Abecopol
L’Abecopol, Atelier bordelais d’écologie politique, vise à rassembler et mobiliser la communauté bordelaise de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) autour des enjeux environnementaux. C’est un collectif qui souhaite questionner la place et le rôle de nos institutions de recherche et d’enseignement supérieur face aux bouleversements sociétaux et environnementaux et (re)mettre les savoirs et compétences scientifiques au service de la redirection écologique de nos sociétés.
Académie du Climat - Transformation écologique de la recherche
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AlterCOP - Performance pour le Climat
Au lendemain de la COP30, le 22 novembre à Paris (place du Trocadéro) nous mènerons pendant 10 h (de 6h à 16h) une action de résistance et de réaffirmation de notre obstination farouche à lutter contre le désastre climatique, écologique et social.
10 ans depuis l’Accord de Paris. Cet accord signé durant la COP21 devait marquer un tournant fort dans l’engagement des Etats pour limiter le changement climatique. Un accord inscrit dans une lignée de 30 ans de COP qui n’auront finalement pas permis d’infléchir significativement notre trajectoire vers une catastrophe annoncée. La perspective d’une augmentation de 4°C des températures ne choque plus les dirigeant.es de notre planète alors que ces conditions climatiques mènent tout droit à un monde infernal et invivable pour la grande majorité des êtres vivants.
Alors que les gouvernements continuent de tergiverser, les artistes et les scientifiques rappellent que le temps du constat est révolu. Les rapports s’empilent, les seuils sont franchis, et pourtant l’action n'est toujours pas à la hauteur.
10 h pour rappeler des faits. L’activité scientifique se base sur des méthodes et des observations rigoureuses. L’analyse de ces observations conduit à la production de faits et d’idées validés par des communautés de chercheurs. Cette approche scientifique décrit et alerte depuis maintenant des décennies sur les catastrophes environnementales en cours, mais aussi sur les injustices qui les accompagnent : injustices entre classes sociales, injustices entre pays ; injustices finalement entre ceux, puissants, qui défendent des intérêts privés, et tous les autres.
10h aussi pour faire entendre des textes qui disent les émotions que l’observation et l’expérience de la catastrophe engendrent. 10h pour partager ces émotions.
10 h pour s’obstiner à lire, dire, crier, chanter, jouer ou danser contre la catastrophe ; pour résister à un système mortifère et un discours public de désinformation qui lui permet de perdurer.
10 h de résistance collective. Parce ce que si les sciences documentent, fournissent matière à comprendre, à analyser, à agir, elles doivent être partagées pour contribuer à instruire un débat citoyen. C’est notre ambition.
Le samedi 22 novembre, dès 6h du matin, nous serons là pour affirmer que sciences et arts se lèvent pour résister.
👉 A partir de 14h, Scientifiques en Rébellion (https://scientifiquesenrebellion.fr/) et l’Orchestre du Nouveau Monde (https://orchestredunouveaumonde.fr/) s’uniront pour une action symbolique et sonore : jouer en boucle le Dies Irae de Verdi, hymne de la colère et du jugement. Faire entendre le souffle du vivant dans un monde à bout de respiration. Autour de l’orchestre, des scientifiques et ami.es entonneront le chœur, transformant la place publique en un espace d’alerte et de résistance.
Vous pouvez nous rejoindre pour tout ou partie de ces 10 heures, marquer votre soutien par votre présence, entrer pour un temps dans la ronde des lecteurices, vous saisir des textes que nous proposerons et mettrons à disposition, ou en proposer d’autres … Vous pouvez aussi rejoindre le chœur qui chantera en compagnie de l’Orchestre à partir de 14h ; aucune formation musicale ou prérequis n’est nécessaire, tout le monde peut le faire et les musicien.nes de l’orchestre vont nous y aider ! Il nous faut juste être nombreux.ses et motivé.es !! Amenez une blouse blanche et si nécessaire un parapluie. Toutes les personnes non scientifiques et toutes les familles avec enfants sont bien entendu bienvenues pour encourager la performance et interagir avec le public. Il s’agit d’une action déclarée sans risque juridique.
Signalez-nous votre envie de participer en renseignant ce formulaire https://framaforms.org/rejoignez-nous-le-2211-au-trocadero-pour-une-performance-scientifique-et-artistique-1762349249
L’adresse mail que nous vous demandons dans ce formulaire nous permettra de vous recontacter quelques jours avant pour les dernières précisions sur l’organisation.
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AlterCop 25, Paris, 8 - 11 novembre 2025
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Apéro Zoepolis
Contact pour se coordonner : Laure 07 67 24 12 36
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Appel à se rassembler jeudi 30 mars à 19h devant les préfectures du pays
Appel inter-collectifs de soutien au mouvement social
Contre cette réforme et l’horizon qu’elle veut imposer, nous pensons qu’il est fondamental de transformer notre rapport au travail et au temps. Cela impose de remettre la délibération collective au centre de notre démocratie afin de se réapproprier le débat social, et de construire une société plus juste et compatible avec les fragiles équilibres écologiques et climatiques.
Appel signé par :
Labos 1point5, Sciences Citoyennes, le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, Atecopolam et Ecopolien

Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
À saisir, un texte sur la répression du mouvement écologique
Nous pourrons centraliser sur le site du Mouvement les signataires, mais l’idée avant tout est d’agir à son échelle, en s’appuyant ou non sur le texte proposé ici :
Les Soulèvements de la Terre ne sont pas une menace, l’inaction climatique oui
L’urgence climatique n’est pas un slogan politique ; c’est une réalité physique et tangible dont l’année 2023 risque d’être l’expression la plus forte depuis le début du siècle. Les synthèses de la littérature scientifique indiquent de façon robuste et claire que la « fenêtre d’opportunité » pour assurer un futur à l’humanité se ferme rapidement.
Face à cette réalité, quelle est la menace la plus grave : l’amplification des mobilisations écologiques ou l’inaction climatique et environnementale ? La contestation de nouvelles infrastructures polluantes ou l’incapacité à accepter ces remises en cause, demandées par un nombre croissant de citoyen.nes?
En décidant de dissoudre Les soulèvements de la Terre, le gouvernement met en danger la démocratie. Il empêche l’émergence d’une coalition de transformation écologique en désignant un ennemi imaginaire. Par cette dissolution, il envoie également un message de défiance à l’égard des savoirs scientifiques sur lesquels se fondent les revendications et propositions de cette coalition.
Photo de couverture de Markus Spiske sur Unsplash
Atécopol
L’Atelier d’écologie politique (Atécopol) participe à la construction d’une communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques.
Atecopol Aix-Marseille
L’Atelier d’écologie politique d’Aix-Marseille participe à la construction d’une communauté multidisciplinaire du monde académique travaillant ou réfléchissant aux multiples dimensions liées aux bouleversements écologiques. L’atelier réunit des scientifiques de toutes disciplines et de quasiment tous les établissements de recherche de la région Aix-Marseille.
Atecopol Marseille : À la recherche de solutions durables : la “Tarea Vida” de Cuba
Sandra Duarte-Montenegro, chercheuse, Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, spécialiste de l’écologie de la pollinisation et de l’agroécologie urbaine.
Helen Yaffe, professeure, Université de Glasgow, spécialiste d’économie politique en Amérique latine. Cette partie de ce SemÉcol se tiendra en anglais – traduite en français dans la mesure du possible
Les interventions seront précédées par la diffusion documentaire co-produit par Helen Yaffe sur les abeilles cubaines (sélectionné dans 21 festivals internationaux, 5 prix, dont celui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).
Elles seront suivies d’un débat avec le public conduit par Païkan Marcaggi, de l’Atécopolam.
Helen Yaffe présentera l’histoire environnementale de Cuba, la transition vers le développement durable et le plan national à long terme visant à lutter contre le changement climatique, connu sous le nom de Tarea Vida (Mission Vie) . La conférence abordera les caractéristiques historiques et politico-économiques spécifiques qui expliquent les besoins et les capacités de Cuba en matière de durabilité environnementale et de résilience climatique. Les principales caractéristiques de Tarea Vida sont les suivantes : l’État assume la responsabilité ; la politique est guidée par la science ; l’adaptation des écosystèmes à moindre coût est privilégiée ; la flexibilité est intégrée ; la mobilisation et la participation de la communauté sont essentielles ; l’adaptation et la mitigation sont intégrées dans un processus plus large de transition vers un développement durable plus décentralisé.
Helen Yaffe est l’auteure des ouvrages
Che Guevara: the Economics of Revolution (Palgrave Macmillan, 2009)
We Are Cuba: How a Revolutionary People Have Survived in a Post-Soviet World (Yale University Press, 2020).
Elle est également co-auteure avec Gavin Brown du livre « Youth Activism and Solidarity: The Non-Stop Picket Against Apartheid » (Activisme et solidarité des jeunes : le piquet de grève permanent contre l’apartheid) et a coproduit des documentaires, comme Cuba and Covid-19: Public Health, Science and Society (Cuba et Covid-19 : santé publique, science et société), DaniFilms, 2020, et Cuba’s Life Task: Combatting Climate Change (La mission de Cuba : lutter contre le changement climatique), DaniFilms, 2021, tous deux disponibles gratuitement sur YouTube.
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Atecopol Tours
L’atelier d’écologie politique de Tours regroupe des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que des citoyens soucieux de réenchanter le politique face à la crise climatique. Il a pour but de faire vivre un collectif sur le territoire tourangeau et au delà en région centre-val de de Loire, qui souhaite agir pour faire vivre le débat public autour des problématiques environnementales et écologiques, et les questions éthiques qui se posent dans l’ESR.
Atécopol Tours : Conférence d'Olivier Hamant : antidote à la performance
Plus d'infos : https://atecoptours.hypotheses.org/
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Atécopol Tours : Conférence de Mael Ginsburger
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Atelier d'arpentage collectif & créatif de textes poétiques en lutte
Proposition portée par Axelle & Salomé !
