance cognitive.

Le rapport science société a beaucoup changé depuis les années 70. Le monde scientifique est beaucoup plus remis en cause actuellement, pour le pire et le meilleur.

Question de la transdisciplinarité ? A l’origine, les scientifiques étaient tous pluridisciplinaires. Actuellement, on prône la pluridisciplinarité alors que les chercheurs sont de plus en plus spécialisés.

On n’a pas besoin de gens qui font de la recherche à plein temps. On se pose la question de la domination de certaines disciplines.

Un statut d’intermittent pour les chercheurs ? (artistes, artisans, pourquoi pas les scientifiques). La recherche comme loisir ? Sans pression ? Actuellement, soit tu es dedans (le ghetto de la recherche), soit tu es dehors et tu ne peux plus rien faire.

Ce que vous évoquez n’est pas spécifique à la recherche. Cette sensation d’avoir besoin d’être utile pour la société, que son job ait du sens, se retrouve dans tous les métiers et est responsable de beaucoup de bifurcations professionnelles. Quel que soit son métier, on a le choix entre rentrer dans le moule ou pas, quitte à vivre avec moins de sécurité ou de moyens.

Pourquoi Grothendieck se pose-t-il la question de à quoi cela sert alors qu’il fait des maths très théoriques ? Pourquoi ne s’est-il pas poser la question avant ? Pourquoi cette discipline est-elle valorisée ? Pourquoi n’aborde-t-il pas ces questions de reconnaissance. L’absence de sens profond. Une résidence de journaliste dans le milieu de la recherche peut se transformer très vite en cellule psychosociale pour chercheurs déprimés. Très peu d’outils pour permettre de la réflexivité dans les activités de recherche.

Intéressée par les questions sur les manières de faire de la recherche (autrement), comment faire une recherche qui respecte les limites planétaires et qui permet de répondre aux besoins humains fondamentaux. J’ai beaucoup aimé la vidéo et je me demande où en est la recherche actuellement ?

Question des financements ? Question de la liberté dans l’orientation des recherches. Beaucoup de choses ont changé. Injonctions des appels à projets. La recherche financée sur projet ne s’est complétement généralisée qu’à partir de la création de l’ANR en 2006. Recherche étatique, recherche libre ? Coût énorme du Crédit Impôt Recherche, on paye deux fois…

Un des idées de Grothendieck est la nécessité de prendre du recul, de se poser la question de comment communiquer. Cela devrait être partie intégrante de la recherche, mais on n’a pas le temps surtout en tant que thésard.

L’utilisation de la science par le politique peut créer de la défiance (par exemple dans le cas du Covid). Les personnes « complotistes » vont elles aussi chercher de l’information scientifique et dans un contexte complexe, une information claire devient inatteignable pour le plus grand nombre.
La question de comment sont évalués les chercheurs, les conflits d’intérêt, font aussi perdre de la crédibilité au monde scientifique.

Sur la question du sens, de l’utilité sociale et de la valorisation + oui soutenir la recherche c’est un choix politique, et ne soutenir que la recherche industrielle (système productiviste et polluant) c’est doublement politique, témoignage d’une élue locale qui n’a pas réussi à convaincre – parce que c’est très long d’expérimenter quand zéro moyen pour ça -, d’autres élus à parier sur la Recherche en sciences humaines alors que l’argent public sert chez nous (Pontivy Communauté) à financer des CIFRE pour servir l’intérêt des usines agro-alimentaires et ce sans aucun débat citoyen ni même dans les assemblées élues; Et on parle pas de 1000 euros mais de grosses enveloppes. Sans oublier que le secret industriel empêche d’avoir aucune info sur ce qui est produit avec ces finances publiques alors qu’à TIMILIN nous partageons tous les savoirs produits en local avec les doctorants et les habitants.


Quelques liens et infos dans le fil de la discussion

Texte de la conférence :
http://www.fabriquedesens.net/Allons-nous-continuer-la-recherche
Site qui propose des articles de Survivre et Vivre :
https://www.archivesautonomies.org/spip.php?rubrique531
https://1000doctorants.hesam.eu/articles/les-temoignages/122-francoise-ramel-
un-chercheur-nous-permet-de-formuler-des-desirs-des-besoins-mais-aussi-
des-solutions
https://www.multitudes.net/category/l-edition-papier-en-ligne/85-multitudes-
85-hiver-2021/mineure-85-le-dehors-de-la-recherche/
(!) Un arpentage et une réunion avec les auteur·rice·s est prévu dans les locaux de
PiNG au Breil le 26 avril et 24 mai !