Venez arpenter les chemins de la création littéraire par la lecture, l’écriture et le partage de textes poétiques en lutte.
Nous chercherons à dessiner ensemble des voies / voix de résistance.
Infos pratiques
Où : La Cocotte Solidaire, Nantes
Qui : une dizaine de personnes (les enfants accompagné.es sont les bienvenu.es), aucune expérience nécessaire !
Durée : 2h30
Participation libre, sur inscription !
https://www.lacocottesolidaire.fr/collect/description/637216-z-atelier-d-arpentage-collectif-creatif-de-textes-poetiques-en-lutte
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Atoll
https://archipel.inria.fr/fr/francais-atoll-2025/organisation-de-latoll-2025-rencontres-archipel-2025/
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Bourse d’activités – mode d’emploi
L’idée est simple : nous nous retrouverons à un endroit précis pour procéder à un échange de propositions d’ateliers.
- PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
- PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
- PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour échanger sur le temps du repas entre participant·e·s sur ce que vous avez vécu pendant les ateliers, car nous n’aurons à priori pas de temps dédié à cela en plénière.

Le schéma ci-dessus donne un aperçu du déroulement des bourses aux activités.
Attention : les heures données sur ce schéma sont indicatives et sont à adapter pour les JESER2.
Quelques consignes :
- Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité d’une heure max, assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
- Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir en amont ou le matin même une fiche par atelier (voir ci bas) qui sera ensuite affichée sur un mur pendant la phase de la Place Publique.
- Il est possible qu’un atelier ne trouve pas de personnes qui souhaitent l’intégrer, c’est l’occasion pour la personne qui le proposait de suivre un autre atelier.
- Il serait très appréciable que les ateliers produisent une sorte de commun sous forme de notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.
Fiche atelier :
- Titre de l’atelier
- Haïku de présentation
- Qui propose ?
Pendant les JESER1 en 2022, des ateliers ont été proposés avec une documentation pour certains. Pour les JESER2, les propositions peuvent être données sur ce document ou proposées le jour même.
Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier !
Si l’organisation est très libre, une petite préparation de l’animation en amont peut prévenir des ateliers trop « descendants »…
Coexiscience
Coexiscience (Coopérer et expérimenter autrement la science) fédère des chercheurs, entrepreneurs sociaux, artistes, makers et bénévoles qui mettent concrètement en œuvre une démarche éthique, open source et citoyenne de la science au sein d’un tiers-lieu basé dans la métropole lyonnaise.
Colloque international - "La liberté académique dans la démocratie universitaire " - 17 et 18 novembre
La mission « démocratie universitaire » de Nantes Université, en collaboration avec l’ERC BildungLearning de l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, l’Université de Bordeaux et l’Université Paris Est Créteil, et avec le soutien des réseaux France Universités et l’Initiative, vous invite à débattre de la liberté académique dans la démocratie universitaire à l’occasion d’un Colloque international qui se tiendra à Nantes, les 17 et 18 novembre 2025.
Colloque amphithéâtre
Ce colloque entend explorer les liens qu’entretiennent la liberté académique et la démocratie universitaire. L’université est, en effet, une institution singulière puisqu’elle est la seule à être dirigée par une autorité élue dans le cadre d’un principe d’autogouvernement. Dès lors la liberté académique n’est-elle pas la condition structurelle de toute authentique université ? Les dispositifs de démocratisation de l’université n’exigent-ils pas une défense accrue de la liberté académique ? À l’inverse, si la liberté académique implique, entre autres réquisits normatifs, l’autonomie institutionnelle de l’université et l’autogouvernement des membres de la communauté académique, n’appelle-t-elle pas le développement d’une démocratie universitaire pour se renforcer ?
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Communiqué de soutien à celles et ceux qui bifurquent par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés
Notre Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (SER), qui représente une dizaine d’organisations, soutient avec beaucoup d’enthousiasme ces prises de positions audacieuses.
Il existe en effet une multitude d’approches et de manières d’agir pour que les savoirs produits par les sciences et techniques deviennent un « commun ». Cette diversité d’actrices et acteurs se fédère et se structure depuis des années, et nous sentons avec beaucoup de joie un dynamisme sans précédent. Parmi ces initiatives, nous souhaitons vous présenter la nôtre.
* Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés (SER) est porté par : Sciences Citoyennes, Ingénieur·e·s sans Frontières, PiNG, Klask, Ecopolien, Atécopol, RoguesESR, La Fabrique des Questions Simples, Ingénieur·e·s Engagé·e·s Lyon, Coexiscience, La Myne.
Nos constats communs
- Des défis socio-écologiques minent notre société aujourd’hui, requérant une mise en perspective de nos connaissances sur le monde et sur nous-mêmes, à rebours d’un scientisme technophile,
- une fragilisation du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est en cours, orchestré par des logiques individualistes, des mécanismes de désinformation et de manipulation des savoirs sont à l’œuvre dans les agora publiques, politiques et médiatiques.
Nos objectifs communs
- Faire communauté, afin de rendre visibles nos valeurs communes, via des supports écrits (manifeste, analyses, tribunes…) pour la presse et le personnel politique, tout en assurant une présence via des événements dans la communauté de la recherche et les mouvements sociaux.
Notre but est de réussir à :
- montrer publiquement le caractère politique des sciences et des techniques, alors que leur supposée neutralité sert avant tout à justifier une fuite en avant techno-scientifique sans discussion préalable,
- faire naître des expérimentations fécondes à travers des croisements entre le monde de la recherche et les mouvements sociaux pour une transition écologique et solidaire,
- obtenir des changements significatifs de la part des institutions pour une expression démocratique des choix scientifiques et techniques.
Avec quels moyens ?
Par la formation d’un collectif :
- Se rencontrer, se soutenir et se tenir mutuellement informé·e·s de séminaires, d’idées, d’actions, avec un forum, un agenda et des ressources partagées, pour faire vivre ce collectif.
Par des rencontres lors des Journées d’Été des Savoirs Engagés et Reliés :
à Lyon – 27-28-29 août 2022 (voir le programme)Par des contributions au débat :
- Rédaction d’un Manifeste dont la publication est prévue en septembre 2022
- Diffusion d’un programme de recherche alternatif (Horizon Terre) dont la sortie est prévue début juin
Pour vous tenir au courant ou demander plus d’informations :
Liste de diffusion “Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés” :https://framalistes.org/sympa/subscribe/mser
Nous contacter à l’adresse : contact_jeser@sciencescitoyennes.org

« Confier l’affectation de 10% du Budget de la recherche publique à des conventions citoyennes »
Cela figure dans la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche et pourtant ce n’est pas appliqué : « Mettre en place un débat citoyen périodique sur les orientations prioritaires de la politique de recherche nationale. » Nous faisons une proposition très concrète pour permettre l’application de cette loi : organiser des conventions citoyennes au niveau national et régional, par thématiques, pour décider de l’affectation de 10 % du budget de la recherche publique.
Nous considérons, d’une part, qu’un tel dispositif est nécessaire et urgent dans le contexte social et écologique actuel, d’autre part, qu’il est réaliste. « Nous », c’est le collectif Horizon Terre, une quarantaine de membres académiques, associatifs et étudiants. Nous avons travaillé depuis trois ans sur ce que pourraient être les priorités de la recherche dans le contexte des limites planétaires. Le document que nous avons produit, à lire sur Horizon-terre.org, constitue un matériau pour l’appropriation citoyenne du sujet des orientations de recherche.
Tout le monde s’accorde sur le constat que nos sociétés affrontent un défi sans précédent pour lutter contre les ravages écologiques. Un objectif majeur est d’atteindre la neutralité carbone en 2050, conformément à la réglementation légale en France et en Europe. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a montré qu’il existait des chemins très différents permettant d’atteindre ce but. Certains scénarios visent la poursuite du consumérisme qui deviendrait « décarboné » ou « compensé en carbone », en faisant le pari que de nouvelles technologies le permettront.
D’autres scénarios privilégient au contraire la sobriété, les « low-tech », la relocalisation des activités et des changements comportementaux et organisationnels. Assurément, ces scénarios dessinent des sociétés très différentes entre lesquelles un choix devrait être fait de façon démocratique.
D’hypothétiques ruptures technologiques
Ces choix de société nécessitent également des connaissances et des technologies nouvelles : ingénierie high-tech d’un côté, ingénierie low-tech et sociale de l’autre. Sans ces connaissances, pas de choix : celles produites aujourd’hui seront celles qui seront mobilisées demain. Par conséquent, les orientations actuelles de la recherche dessinent ou verrouillent les futurs possibles.Lire la suite de la tribune sur lemonde.fr ou ici au format PDF.
Coordo OSER
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Copil OSER
- Tour de table : 15’
- Revue des objectifs et de l’avancement : 30’
- Lien entre les événements, avec d’autres projets et collectifs actuels ou passés : 30’
- Revue des événements à venir : 30'
- Relevé de décisions : 15’
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Copil OSER
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Crises écologiques, sociales, politiques : Faire Face et Résister
Le coup d’état que Donald Trump et son éminence noire Elon Musk sont en train d’imposer au peuple américain nous rappelle le lien entre toutes ces crises, entre toutes nos luttes. Trump et Musk et les intérêts industriels, marchands, idéologiques qu’ils servent sont le symbole et le moteur de l’effondrement global de nos milieux de vie et de nos sociétés.
Ce coup d’Etat s’est annoncé par une attaque sur les institutions scientifiques et réglementaires d’une brutalité et d’une ampleur inédite depuis les épisodes nazis (Rust) et staliniens (Lyssenko). Nous ne sommes pas surpris.es : le projet de Trump et Musk est de détruire tous les services publics, tout ce qui fait communs, tout ce qui fait société. Ce projet fasciste passe par la destruction des mondes de l’éducation, de la connaissance qui résistent à leur projet malade et insensé et lui opposent les valeurs-ciment de nos sociétés et les réalités du monde que nous habitons.