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Date 17.02.2022
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Stand up for Sciences et Recherches Participatives

Billet Nos sociétés font face à une multitude de crises (sanitaires, politiques, environnementales...) auxquelles des scientifiques isolé·es de la société ne pourront apporter de réponses satisfaisantes. Ces crises nous montrent la nécessité de prendre en compte d’autres intérêts et risques que ceux définis par les acteurs techno-industriels et de soutenir les alliances pour des sciences dans le dialogue avec des savoirs issus de l’expérience et des pratiques qui ont été longtemps dévalorisées. Il nous faut nous lever pour des sciences renouvelées, avec et pour la société, dans des approches transdisciplinaires permettant d’appréhender la complexité du réel.

  • Un commencement d'intérêt pour ce renouvellement est apparu en 2020 dans le rapport annexé de la Loi de programmation de la recherche (LPR) pour les années 2021 à 2030, qui prévoyait de consacrer au moins 1% du budget d'intervention de l'ANR au partage de la culture scientifique, via des appels à projets dédiés mais aussi en finançant un volet "recherche participative" ou un volet "culture scientifique" dans le cadre des projets de recherche "volontaires".

  • Défendre les sciences avec et pour la société, ce n'est pas affirmer une parole scientifique qui serait reçue comme une vérité "descendante" par des citoyens passifs, comme le précise encore le rapport annexé de la LPR. Il s'agit bien plutôt, comme le soutiennent les signataires de cet appel, de soutenir des recherches où des membres d'une organisation de la société civile (association, ONG, groupes d'habitant·es ou de professionnel·les) s'associent avec des chercheurs académiques pour construire et mener ensemble un projet de recherche. L'objectif est de produire des connaissances qui constituent un réel intérêt scientifique et qui répondent aux besoins sociaux et écologiques croissants et négligés par les orientations scientifiques dominantes.

  • Depuis l'adoption de la LPR en 2020, 3 appels à projets "Recherches participatives" ont été lancés par l'ANR, représentant un budget de l'ordre de 10 millions d'euros. Une paille au sein des 30 milliards d'euros consacrés annuellement à la recherche et l'innovation (MIRES + PIA + CIR). Et pourtant c'est déjà trop. Comme signalé par différents CP et confirmé par l'ANR, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et l'ANR abandonnent unilatéralement à la fin de l'année, sans concertation ou même évaluation le dispositif "Sciences avec et pour la société" (SAPS), en centrant les futurs appels vers les seuls objectifs de luttes contre la désinformation et d'appuis aux politiques publiques.

  • Ce dispositif que certains ont pu lire comme un lot de consolation au sein de la loi austéritaire et liberticide de programmation de la recherche (LPR) promulguée en 2021, ne représentait pourtant qu'une goutte d'eau au sein du service public de la recherche. Pour petite que soit cette goutte, elle a aidé pourtant de petites rivières à grandir avec des initiatives comme les Boutiques de Science, des projets de sciences et recherches participatives. Or, avec cette décision de l'ANR, il n'existerait en 2026 plus aucun dispositif de soutien à la recherche participative au niveau national ! Plus non plus de soutien aux actions SAPS des Universités (fin de la labellisation) et disparition de la section "Sciences et Société" du CNRS qui structurait et promouvait des recherches sur tous les enjeux sociaux des sciences.

  • Comment ne pas voir dans cet abandon des parallèles avec l'autoritarisme avec lequel les gouvernements d'extrême-droite aux États-Unis, en Argentine, en Hongrie ou en Russie s'attaquent aux sciences qui oseraient avoir l'audace de ne pas se mettre au service de la croissance économique ? Comment croire aux discours de gouvernements qui vantent sans cesse la responsabilité de toutes et tous quand celui-ci ne tient pas ses engagements budgétaires et revient en permanence sur ses propres politiques? Comment ne pas associer ces reculs sur le plan démocratique aux régressions fortes observées depuis des années sur les questions écologiques) ? Le participatif, ça commence à bien faire ?

  • Affaiblir les dispositifs de médiation sciences/société, c'est encore un nouveau moyen pour l'État de s'en prendre aux associations, qui subissent de mille façons la politique austéritaire des gouvernements successifs.