Nous dénonçons cette attaque contre tout ce en quoi nous croyons et nous affirmons notre solidarité avec toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui victimes de ce technofascisme, de cette guerre totale contre le vivant, contre l’humanité.
Mais ne nous y trompons pas, cette volonté de destruction n’est pas propre aux libertariens et milliardaires américains. Ce projet de destruction méthodique s’étend, insidieusement mais sûrement, jusqu’au cœur du pouvoir en France comme nous le rappelle les positions récentes des ministres de la Recherche (Hetzel, Vidal), de l’éducation (Blanquer), de la police (Retailleau) ou de l’injustice (Darmanin). C’est en France que les plus hauts responsables politiques, sourds aux alertes des scientifiques du GIEC, de l’IPBES, de l’INSERM… appellent à la suppression de l’OFB, ou de l’ADEME, à la neutralisation de l’ANSES, au démantèlement du CNRS (engagé depuis plusieurs années) et à la mise au pas idéologique des universités.
La guerre est déclarée et nous ne pouvons plus l’éviter. Nous appelons l’ensemble des acteurs et actrices des mondes associatifs et académiques à affronter ici et maintenant la vague brune et écocidaire qui se profile, à s’opposer systématiquement aux ordres et initiatives qui visent à détruire le tissu social et la société de la connaissance, et à préparer la résistance.
Crédit image : @dmncwndrlch (Pixabay)
Croisement des savoirs sur les enjeux de l'extractivisme numérique - OSER à Nantes le 12 novembre.
EXTRhackT – journée de rencontre sur la matérialité du numérique
L'intention
Alors que les usages du numérique vont croissant, ce sont aussi ses impacts environnementaux qui se démultiplient. À l’heure de l’anthropocène et alors que nos capacités de mesure et de modélisation des enjeux climatiques sont toujours plus précises, il n’y a plus de doutes : notre environnement numérique (actuel comme anticipé) n’est pas écologiquement soutenable. Plusieurs cas emblématiques et particulièrement bien documentés des impacts environnementaux des infrastructures et de la matérialité du numérique restent cependant peu connus du grand public comme :- L’extraction minière liée à la production des terminaux (Célia Izoard, La Ruée minière au XXIe siècle, 2024) https://www.terrestres.org/2025/07/05/la-banalite-de-lempire-laccord-ue-rwanda/
- La consommation énergétique des datacenters (Fanny Lopez, À bout de flux, 2022 ; Fanny Lopez et Cécile Diguet, Sous le feu numérique: Spatialités et énergies des data centers, 2023)
- La consommation en eau, de la production des puces au refroidissement des datacenters (https://stopmicro38.noblogs.org/questions-reponses/#3 - https://savethe.ai/water/)
Pourtant, au-delà de l’écosystème des institutions de recherches, des artistes travaillent aussi ce sujet depuis plusieures années (Benjamin Gaulon, Ultimate Waste, 2020), mais aussi des structures associatives ou des collectifs militants (Tactic, STop Micro, Le Nuage était sous nos pieds).
EXTRhackT est une journée de rencontre autour des enjeux lés à la matérialité du numérique qui se propose de croiser militant·es, chercheur·euses, citoyen·nes et artistes dans le but d’ouvrir un espace pour la construction de dynamiques de co-recherches sur le numérique et ses impacts, inspirées tant par les enquêtes militantes et ouvrières que par les sciences participatives.
Ces rencontres se déroulent à Hyperlien, à Nantes, dans un territoire qui se vit comme innovant et moteur du point de vue des technologies numériques et de leurs usages en France, mais où ses impacts sociaux et environnementaux restent peu visibles et discutés.
Elles sont portées par l’association PiNG et par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, dans le cadre d’un Observatoire des Savoirs Engagés et Reliés, qui fait étape à Nantes avant Lyon, Montpellier, Marseille.
Le programme
Matin- 9h30 – Accueil café
- 9h45 – Mot d’introduction de la journée, présentation de Mouvement pour des savoirs engagés et reliés et de son projet d’observatoire OSER
- 10h00 – Conférence : S’engager contre l’extractivisme, le cas de la musique numérique par Vincent Lostanlen, chargé de recherche au CNRS, associé au LS2N / Université de Nantes et bassiste. Un aperçu des enjeux écologiques de l’industrie musicale à l’heure du streaming et des formats audiophiles
- 11h00 – Table ronde : Composer les savoirs scientifiques et militants face à une industrie numérique qui cultive l’opacité, avec :
- Jacopo Rasmi, Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, laboratoire ECLLA, co-directeur avec Léna Dormeau des numéros sur le « Dehors de la Recherche” et “Déserter pour mieux chercher”) de la revue Multitudes, organisateur de As long as you don’t steal we share
- Tibo Labat, membre de Reprises de savoirs, un collectif qui organise des chantiers de « reprises des savoirs » et désormais des marches-compositions-enquêtes
- Jean-Baptiste Bahers, Atecopole Nantes, Chargé de recherche CNRS, UMR ESO, Université de Nantes, revue FLUX
Après-midi – Forum ouvert
- 14h – Forum ouvert : chacun·e pourra proposer ou s’associer à des ateliers par petits groupes afin d’explorer collectivement diverses thématiques. Si vous souhaitez proposer un atelier ou simplement en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article à ce propos.
- 17h – Restitution, clôture de la journée
Infos pratiques
Gratuit, accessible sur inscription via ce formulaireMercredi 12 novembre 2025, de 9h30 à 17h30
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
Féru·e de technologie ou simple curieux·se, venez nombreux·ses pour ce prochain rendez-vous du MSER.
Très bel automne à tous·tes.
Débat / Apéro paysan / Projection
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Débat Sciences, crises environnementales et extrême-droite
Des savoirs engagés et reliés contre l’extrême droite
Pour compléter ces initiatives, le MSER alerte sur le danger que fait peser la menace d’un régime autoritaire sur les productions de savoirs, dans cette courte prise de position :
Contribution du MSER – Juillet 2024
Sous le dogme T.I.N.A [1], le néolibéralisme ne cesse d’abîmer les conditions d’exercice des sciences et leurs objectifs émancipateurs.La privatisation de la recherche comme celle des services publics en général influence les choix des chercheur.ses. Les financements publics sont de plus en plus orientés vers des projets jugés rentables. Il faut répondre aux exigences du marché qui attend des retombées économiques du moindre résultat de recherche [2]. Les personnels sont sous pression et doivent produire rapidement des résultats tout en sacrifiant à la liberté de leur choix de sujets d’étude. Cette sape des libertés académiques [3] et la restriction des orientations de recherche ne fait en outre que creuser la distance entre les citoyen·nes et les sciences, entre des questionnements légitimes (sciences non faites [4] : recherches sur l’endométriose, les perturbateurs endocriniens, les pollutions industrielles, l’extinction de la biodiversité…) et les recherches effectivement financées (sciences sur-faites : recherche de gisements pétroliers et miniers, IA, surveillance de masse…)
Ce constat déjà très lourd de la privatisation de la recherche ne date pas d’hier. Mais qu’adviendrait-il en cas d’accession au pouvoir d’un parti autoritaire et illibéral, voire fascisant ? Les exemples brésilien, hongrois, turc ou italien laissent penser que la vision idéologique réactionnaire de l’extrême-droite viendrait s’ajouter aux impératifs financiers pour contraindre la recherche. L’extrême-droite ne rompra pas avec la précarisation de l’ESR mais l’accentuera, en s’en prenant en particulier aux chercheur.ses et étudiant·es étrange·es. Des mesures comme la mal nommée « Bienvenue en France » [5] ont d’ores et déjà fait rentrer dans nos universités des formes de préférence nationale, en discriminant les ressortissants de pays extérieurs à l’Union Européenne.
La chape de plomb qui s’exercerait dans la société en général n’épargnerait évidemment pas les chercheur·ses et limiterait le développement des connaissances et leur diffusion. Les attaques relayées sans aucun fondement par certains ministres et députés contre le prétendu « islamogauchisme » qui « gangrènerait l’Université » ou la « cancel culture » qui empêcherait dorénavant le débat scientifique dans l’ESR nous donnent déjà des avant-goûts de ces tentatives d’intimidation. Les dissident.es seront ainsi poussé.es à rentrer dans le rang et persécuté.es en cas de refus.
La manipulation de l’information scientifique déjà à l’œuvre par l’entremise des réseaux sociaux privés non régulés empirerait certainement et deviendrait sans doute un outil au profit de l’agenda politique du régime. Le climatoscepticisme de l’extrême-droite est aussi le signe d’une méconnaissance et d’un mépris pour des consensus scientifiques dont le GIEC fait par exemple la synthèse, avec des conséquences à long terme catastrophiques: « C’est un monde à +3° que nous promet le Rassemblement National » [6]. La rationalité est également mise à mal au travers de théories complotistes comme celle du grand remplacement. Le contrôle et la manipulation des masses sous couvert de caution scientifique serait donc à l’opposé de l’idéal émancipateur de toutes les sciences qu’il faudrait protéger et renforcer.
Dans un premier temps, il est impératif de barrer la route au Rassemblement National et ses alliés. Un sursaut s’est produit au lendemain de l’annonce de la dissolution associant de larges pans de la société.