  • Il nous semble important de relever aussi les attaques récurrentes dont font l'objet les établissements publics qui s'efforcent encore de produire des expertises indépendantes dans le domaine du nucléaire, de la biodiversité (OFB), de la santé, de l'agronomie (INRAE) ou encore de la transition écologique (ADEME). Ce qui est attaqué, c'est la capacité des sciences à contribuer au débat démocratique et à empuissanter les citoyens.

  • Pour toutes ces raisons, nous nous associons à la tribune "La science sans la société, c'est l'expertise sans la démocratie » des vice-présidentes et vice-présidents Science et Société et nous appelons les différents acteur·ices scientifiques, associatifs, syndicaux et citoyen·nes à revendiquer une politique démocratique soutenant les sciences avec et pour la société.

Un temps inter-organisations est prévu le mardi 4 novembre, de 13h à 15h pour partager les informations et réfléchir à des mobilisations pour des Sciences avec et pour la société,
→ soit à l’Académie du Climat (2 place Baudoyer, Paris 4e)
→ soit par visio : https://us02web.zoom.us/j/82695620044
Date 04.11.2025 - 13:00
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Tous·tes à Bordeaux pour le premier événement du projet oser 2025 à l’université des mouvements sociaux et solidaires

Billet Parce que la défense d’un autre modèle de société à l’ère de la normalisation des idées réactionnaires est primordiale, le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (MSER) et Sciences Citoyennes participeront à l’Université d’Été des Mouvement Sociaux et Solidaires de Bordeaux, du 23 au 26 août.

Ce rendez-vous entre syndicats, associations, collectifs et travailleurs·ses de tous horizons est essentiel face au désenchantement du monde engendré par l’avancée significative et globale des discours et politiques xénophobes et écocides.

Penser, poursuivre, faire converger les luttes, dessiner, imaginer des alternatives inclusives pour un future où démocratie, justice sociale et respect du vivant seraient la norme. Là sera le cœur de cet événement et le MSER et Sciences Citoyennes seront au rendez-vous, particulièrement autour de nos thématiques, à savoir les réflexions relatives à la production des savoirs.

Ainsi le MSER (dans le cadre du projet OSER) et Sciences Citoyennes organisent un module de réflexion et d’actions intitulé « Sciences et autoritarisme : comment produire des sciences engagées dans le contexte actuel ? » . Il se tiendra le dimanche 24 août de 9h30 à 16h (salle 105, bâtiment A22 R+1-Campus Peixotto de l’Université de Bordeaux. L’entrée se fera au 109 avenue Roul, 33400 Talence)

Le constat de base pour ce module est que l’autoritarisme n’est pas qu’un positionnement politique : d’une part, sa mise en oeuvre implique la mise au point d’un vaste ensemble de méthodes et d’outils issus de recherches scientifiques. D’autre part, les libertés dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche se réduisent. L’exemple spectaculaire vient des États-Unis où des dizaines de termes sont interdits des sujets financés.

Par ailleurs, et c’est le cas dans tous les territoires, des problématiques de recherche auxquelles sont confrontés les habitant·e·s restent non-résolues alors qu’elles nécessiteraient des projets de recherche.

Nous ferons un état des lieux sur l’articulation entre sciences, crises environnementales et autoritarismes, et sur les façons de permettre aux habitant·e·s d’un territoire de faire émerger de manière autonome des projets de recherche en lien direct avec leurs besoins dans lesquels iels seraient pleinement impliqué·e·s et qui puissent les affranchir des dominations étatiques et industrielles.

Le module sera porté par :

  • Ateliers des Jours à Venir,
  • Klask,
  • Ligue des droits de l’Homme,
  • Mouvement pour des Savoirs engagés et reliés
  • Sciences Citoyennes

et sera animé par :

  • Aurore Grandin (Sciences Citoyennes)
  • Chloé Jaubert (Atelier des Jours à Venir)
  • Emmanuel Laurent (La Myne)
  • Ewa Zlotek-Zlotkiewicz (Klask)
  • Laurent Dianoux (Sciences Citoyennes)
  • Livio Riboli-Sasco (Atelier des Jours à Venir).