[1]. « There is no alternative », formule utilisée par Margaret Thatcher
[2]. https://www.cairn.info/revue-mouvements-2012-3-page-13.htm
[3]. https://rogueesr.fr/20211027/
[4]. https://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2021/10/Brochure_TSS_2020.pdf
[5]. http://www.gisti.org/spip.php?article6761 Les dispositions contre les étudiants étrangers de la loi immigration ont quant à elles été censurées par le Conseil Constitutionnel : https://www.campusfrance.org/fr/actu/loi-immigration-pas-de-changement-pour-les-etudiants-internationaux
[6]. https://www.nouvelobs.com/politique/20240625.OBS90215/nous-scientifiques-appelons-a-la-mobilisation-contre-l-extreme-droite.html
vidéo https://amupod.univ-amu.fr/video/31769-tribunesercontreedmp4/
Liste des tribunes en lien avec la production de savoirs
- Tribune l’Université avec le Front Populaire, contre l’extrême droite et aussi sur médiapart
- [Tribune] L’extrême-droite, une menace pour l’action associative et citoyenne – Le Mouvement Associatif(https://lemouvementassociatif.org/l-extreme-droite-une-menace-pour-l-action-associative-et-citoyenne-la-tribune/)
- Tribune Solidarité, écologie et justice : le Front populaire, notre espoir commun – Greenpeace
- Tribune Scientifiques en Rébellion et la vidéo(https://amupod.univ-amu.fr/video/31769-tribunesercontreedmp4/)
- Tribune de la LDH « ensemble contre l’extrême-droite »
- Tribune Soulèvements de la Terre
- Texte contre l’Extrême droite de Labos1.5
- Contribution sur les accusations d’antisémitisme d’une partie de la gauche
Prises de position de laboratoires ou sociétés savantes
- Motion du Conseil d’Administration de Sorbonne Université (2 juillet 2024)
- France Universités, la CDEFM, la Cdefi, et la CGE disent non au Rassemblement national pour les Universités et les écoles (1 juillet)
- Motion du C3N du comité national du CNRS (27 juin)
- Laboratoire Parole et Langage, Aix-en-Provence
- Laboratoire de Psychologie Sociale, Aix-Marseille Université
- MMSH de Aix
- Laboratoire TELEMMe
- Association française des anthropologues
- section 19 sociologie et démographie du CNU
- Association Française de Science Politique
- Un appel de figures de la recherche
- CGT Ferc Sup aux présidents d’Université
- Motion du conseil national des universités, section27 (informatique)
- Motion du conseil national des universités, section29 (constituant élémentaires)
- Motion contre l’extrême-droite du conseil d’UFR Arts, Langues et Sciences Humaines de Aix-Marseille Université (4 Juillet)
Aidez-nous à compléter ces listes, non exhaustives, en nous écrivant à contact-jeser[at]sciencescitoyennes.org
Dossier sur l’engagement des scientifiques
En amont de cette journée, le journal Libération a publié le 16 mai 2024 une tribune signée par Isabelle Stengers et Jérôme Santolini « Les scientifiques doivent repenser leur rapport au monde », en lien avec une contribution au débat de l’association Sciences Citoyennes (plus d’infos sur le site https://sciencescitoyennes.org/pour-une-recherche-engagee-libre-et-responsable/).
Le journal Le Monde a publié le 21 mai 2024 un dossier sur le sujet avec une enquête « Lassés d’alerter sur le climat sans être entendus, des chercheurs sortent de leur "neutralité" » et une interview de Christine Noiville retraçant l’avis du comité d’éthique du CNRS « Christine Noiville, présidente du comité d’éthique du CNRS : "Les scientifiques ont le droit et la liberté de s’engager" ».
Echange Livio / OSER
Écopolien
L’Ecopolien réunit des membres des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche de toutes disciplines, souhaitant participer à la construction, en région francilienne, d’une communauté de scientifiques préoccupé.es par les questions écologiques.
Engagé·es contre la réforme des retraites !
Pour les femmes, pour les travailleur·euses avec un métier pénible, pour les plus précaires, etc. le projet de réforme des retraites du gouvernement Borne est brutal, injuste et va contre toute logique de solidarité et d’égalité. Cette réforme pèse sur les catégories sociales les plus précaires, sur les personnes les plus vulnérables au changement climatique, les plus exposées aux pollutions environnementales.
Ce projet de réforme des retraites s’inscrit dans la même logique d’épuisement des êtres que toutes les politiques économiques néo-libérales qui perpétuent les ravages du vivant. Il encourage la retraite par capitalisation qui contribue à financer les désastres écologiques, et est donc un non-sens vu le contexte de crise écologique globale. Des alternatives existent et nous croyons dans le fait qu’une mobilisation massive puisse contribuer à les faire advenir.
C’est pourquoi, de là où nous sommes, depuis nos établissements d’enseignement ou de recherche, depuis nos écoles, les bancs de nos amphithéâtres ou les barricades des campus nous entendons participer à cette mobilisation et appelons tou·te·s nos collègues à faire de même.
Le MSER se bat pour ré-engager la production et la transmissions des savoirs dans la société, relier les métiers de l’enseignement et de la recherche aux besoins sociétaux définis démocratiquement, relégitimer les savoirs de tou·te·s quels que soient sa trajectoire individuelle ou ses diplômes.
Le 7 mars et lors de toutes les mobilisations à venir, plutôt que de faire cours, nous laisserons la tribune aux publics concernés. Plutôt que de rester assis sur nos strapontins, nous animerons des débats encourageant la co-construction des politiques publiques et des recherches avec les publics concernés, avec les minorités.
crédit photo de couverture : Mathilde Larrère.
Enterrement Sciences Sociétés
- National
ESS’quiSS
ESS’quiSS est une coopérative d’accompagnement de l’innovation sociale ancrée au sein de la Faculté de Sciences Humaines et Sociales de l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne.
États généraux des sciences et techniques engagées
Le démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est en cours, orchestré par des logiques néolibérales. Les défis socio-écologiques pressent notre société aujourd’hui et requièrent une mise en perspectives de nos connaissances sur le monde et sur nous même. Des mécanismes de désinformations et de manipulation des savoirs sont à l’œuvre dans les agora publiques, politiques et médiatiques.
Voilà, les trois constats, partagés par Sciences Citoyennes, Ping, Klask, Ingénieurs sans frontières, l’ATelier d’ÉCOlogie POLitique (Atécopol), l’Atelier d’écologie politique francilien (Ecopolien), le réseau IPAM, Global Chance, l’Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC) et RogueESR qui ont motivé l’organisation de ces états généraux des sciences et techniques engagées. Cette journée s’est tenue à Nantes le 26 août 2021 dans le cadre de l’Université d’été des Mouvements Sociaux et des Solidarités. Le compte-rendu de cette journée est désormais disponible ici : Compte-rendu des États généraux des Sciences et Techniques Engagées (4MB)
L’objectif de cette journée était de soumettre ces constats, ainsi que les enjeux de la production de savoirs et de ses liens avec la société, aux participant·es des UE pour enrichir nos réflexions mutuelles et pour envisager la possibilité de mettre ces sujets à l’agenda du débat public de manière collective.
Les interventions thématiques de Marion Véber sur la lutte contre les pratiques de bio-piraterie, d’Isabelle Goldringer sur des
pratiques de recherche co-construite avec les acteurs concernés et de Christophe Bonneuil sur l’apport de l’histoire pour repolitiser les savoirs et les institutions qui les produisent, nous ont permis de commencer la journée en nous figurant les problématiques et les enjeux de cette remise en société de la production de savoirs. Les ateliers contributifs de l’après-midi visaient eux à questionner les engagements possibles sur cette question : quelle(s) alliance(s) entre chercheur·se·s et
mouvements sociaux ? Comment construire un débat réellement démocratique sur les orientations de recherche, en matière de santé, agriculture, habitat, énergie, mobilité, pour inventer ensemble un futur désirable. Ce document tente de faire la synthèse de ces différents temps et des discussions qu’ils ont généré.
À l’issue de cette journée, nous ne pouvons pas présenter de plan d’action précis mais nous pouvons réaffirmer qu’il nous semble urgent de poser publiquement la questions de la production de savoirs et de sa mise en démocratie. Nous pouvons également affirmer notre volonté de porter ce chantier, et de le faire de manière collective. L’importance des enjeux abordés a plusieurs fois été rappelée dans les discussions. Les différents échanges ont eux permis de remettre en évidence la complexité des inter-relations existantes entre production de savoirs et société. Ces inter-relations sont de différentes natures (économiques, politiques, culturelles etc.), de différentes échelles (du local à l’international) parfois de différentes époques. Aussi, nous ne pouvons raisonnablement faire l’économie de la richesse d’un travail collectif et ouvert, pour produire une réflexion fidèle à cette complexité et à la hauteur des enjeux auxquelles nous faisons face.
Un agenda de rencontres a été établi pour renforcer notre collaboration. Nous organiserons dans les mois qui viennent des moments d’échanges ouverts le 17 Janvier à Paris ; le 17 Février à Nantes ; le 18 mars à Lyon ; le 14 avril à Montpellier ; le 13 mai à Caen ; le 17 juin à Brest
Vous pouvez vous joindre à ces travaux en vous adressant à contact[at]sciencescitoyennes.org (ou autre point de contact)


Evenement de test
EYES, Paris, 17 septembre 2025
Présentation du projet Entreprises illégitimes dans l’enseignement supérieur (Eyes)
https://drive.google.com/file/d/1vLtuXCptG2UrA2HGwwGNNxNk3nNDEplp/view
Objectifs de l’événement :
Informer les sphères étudiantes, de la recherche et citoyenne de nos travaux respectifs au sujet de l’influence du privé dans l’ESR (évolutions, état actuel, conséquences)
Profiter de la communication autour de cet événement pour faire parler de ce sujet (au-delà des personnes qui viendront)
À moyen-terme, participer à faire naître des mouvements étudiant, dans la recherche et citoyen de dénonciation de la place du privé dans les institutions publiques
En parallèle à moyen-terme, structurer un plaidoyer politique à ce sujet
Intervenant·es :
Le collectif Eyes pour parler du lancement du projet et présenter les analyses à partir des données récoltées
L’Observatoire des Multinationales sur les influences du privé à l’École polytechnique
L’association Acadamia sur la demande de transparence des contrats de mécénat
Sciences Citoyennes pour présenter le collectif Horizon TERRE pour une voie alternative aux orientations de la recherche, ainsi que la pétition qui va être lancée
Les Amis de la Terre sur la mobilisation étudiante contre les banques polluantes sur les campus
Un chercheur pour témoigner de l’influence du privé et des moyens pour lutter contre via son expérience
Faire de la recherche autrement
Séminaire de recherche : conférences et ateliers
Du 12 au 14 janvier 2026 - Parade, Arles
La recherche, qu’elle soit académique ou industrielle, traverse une période de puissante remise en question après une longue période de relative prospérité et légitimité depuis l’émergence de la Big Science jusqu’à l’explosion de la recherche privatisée des géants de la tech. Le modèle de la recherche publique s’était déjà abimé au rythme des crises économiques et des réformes de l’ESR des années 2000. Un coup de grâce symbolique a été porté à son lien de confiance avec la population avec l’avènement de la post-vérité et la prise de conscience de l’urgence climatique, en tant qu’ils sont révélateurs des contradictions de la science. Ainsi, la recherche alerte sur la catastrophe climatique en cours, tout en étant la cheville ouvrière des technologies qui ont permis la destruction de l’environnement. De même, la post-vérité brouille les frontières entre expertise et propagande, la science étant mise à contribution pour servir des idéologies parfois opposées, quand elle n’est pas directement impliquée dans la production d’intérêts privés ou de décisions politiques qui ne disent pas leur nom.
C’est d’abord une crise des modèles, où les structures traditionnelles, privées et publiques, montrent de plus en plus leurs limites tant sur le plan économique (précarité, dépendance aux financements, soumission aux impératifs technologiques) que social et politique (monopolisation, décalage entre l’utilité perçue et l’utilité réelle, rapport au commun, déconnexion du réel). Dans ce contexte, on voit émerger des modèles hybrides (coopératives, modèles open-source, chercheurs indépendants) qui semblent redéfinir les rapports de pouvoir et les finalités de la recherche, tout en opérant dans une économie fragile et un floutage des limites entre expertise, activisme et innovation.
C’est aussi une crise de sens, dans un contexte de surproduction scientifique, souvent standardisée et déconnectée des enjeux sociétaux, qui interroge quant à son utilité sociale, sa pertinence épistémologique et son accessibilité. Le modèle de restitution de la connaissance savante n’a pas fondamentalement évolué depuis le XIXè siècle alors même que tout a changé : les supports de diffusion, les modalités d’accès, les attentes sociales, le public, le niveau scolaire moyen dans la population générale, et les temporalités (l’urgence climatique ne peut attendre les cycles de publication académique). Il s’agit donc aussi de s’adapter en considérant de nouveaux besoins (interdisciplinarité, recherche-action, expérimentation) et en créant de nouvelles formes (écriture ouverte, travaux collaboratifs, prospective, art-science, prototypage), tout en redonnant une place importante à l’épistémologie, la critique scientifique et la recherche exploratoire qui sont devenus les parents pauvres du domaine
C’est enfin une crise de légitimité, où la séparation d’avec la société civile se creuse alors même que les attentes en matière de transparence, de pédagogie et d’impact concret n’ont jamais été aussi fortes. Le rapport entre recherche et société oscille entre méfiance à l’égard des sachants et du discours scientifique, et instrumentalisation des chercheurs pour justifier des décisions politiques, des idéologies ou justifier un état du monde. On voit poindre aussi un réductionnisme qui infiltre toutes les sphères sociales et qui tend à affirmer la science comme la seule voie légitime pour identifier les vrais enjeux et orienter les choix collectifs. Au delà de la charge qu’elle fait porter sur la science, cette ambivalence méconnaît outrageusement le caractère nécessairement politique de toute décision publique, et contribue à l’affaiblissement du débat public en postulant que les conclusions de la science sont par définition « acceptables » socialement, ce qui est radicalement faux. À l’opposé, les nouvelles manières de faire de la recherche intègrent de plus en plus la « société » dans leur positionnement épistémique, que ce soit en l’impliquant dans le processus même de production des savoirs (sciences participatives, recherche-action), ou en « concevant » le projet de recherche comme une réponse « politiquement située » face à une question considérée comme intrinsèquement non-neutre, ou encore en faisant la promotion d’un dialogue efficace et d’une intermédiation comme nouvelle « mission » essentielle de la recherche.
Ces crises appellent une refondation de la recherche, ainsi qu’à un dialogue entre acteurs de la recherche, de la société, de la culture et de l’entreprise. Ce séminaire se veut un espace pour cartographier les alternatives émergentes et leurs limites, expérimenter des formats d’élaboration et de restitution des connaissances, et travailler le lien social et démocratique. Nous proposons d’explorer trois leviers de transformation pour une recherche ancrée dans le réel :
- Les modèles économiques et organisationnels : Qui produit la recherche, et comment ? Comment ces modèles redéfinissent-ils la légitimité et l’autonomie de la recherche ? Quels sont leurs avantages et limites en termes de pérennité, de visibilité et d’impact ? Comment concilier indépendance, reconnaissance institutionnelle et autonomie économique ?
- Les engagements : Quel rôle social pour la recherche et comment le concrétiser dans un contexte de transition écologique ? Comment investir le champ socio-économique dans une dynamique apprenante et non-surplombante ? Quelles relations science/société co-construire sans négliger les apports et les besoins de chacun ? Quelles relations avec les acteurs du champ politique et informationnel ?
- Les formats de la recherche : Comment faire de la recherche à l’heure du flux continu, de l’IA et de la méta-analyse ? Quelles alternatives au "publish or perish" et au formatage des productions scientifiques ? Comment évaluer la qualité et l’impact épistémologique (refonder le pair-à-pair, métriques alternatives) ? Quels formats pour rendre la recherche plus adaptative, engageante et appréhendable pour la société ?
- National
Faire de la recherche autrement - journées à Arles organisées par Ananké du 12 au 14 janvier 2026
Faire de la recherche autrement
Modèles alternatifs, nouvelles écritures et ancrages sociétaux de la recherche.
Séminaire de recherche : conférences et ateliersDu 12 au 14 janvier 2026 - Parade, Arles
Le MSER participera à l'évenement !
Programme en pdf et lien d'inscription dans le pdf
La recherche, qu’elle soit académique ou industrielle, traverse une période de puissante remise en question après une longue période de relative prospérité et légitimité depuis l’émergence de la Big Science jusqu’à l’explosion de la recherche privatisée des géants de la tech. Le modèle de la recherche publique s’était déjà abimé au rythme des crises économiques et des réformes de l’ESR des années 2000. Un coup de grâce symbolique a été porté à son lien de confiance avec la population avec l’avènement de la post-vérité et la prise de conscience de l’urgence climatique, en tant qu’ils sont révélateurs des contradictions de la science. Ainsi, la recherche alerte sur la catastrophe climatique en cours, tout en étant la cheville ouvrière des technologies qui ont permis la destruction de l’environnement. De même, la post-vérité brouille les frontières entre expertise et propagande, la science étant mise à contribution pour servir des idéologies parfois opposées, quand elle n’est pas directement impliquée dans la production d’intérêts privés ou de décisions politiques qui ne disent pas leur nom.
C’est d’abord une crise des modèles, où les structures traditionnelles, privées et publiques, montrent de plus en plus leurs limites tant sur le plan économique (précarité, dépendance aux financements, soumission aux impératifs technologiques) que social et politique (monopolisation, décalage entre l’utilité perçue et l’utilité réelle, rapport au commun, déconnexion du réel). Dans ce contexte, on voit émerger des modèles hybrides (coopératives, modèles open-source, chercheurs indépendants) qui semblent redéfinir les rapports de pouvoir et les finalités de la recherche, tout en opérant dans une économie fragile et un floutage des limites entre expertise, activisme et innovation.
C’est aussi une crise de sens, dans un contexte de surproduction scientifique, souvent standardisée et déconnectée des enjeux sociétaux, qui interroge quant à son utilité sociale, sa pertinence épistémologique et son accessibilité. Le modèle de restitution de la connaissance savante n’a pas fondamentalement évolué depuis le XIXè siècle alors même que tout a changé : les supports de diffusion, les modalités d’accès, les attentes sociales, le public, le niveau scolaire moyen dans la population générale, et les temporalités (l’urgence climatique ne peut attendre les cycles de publication académique). Il s’agit donc aussi de s’adapter en considérant de nouveaux besoins (interdisciplinarité, recherche-action, expérimentation) et en créant de nouvelles formes (écriture ouverte, travaux collaboratifs, prospective, art-science, prototypage), tout en redonnant une place importante à l’épistémologie, la critique scientifique et la recherche exploratoire qui sont devenus les parents pauvres du domaine
C’est enfin une crise de légitimité, où la séparation d’avec la société civile se creuse alors même que les attentes en matière de transparence, de pédagogie et d’impact concret n’ont jamais été aussi fortes. Le rapport entre recherche et société oscille entre méfiance à l’égard des sachants et du discours scientifique, et instrumentalisation des chercheurs pour justifier des décisions politiques, des idéologies ou justifier un état du monde. On voit poindre aussi un réductionnisme qui infiltre toutes les sphères sociales et qui tend à affirmer la science comme la seule voie légitime pour identifier les vrais enjeux et orienter les choix collectifs. Au delà de la charge qu’elle fait porter sur la science, cette ambivalence méconnaît outrageusement le caractère nécessairement politique de toute décision publique, et contribue à l’affaiblissement du débat public en postulant que les conclusions de la science sont par définition « acceptables » socialement, ce qui est radicalement faux. À l’opposé, les nouvelles manières de faire de la recherche intègrent de plus en plus la « société » dans leur positionnement épistémique, que ce soit en l’impliquant dans le processus même de production des savoirs (sciences participatives, recherche-action), ou en « concevant » le projet de recherche comme une réponse « politiquement située » face à une question considérée comme intrinsèquement non-neutre, ou encore en faisant la promotion d’un dialogue efficace et d’une intermédiation comme nouvelle « mission » essentielle de la recherche.