En outre, il y aura également lors de ces journées la tenue d’un stand afin de faire connaître et promouvoir nos idées,

Dans l’attente de vous rencontrer prochainement,

Venez nombreux.euses,

Amicalement, les membres du MSER
Date 28.07.2025
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Tout « le monde » parle des JESER 2

Billet Le journal Le Monde a publié le 22 octobre 2024 un article sur la deuxième édition des JESER (Journées pour des Savoirs Engagés et Reliés). L’événement, organisé par notre collectif MSER (Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés), a eu lieu du 10 au 12 octobre 2024 à Lyon.

Retrouvez directement l’article sur le site web du journal Le Monde en cliquant sur ce lien.

L’article du journal Le Monde est également disponible en pdf ici.

Sur un ton plus léger, vous pouvez également visionner une vidéo parodique de la manifestation mentionnée dans le papier sur la chaîne YouTube de Sciences Citoyennes :

Date 07.11.2024
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UEMSS 2023 : des modules « Savoirs & Démocraties » riches en réflexions

Billet Lors de l’UEMSS – Université des mouvements sociaux et des solidarités, le MSER s’est associé à une quinzaine d’organisations partenaires* pour proposer deux journées complètes d’ateliers, les 24 et 25 août derniers. Ces deux modules « Savoirs & Démocraties » ont rassemblé chaque jour une trentaine de participant⋅es, dont certain⋅es ont suivi l’ensemble des deux journées.

À l’image de la dynamique du MSER, la préparation des ateliers a été collégiale, tout comme leur animation le jour J qui a ainsi bénéficié d’une diversité de formats (témoignages, arpentage de textes, jeux de rôle, débats…). Ils ont permis de renforcer les liens entre nos organisations, par exemple avec les intervenant⋅es venu⋅es enrichir les échanges de leurs expériences. Quant aux participant⋅es, ielles ont aussi pu contribuer à travers une frise réalisée en direct dans la salle et un document de prise de notes partagé.

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Des préoccupations partagées

Les participant⋅es se sont reconnu⋅es dans notre critique de la prétendue « neutralité » des sciences et techniques, et rejoignent l’idée que leur élaboration se situe dans un cadre marqué politiquement dont il faut avoir conscience.

  • « L’outil n’est qu’un moyen… mais il n’est pas neutre ! »

A travers des témoignages forts, les ateliers ont permis de mesurer l’impact de cette pseudo-neutralité sur celles et ceux qui prennent part au développement des sciences et techniques : les dissonances sont souvent difficiles à gérer…

Ceci invite à mettre davantage en lien les « producteur⋅rices de savoirs » (notamment académiques) et les mouvements sociaux, pour qu’ielles retrouvent un sens à leur activité. Les derniers échanges ont permis d’envisager les moyens pour développer ce lien plus étroit et direct entre sciences et société : comment communiquer, visibiliser, outiller, faire ensemble ?

Que retenir des échanges ?

L’impression partagée que les « progrès » échappent aux individus : ils s’imposent à eux, ne sont pas envisagés comme des réponses à des besoins mais comme des transformations de nos usages. En créant de l’insatisfaction, ou bien de nouveaux marqueur sociaux à respecter, le « progrès » crée en réalité de nouveaux débouchés industriels et commerciaux.

L’impression d’une fuite en avant de plus en plus rapide : lorsqu’une étape est franchie, qu’une pratique est changée, on ne revient pas en arrière. Par effet de cliquet, les nouveaux usages dictés par la technique effacent les précédents : on s’en assure en installant une dépendance, et en faisant disparaître la technique ou l’infrastructure précédente (le tout-numérique remplace le papier dans les démarches administratives ; les cabines téléphoniques disparaissent de l’espace public à mesure que l’utilisation du smartphone s’étend…).


Plateau vidéo réalisé lors de l’UEMSS par la web-télévision associative et indépendante TV Bruits.

Pour celles et ceux qui se sont engagé⋅es dans la production de savoirs et techniques en pensant contribuer à changer le monde, c’est une sensation de mensonge qui domine, à mesure de la prise de conscience d’avoir été form(at)é⋅es pour reproduire et accélérer les dérives du modèle de développement dominant. Un développement qui s’affiche sans alternative…

Et maintenant, on fait quoi ?

Face à ces dissonances, et pour supporter le mal-être qu’elles induisent, les stratégies d’actions oscillent entre deux tendances.

De l’intérieur, faire évoluer les institutions (laboratoires, entreprises, établissements de formations…) et amorcer leur bifurcation en faisant autrement : recherches participatives/collaboratives/citoyennes, évolution des formations… Voire les désarmer en profitant d’y être intégré⋅es, par exemple en lançant l’alerte sur des pratiques qui perpétuent la prédation des populations, des ressources, des milieux.