Ces crises appellent une refondation de la recherche, ainsi qu’à un dialogue entre acteurs de la recherche, de la société, de la culture et de l’entreprise. Ce séminaire se veut un espace pour cartographier les alternatives émergentes et leurs limites, expérimenter des formats d’élaboration et de restitution des connaissances, et travailler le lien social et démocratique. Nous proposons d’explorer trois leviers de transformation pour une recherche ancrée dans le réel :
- Les modèles économiques et organisationnels : Qui produit la recherche, et comment ? Comment ces modèles redéfinissent-ils la légitimité et l’autonomie de la recherche ? Quels sont leurs avantages et limites en termes de pérennité, de visibilité et d’impact ? Comment concilier indépendance, reconnaissance institutionnelle et autonomie économique ?
- Les engagements : Quel rôle social pour la recherche et comment le concrétiser dans un contexte de transition écologique ? Comment investir le champ socio-économique dans une dynamique apprenante et non-surplombante ? Quelles relations science/société co-construire sans négliger les apports et les besoins de chacun ? Quelles relations avec les acteurs du champ politique et informationnel ?
- Les formats de la recherche : Comment faire de la recherche à l’heure du flux continu, de l’IA et de la méta-analyse ? Quelles alternatives au "publish or perish" et au formatage des productions scientifiques ? Comment évaluer la qualité et l’impact épistémologique (refonder le pair-à-pair, métriques alternatives) ? Quels formats pour rendre la recherche plus adaptative, engageante et appréhendable pour la société ?
Début de l'événement 12.01.2026
Fin de l'événement 14.01.2026
Lieu de l'événement Provence-Alpes-Côte d'Azur
Portée de l'événement
- National
Ouvert au public ou Equipe public
Evènement du MSER ou externe Un évenement de l'écosystème
Adresse Pad https://www.ananke.coop/actualites/448/
Fête des possibles
- Local
Forum ouvert EXTRhackT, mode d'emploi
Déroulement d'un forum ouvert :
- PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
- PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
- PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour documenter les ateliers sur la fiche "retours d'atelier" qui sera distribuée à chaque groupe, afin que nous puissions conserver et publier des traces de cette journée. Peu importe le format, notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.

Quelques consignes :
- Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité d’une heure max, assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
- Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir en amont ou le matin même une fiche par atelier (voir ci bas) qui sera ensuite affichée sur un mur pendant la phase de la Place Publique.
- Il est possible qu’un atelier ne trouve pas de personnes qui souhaitent l’intégrer, c’est l’occasion pour la personne qui le proposait de suivre un autre atelier.
Fiche atelier :
- Titre de l’atelier
- Présentation en une phrase
- Qui propose ?
Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier, n'hésitez pas à contacter meven(a)pingbase.net !
Si l’organisation est très libre, une petite préparation de l’animation en amont peut prévenir des ateliers trop « descendants »…
Framasoft
- Partenaire ressource
FutureEarth - Towards a just and habitable world: exploring the role of technology
- National
GIS démocratie et participation : à quoi tient la démocratie ?
L’inscription est gratuite mais obligatoire, ouverte jusqu’au 19 novembre 2025 : Inscription : colloque « À quoi tient la démocratie ? » du GIS Démocratie et Participation - 20 & 21 novembre 2025 | Framaforms.org
Le programme est disponible ci-dessous (version PDF à télécharger).
- National
Ingénieurs sans frontières
Nous, membres d’Ingénieurs sans frontières, mettons en place des actions de solidarité et d’éducation populaire pour une technique au service d’un monde plus juste, dans une démarche de déconstruction des dominations et des interdépendances génératrices d’inégalités.
Jeunes diplômés, nous continuons de déserter, car nous refusons d’être complices
Le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés apporte son soutien et signe la tribune « Jeunes diplômés, nous continuons de déserter, car nous refusons d’être complices », écrite par des membres du discours d’AgroParisTech en 2022, les collectifs Les Désert’heureuses et Vous n’êtes pas seuls.
LIRE LA TRIBUNE
Journée DGEC : Dirigeons-nous vers une Gouvernance de l'Energie en Commun
Pour tenir compte de ces implications multiples, les besoins de réappropriation citoyenne se font pressants et impliquent qu'ils soient réalisés en Commun. Ils sont déjà expérimentés sur différents plans :
- Par la re-construction de moyens techniques de production ou d'usage en s'appuyant sur des savoirs anciens, des systèmes low-tech, comme sur des technologies récentes,...
- Par la création de communautés énergétiques, de tiers-lieux de recherche, d'articulation avec des activités économiques productives (d'énergie, de machines, de leurs entretiens,...)
- Par des contributions aux évolutions législatives
- Par des luttes face à des méga-infrastructures décidées sans dialogue et en y opposant des formes de démocratie énergétique
- Par des usages pour lutter contre la précarité subie ou pour s'inscrire dans des sobriétés choisies.
L'un des points communs de ces différentes formes de réappropriation est la connaissance qu'il est nécessaire de co-produire et de partager avec et pour tous les acteurs concernés qu'ils soient universitaires ou issues des différents terrains de la société. Les systèmes énergétiques nécessitent d'accéder à un grand nombre de connaissances tant pour agir localement sur les systèmes techniques et sur leur gestion collective que pour tenir compte des crises globales (pollution, cycle des matériaux nécessaires, changement climatique,...). L'enjeu du partage et de la réutilisation de la connaissance est clé tout en étant attentif à cadrer les usages pour ne pas que ces réappropriations soient détournées.
L'objet de cette journée DGEC est de faciliter le croisement de tous ces acteurs et qu'elle puisse permettre d'initier des projets de recherche ou au moins de poser des problématiques et des envies.
La journée sera introduite par une table ronde pour faire témoigner des porteurs de projets ayant expérimentés des formes de réappropriation et elle se poursuivra par des échanges en petits groupes autour de sujets proposés par les participants eux-mêmes.
La journée est proposée dans le cadre du programme OSER, portée par le MSER, et est co-organisée avec la MYNE. Elle se déroulera à Lyon le vendredi 27 Mars 2026.
Save the date et inscrivez vous !
Rendez-vous sur cette page pour avoir plus de détails et connaitre les aspects pratiques (repas, point de rendez-vous, horaires et déroulé,...). La journée est gratuite - sauf pour les repas qui vous seront proposés.
En vous inscrivant rapidement, vous nous aiderez à organiser au mieux cette journée et nous pourrons vous envoyer des informations complémentaires ! Merci.
Klask !
Klask ! Docteur·e·s et innovation sociale est une association nantaise qui réunit des docteur·e·s et des doctorant·e·s partageant l’envie de mettre leurs compétences en recherche au service de l’innovation sociale et environnementale.
L'autre rentrée à la nantaise

L’autre rentrée à la nantaise revient sur 3 jours du 12 au 14 novembre 2025.
Toujours solidaire de l’appel initial des Reprises de Savoirs pour faire fleurir d’autres rentrées, cette année, il s’agira notamment d’interroger la numérisation de nos mondes, il ne s’agira pas forcément de le faire frontalement, mais de se saisir des détours, des chemins qui font nos vies. On y questionnera la matérialité du numérique, le culte de la performance, l’idée de robustesse, mais aussi les formes de gestion de nos existences. On échangera sur les manières de faire enquête, de vivre, d’habiter nos territoires en conscience et en résistance.
Depuis 2020, la société comme l’université sont confrontées à une accélération de la numérisation des relations et des formes d’organisation, les autres rentrées à la nantaise vous proposent de rejoindre trois journées consécutives de débat, rencontres, balades, chantiers. Ces journées sont proposées par divers groupes actifs dans différents cercles à Nantes et au-delà, mais qui ensemble ont décidé de faire coaguler leurs propositions dans un programme commun.
Cette tentative manque encore sans doute d’espace pour « faire » ensemble, mais elle pourrait initier des rencontres qui teintent l’année à venir différemment et aide chacun, chacune à s’impliquer là où cela lui semblera pertinent.
Mercredi 12 novembre,
EXTRhackT – journée de rencontre sur la matérialité du numérique Hyperlien – île de Nantes PiNG + MSER Alors que les usages du numérique vont croissant, ce sont aussi ses impacts environnementaux qui se démultiplient. À l’heure de l’anthropocène et alors que nos capacités de mesure et de modélisation des enjeux climatiques sont toujours plus précises, il n’y a plus de doutes : notre environnement numérique (actuel comme anticipé) n’est pas écologiquement soutenable. Plusieurs cas emblématiques et particulièrement bien documentés des impacts environnementaux des infrastructures et de la matérialité du numérique restent cependant peu connus du grand public*EXTRhackT est une journée de rencontre autour des enjeux lés à la matérialité du numérique qui se propose de croiser militant·es, chercheur·euses, citoyen·nes et artistes dans le but d’ouvrir un espace pour la construction de dynamiques de co-recherches sur le numérique et ses impacts, inspirées tant par les enquêtes militantes et ouvrières que par les sciences participatives.
Retrouver le programme complet et Inscrivez vous sur le formulaire pour participer à la journée ici https://hyperlien.net/event/extrhackt-journee-de-rencontre-sur-la-materialite-du-numerique/
Journée proposée par l’association PiNG et par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés. Rendez-vous le 12.11 à Hylerlien – Halles 1 & 2 – 5 allée Frida Kahlo , 44200 Nantes
Jeudi 13 novembre
Assemblée 1 : la robustesseThéatre Universitaire, tram 1 le Tertre
Atécopol + TU
Acteur·ices d’une pensée, philosophes, militant·es, chercheur·euses visionnaires sont invité·es à témoigner d’un concept inspirant : la robustesse, la révolution, la joie, autant de boussoles citoyennes pour se donner le pouvoir et le courage d’agir.
Cette première assemblée nous invite à sortir du productivisme, déjouer le culte de la performance en explorant le concept de robustesse.
Soirée proposée par le Théâtre Universitaire, aprés midi par l’Atelier d’écologie Politique
- · 14H : débat / discussion : Sortir du productivisme scientifique : pour une Université non-performante ! »
- · 16H : déambulation collective par l’Atécopol de Nantes – Atelier d’écologie politique*
- · 18H30 : La robustesse – Rencontre avec Olivier Hamant, modérée par Julia Passot.
- · 20H : Spectacle ; _MOCHE_, Laurent Cebe*
Inscrivez-vous et retrouver l’ensemble du programme sur le site du TU
https://tunantes.fr/agenda/la-robustesse
Vendredi 14 novembre
Territoire habité : Balade, pique-nique, chantier, discussion, concert Zad de Notre-Dame-des-LandesPour finir ces trois jours, on vous propose une journée à la zad de Notre-Dame-des-Landes entre la bibliothèque du Taslu, la forêt de Rohanne, l’école des Tritons et la Piste-H. Il s’agira de traverser ou retraverser ce territoire du bocage habité en y relevant les pistes inspirantes liées aux questions abordées lors des deux journées précédentes.
- 10h Rdv au Taslu pour une marche pour retraverser les idées, concepts, pistes déployés les jours précédents à l’aune du territoire traversé
- 12h30 pique-nique tiré du sac à dos
- 14h30 chantier éclaircissement d’une mare à l’école des Tritons
- 18h débat à la Piste-H avec Louis Freres (musicien), Eve Meuret-Campfort (sociologue du travail) et Valérie Rolle (sociologue de la culture)
- 21h concert à la Piste-H « les jours qui brûlent » poésie contemporaine et musique décloisonnée + Bar & restauration prix libre + d’info sur zadforever.blog
Pas besoin de s’inscrire
Pensez aux vêtements, chaussures adéquates, et si jamais gants et sécateurs
Pad pour les covoiturages au cas où :
Contact : letaslu@riseup.net
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L'Université des terrestres - conférence-atelier-spectacle
Toutes les infos ici
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LaboCom1
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La Fabrique des Questions Simples
La Fabrique des Questions Simples est un incubateur de projets de recherche impliquée au service de la mutation écologique.
La guerre contre la nature : penser l'Anthropocène avec Marcuse.
A l’Académie du Climat.
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La manif du futur, contre la poubelle nucléaire de Bure
C’est après-demain que le monstre Cigéo va se mettre en mouvement et qu’il sera alors difficile de l’entraver tandis qu’il avalera forêts et champs et se terrera ensuite profondément dans le sol pour y accumuler son butin toxique, celui de décennies d’une industrie nucléaire qui n’a su quoi faire de ses déchets radioactifs les plus toxiques et mortels.
C’est demain qu’il projette de dérouler ses routes, ses rails et ses lignes électriques dans le paysage meusien, qu’il dévorerait le Bois Lejuc pour en faire un amas de terre au cœur duquel s’élèveront les cheminées qui recracheront les effluves des profondeurs radioactives. Demain aussi qu’il prévoit de transformer une vaste étendue des terres agricoles en un camp retranché de béton, ferrailles et machineries destiné à accueillir les colis empoisonnés avant de les expédier dans les souterrains.
Mais c’est bien aujourd’hui que ces tréfonds et les terres situées à l’aplomb, en surface, sont menacés d’expropriation et que l’étau se resserre doucement sur les habitant.es, qui résistent. Notamment l’ancienne Gare de Luméville-en-Ornois située sur le tracé de la future voie d’acheminement des wagons irradiés.
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La Myne
La MYNE est un laboratoire citoyen, tiers-lieu(x) libre et open source à Villeurbanne (Métropole de Lyon). Sa vocation : soutenir les citoyen.ne.s qui expérimentent le futur et agissent sur les transitions (habitat, alimentation, énergie, etc.), chacun.e à sa façon (technique, art, science…), par les communs.
L’Atécopol demande l’arrêt immédiat des travaux de l’A69
Toulouse, dimanche 24 septembre 2023
Les 200 scientifiques toulousains de l’Atécopol affichent leur consensus, demandent l’arrêt des travaux de l’autoroute A69 et souhaitent rencontrer au plus vite Carole Delga.
Dans une lettre ouverte adressée aux représentant·es politiques soutenant le projet de l’A69, des membres de l’Atelier d’Écologie Politique affichent publiquement le consensus de leur collectif de plus de 200 scientifiques à ce sujet : « Pas un·e seul·e membre n’est favorable à la construction de l’autoroute A69. Pas un. Pas une. Il s’agit d’un rejet unanime ». Vendredi dernier, ces scientifiques toulousain·es ont envoyé une lettre à Carole Delga, demandant à la rencontrer au plus vite. Cette réaction intervient alors que Thomas Brail, après 23 jours de grève de la faim, avait annoncé démarrer lundi 25 septembre une grève de la soif, appelant toujours à l’arrêt des travaux de l’autoroute Toulouse-Castres. Il a été évacué dimanche matin par les forces de l’ordre.
Dans leur lettre ouverte, les signataires commencent par rappeler les conclusions des instances consultatives, dont certaines regroupent des expert·es scientifiques. La conclusion du Conseil National de la Protection de la Nature est sans appel, puisqu’il « ne considère pas les arguments invoqués comme suffisants pour constituer une raison impérative d’intérêt public majeur. Ce dossier s’inscrit en contradiction avec les engagements nationaux en matière de lutte contre le changement climatique, d’objectif du zéro artificialisation nette et du zéro perte nette de biodiversité, ainsi qu’en matière de pouvoir d’achat ». Le rapport remis au Commissariat Général à l’Investissement, quant à lui, critique vertement le rapport d’Atosca, la société concessionnaire des travaux. Les manquements les plus flagrants sont ainsi relevés par les scientifiques : « surestimation manifeste des gains de temps de parcours, hypothèses discutables sur le taux de croissance routier, conclusion sur le lien entre développement économique et autoroute contestable, large surdimensionnement de l’autoroute par rapport au trafic attendu, gains socio-économiques majoritairement dus à la valorisation économique du « confort », et absence de comparaison avec des projets alternatifs».
Dans une seconde partie de la lettre, les scientifiques apportent leur propre éclairage sur le sujet. Ils et elles rappellent que l’intérêt de la limitation du temps de trajet deviendrait caduc en cas de forte limitation de la vitesse sur l’autoroute, une mesure qu’ils et elles appellent de leurs vœux au vu des enjeux climatiques.
Ils et elles rappellent également que l’utilisation de l’autoroute va entrer en concurrence avec la ligne ferroviaire existante. Pourtant, le train émet pour l’instant trois fois moins de CO2 lors du trajet que s’il est fait en voiture individuelle. Ce facteur monterait à 25 si la ligne Toulouse-Mazamet, pour l’instant parcourue par un train diesel, était électrifiée.
S’appuyant sur la littérature scientifique relative à ce sujet, ils et elles soulignent que « les infrastructures autoroutières, en exacerbant la compétition entre territoires, ont surtout pour effet d’amplifier les dynamiques existantes», et que ce projet « pourrait n’avoir comme conséquence que l’accentuation de la polarisation des territoires et de l’exode rural, à l’heure où il devient de plus en plus urgent de ré-investir les campagnes, et où l’accroissement des métropoles pose de sérieuses questions de soutenabilité ».
Les signataires de la lettre estiment également que d’éventuels effets à très court terme de ce projet sur la croissance économique ne justifient pas les dommages irréversibles qui seront subis : «les pertes de terres agricoles, l’artificialisation d’espaces sauvages, les dommages sur la santé des populations induits par les centrales à enrobés, les expropriations, les dizaines de milliers de tonnes de CO2 qui seront émises au cours de la construction et les milliers par an supplémentaires lors de l’utilisation. » Ils et elles rappellent également que l’augmentation de la croissance économique, outre que son impact sur l’emploi et la justice sociale est discutable, rend plus difficile le respect de l’Accord de Paris. Ils et elles déplorent que « la seule boussole en termes d’aménagement du territoire et de politique publique soit la croissance économique ».
Il est rappelé que la communauté scientifique est extrêmement critique sur le concept même de compensation écologique, que les acteurs favorables au projet mettent systématiquement en avant. La compensation, qui selon les règlementations, ne devrait survenir que résiduellement après l’étude de l’évitement du projet et la réduction de son impact, est devenue selon elles et eux « un outil au service de la prolifération de projets d’aménagement écocides, en dépolitisant les enjeux sociaux et économiques sous-jacents et en niant au passage le sens et la valeur des luttes environnementales ».
Enfin, les scientifiques apportent leur clair soutien aux opposant·es au projet et aux grévistes de la faim. Les signataires accueillent avec enthousiasme les projets d’aménagement alternatifs qui ont émergé du collectif « La voie est Libre » (véloroutes, agro-écologie, haies bocagères, ressourceries, productions alimentaires locales, arrêts de train supplémentaires) estimant qu’ils sont « à la hauteur de la bifurcation nécessaire pour nos sociétés face à l’urgence écologique ».
L’Atécopol est un collectif toulousain de plus de 200 scientifiques concerné·es par les enjeux écologiques et regroupe des spécialistes de nombreuses disciplines (climatologie, écologie, urbanisme, agronomie, économie, etc.), membres de tous les établissements d’enseignement supérieur de la région toulousaine. Deux auteurs du GIEC (Christophe Cassou et Jean-Baptiste Sallée) en font partie. Ce collectif est une plateforme d’expertise du CNRS et a largement contribué ces dernières années à former étudiant·es, citoyen·nes, élu·es et fonctionnaires de la région toulousaine aux enjeux écologiques, dans la plus large interdisciplinarité.