Ou bien s’en extraire en désertant, et en s’engageant pour des alternatives qui tentent d’inventer d’autres modèles à mettre en pratique.

Une préoccupation constante traverse toutes ces stratégies et ces postures vis-à-vis du modèle dominant : l’enjeu de mieux relier l’élaboration des savoirs (scientifiques ou techniques) et les mouvements sociaux/habitants/citoyens.

Pour ce faire, plusieurs pistes restent à développer et à faire converger :

> inventer de nouveaux cadres démocratiques pour décider des orientations de recherche et de leur financement (assemblées citoyennes, à l’image de ce que propose HorizonTerre) ;

> se doter de nouveaux outils pour se connaître et se relier (proposition de cartographie par le MSER, ou par les Naturalistes Des Terres…),

> reconsidérer la neutralité des chercheur⋅ses et leur devoir de réserve, pour leur permettre de combiner en même temps leurs casquettes de chercheur⋅ses et de citoyen⋅nes engagé⋅es.

* Aitec, Collectif des Associations Citoyennes (CAC), Collectif Vous n’êtes pas seuls, Écopolien, Global Chance, Ingénieurs Sans Frontières, IPAM Initiatives pour un autre monde, Klask, Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, Next Planning, Observatoire des formations citoyennes, Réseau Semences Paysannes, Sciences Citoyennes, Sciences Critiques
Date 05.10.2023
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Universités : « Remplaçons le classement de shanghaï par un palmarès plus durable »

Billet Le 8 septembre 2022, le biologiste Olivier Hamant et le physicien Pablo Jensen proposaient, dans une tribune au « Monde », d’intégrer les dimensions environnementales et d’équité dans les scores fondant les comparaisons internationales des établissements de l’enseignement supérieur.

Depuis qu’il a été créé, le classement de Shanghaï a stimulé une forte concurrence entre les universités. Paris-Saclay en est un bon exemple : le gouvernement a décidé de fusionner de nombreuses universités locales et de haut rang pour atteindre le top 15 par un simple effet de masse. Ce laborieux processus a permis au gouvernement de proclamer aujourd’hui « mission accomplie » – 13e rang mondial au classement de 2021, alors qu’en 2016 la meilleure université, Pierre-et-Marie-Curie, n’était que 39ᵉ.

Cependant, pour atteindre cet objectif, une partie des meilleures terres arables françaises ont été artificialisées, comme le dénonce le collectif Non à la ligne 18. Et ce alors que la mutation socio-écologique en cours fera des champs et des forêts notre principale ressource à l’avenir, dans le cadre de la bioéconomie.

Plus globalement, la conversion des terres représente, à l’échelle planétaire, une des neuf frontières à ne pas dépasser, car elle est une menace majeure pour notre survie. Détruire autant de terres arables pour augmenter un indice abstrait, voilà un symbole particulièrement contre-productif pour un site censé former la prochaine génération des élites françaises.
Un nouvel indice

Cependant, critiquer les imperfections des indicateurs sociaux (PIB, taux de chômage…) est nécessaire mais insuffisant. Une quantification bien conçue permet de comparer les situations complexes que nous vivons, ce qui est indispensable pour orienter nos actions, collectivement. Peut-on imaginer une alternative, qui nous indiquerait des directions plus respectueuses de l’environnement et de l’équité ? Nous nous inspirerons ici de l’indice de développement durable (IDD) récemment formalisé par l’économiste Jason Hickel. Il corrige l’indice de développement humain (IDH) des pays, en tenant compte de leur empreinte environnementale (émissions de CO2 et empreinte matérielle).

Selon ce nouvel indice, la Norvège, l’un des pays au plus haut IDH, se classe à la 157e position (sur 165 pays classés), car son impact environnemental est parmi les plus élevés au monde. Les Etats-Unis (160e) ont un score encore plus mauvais, tandis que les pays européens (et la Chine) se situent autour de la 100ᵉ position (Italie, 103e ; France, 109e ; Royaume-Uni, 126e) et huit pays d’Amérique latine atteignent le top 20 (Costa Rica, 1er ; Cuba, 5e ; Colombie, 12e).

Retrouvez la suite de la tribune sur lemonde.fr.



Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
Date 30.09.2022
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