Relais médiatiques :
France info, 26/09/2023.Europe 1, journal de 13h, 26/09/2023.France Culture, journal de 18h, 25/09/2023.
France 3 Occitanie, journal Midi-Pyrénées de 19h, 25/09/2023.
« Environnement. 200 scientifiques, opposés à l’autoroute A 69 entre Toulouse et Castres, demandent l’arrêt immédiat des travaux », France info, 25/09/2023.
« A69 : un collectif de 200 scientifiques toulousains demande l’arrêt immédiat des travaux », France info, 24/09/2023.
« Autoroute A69 : un projet “absurde”, “anachronique” et “atroce” », Libération, 26/09/2023.
« Projet d’autoroute Castres-Toulouse : pourquoi 200 scientifiques demandent l’arrêt des travaux », L’Humanité, 25/09/2023.
« 200 scientifiques toulousains demandent l’arrêt de l’A69 », Médiacités, 25/09/2023.
« Autoroute Castres-Toulouse : toujours mobilisés contre l’autoroute A69 », La Dépêche, 26/09/2023.
« Autoroute A69 Toulouse-Castres : 200 scientifiques dont deux auteurs du GIEC demandent l’arrêt des travaux », Sud-Ouest, 25/09/2023.
« Autoroute A69 : Pourquoi 200 scientifiques appellent-ils à l’arrêt du chantier ? », 20 minutes, 25/09/2023.
« Contre l’A69, une manifestation à Toulouse et plus de 200 scientifiques mobilisés », Actu Toulouse, 25/09/2023.
« Une lettre ouverte pour dire STOP aux travaux de l’A69 Toulouse – Castres », Toulouse FM, 25/09/2023.
« A69 : 200 scientifiques toulousains demandent l’arrêt des travaux », Le Journal toulousain, 25/09/2023.
« Toulouse : un collectif de 200 scientifiques demande l’arrêt des travaux de l’A69 », L’Opinion indépendante, 25/09/2023.
« L’écologie, ça suffit ! » : comprendre et contrer le backlash environnemental
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Le monde de l'azote - Cité des Sciences
Pour info, c'est Jérôme, Ewa et Marine qui ont conçu et animent la conf ! Titillage des privilèges des scientifiques prévus, venez nombreux et nombreuses nous soutenir et boire un verre après !
Le monde de l'azote
Un programme de rencontres en trois actes pour comprendre les impacts générés par l’usage intensif de l’azote* sur notre planète.Chaque séance invite à une participation originale : la conférence dont vous êtes le héros, un ciné-enquête, un procès fictif.
Les faits scientifiques : de la nourriture à outrance, des transformations écologiques et climatiques, des maladies, des morts... Mais que s’est-il passé avec l’azote ? A l’origine, un chimiste allemand : Fritz Haber. Son procès fictif pourrait nous permettre de créer un espace commun pour comprendre la complexité scientifique et socio-politique du sujet et penser l’avenir.
L’azote, marqueur de l’anthropocène - Mardi 18 novembre à 18h30
- Sur place : Accès gratuit sur réservation - Réservez votre billet
- En ligne : La conférence sera retransmise en direct sur cette page
Une coproduction de l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Grâce au nitroscope, participez à la conférence dont vous êtes le héros.
L’azote est un élément essentiel à la vie et présent en abondance sur terre. Les chimistes ont voulu le domestiquer au début du XXe siècle. En croyant maîtriser l’azote, l'humain est entré dans l’anthropocène. Historiquement valorisé pour ses utilisations en agriculture et en médecine, il est devenu un vecteur de destruction. Aujourd'hui, les effets délétères de l'azote se manifestent dans des crises environnementales telles que l'eutrophisation des cours d'eau, la pollution de l'air, le réchauffement climatique dû au protoxyde d'azote (N2O).
L'utilisation de l’azote* a profondément façonné nos trajectoires industrielles, agricoles et environnementales. Une séance pour comprendre l'ampleur de l’invasion de l’azote dans notre quotidien et les défis qu’elle pose.
Avec Jérôme Santolini, biophysicien, Laboratoire Stress Oxydant et Détoxication, CEA.
Fritz Haber, la promesse trahie de la science - Mardi 25 novembre à 18h30
- Sur place : Accès gratuit sur réservation - Réservez votre billet
- En ligne : La conférence sera retransmise en direct sur cette page
Un ciné-enquête coproduit par l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Projection du film Haber de Daniel Ragussis, Etats-Unis, 2008, 34 min
Le chimiste allemand Fritz Haber a -t-il trahit la science ? A-t-il permis à 4 millions de personnes de vivre en évitant une famine mondiale grâce aux engrais artificiels ? Ou en a-t-il tué des milliers d’autres en créant les gaz de combat ? Venez mener l’enquête avec une juge d’instruction de haut vol, la philosophe Isabelle Stengers, à partir de la projection du film Haber.
Questionnons ensemble la responsabilité des scientifiques en temps de crise. Nous ferons appel à des témoins privilégiés et des indicateurs anonymes, secret de l’instruction oblige ! Ils répondront à vos questions sur Fritz Haber et sa trajectoire controversée.
Cette enquête prépare le procès de la semaine suivante qui verra Fritz Haber au banc des accusés.
Fritz Haber : un scientifique au banc des accusés - Mardi 2 décembre à 18h30
- Sur place : Accès gratuit sur réservation - Réservez votre billet
- En ligne : La conférence sera retransmise en direct sur cette page
Un procès fictif et uchronique coproduit par l'Observatoire de l'Azote et Universcience.
1930. Imaginons une Allemagne victorieuse de la Première Guerre Mondiale. Le chimiste allemand, Fritz Haber est au cœur d’une catastrophe qui va coûter la vie à des dizaines de milliers de bébés. Dans ce nouveau passé, participez à une expérience de justice collective et uchronique où nous ferons le procès de Fritz Haber, l’homme qui transforma la planète. Nous utiliserons la fiction et votre participation pour comprendre comment l’azote est devenu le poison de l’anthropocène.
*azote ou azote réactif : toutes les molécules réactives de l'azote
- National
- Mixte Présentiel / Distanciel
Le monde de l'azote - Cité des Sciences
Pour info, c'est Jérôme, Ewa et Marine qui ont conçu et animent la conf ! Titillage des privilèges des scientifiques prévus, venez nombreux et nombreuses nous soutenir et boire un verre après !
Le monde de l'azote
Un programme de rencontres en trois actes pour comprendre les impacts générés par l’usage intensif de l’azote* sur notre planète.Chaque séance invite à une participation originale : la conférence dont vous êtes le héros, un ciné-enquête, un procès fictif.
Les faits scientifiques : de la nourriture à outrance, des transformations écologiques et climatiques, des maladies, des morts... Mais que s’est-il passé avec l’azote ? A l’origine, un chimiste allemand : Fritz Haber. Son procès fictif pourrait nous permettre de créer un espace commun pour comprendre la complexité scientifique et socio-politique du sujet et penser l’avenir.
L’azote, marqueur de l’anthropocène - Mardi 18 novembre à 18h30
- Sur place : Accès gratuit sur réservation - Réservez votre billet
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Une coproduction de l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Grâce au nitroscope, participez à la conférence dont vous êtes le héros.
L’azote est un élément essentiel à la vie et présent en abondance sur terre. Les chimistes ont voulu le domestiquer au début du XXe siècle. En croyant maîtriser l’azote, l'humain est entré dans l’anthropocène. Historiquement valorisé pour ses utilisations en agriculture et en médecine, il est devenu un vecteur de destruction. Aujourd'hui, les effets délétères de l'azote se manifestent dans des crises environnementales telles que l'eutrophisation des cours d'eau, la pollution de l'air, le réchauffement climatique dû au protoxyde d'azote (N2O).
L'utilisation de l’azote* a profondément façonné nos trajectoires industrielles, agricoles et environnementales. Une séance pour comprendre l'ampleur de l’invasion de l’azote dans notre quotidien et les défis qu’elle pose.
Avec Jérôme Santolini, biophysicien, Laboratoire Stress Oxydant et Détoxication, CEA.
Fritz Haber, la promesse trahie de la science - Mardi 25 novembre à 18h30
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Un ciné-enquête coproduit par l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Projection du film Haber de Daniel Ragussis, Etats-Unis, 2008, 34 min
Le chimiste allemand Fritz Haber a -t-il trahit la science ? A-t-il permis à 4 millions de personnes de vivre en évitant une famine mondiale grâce aux engrais artificiels ? Ou en a-t-il tué des milliers d’autres en créant les gaz de combat ? Venez mener l’enquête avec une juge d’instruction de haut vol, la philosophe Isabelle Stengers, à partir de la projection du film Haber.
Questionnons ensemble la responsabilité des scientifiques en temps de crise. Nous ferons appel à des témoins privilégiés et des indicateurs anonymes, secret de l’instruction oblige ! Ils répondront à vos questions sur Fritz Haber et sa trajectoire controversée.
Cette enquête prépare le procès de la semaine suivante qui verra Fritz Haber au banc des accusés.
Fritz Haber : un scientifique au banc des accusés - Mardi 2 décembre à 18h30
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Un procès fictif et uchronique coproduit par l'Observatoire de l'Azote et Universcience.
1930. Imaginons une Allemagne victorieuse de la Première Guerre Mondiale. Le chimiste allemand, Fritz Haber est au cœur d’une catastrophe qui va coûter la vie à des dizaines de milliers de bébés. Dans ce nouveau passé, participez à une expérience de justice collective et uchronique où nous ferons le procès de Fritz Haber, l’homme qui transforma la planète. Nous utiliserons la fiction et votre participation pour comprendre comment l’azote est devenu le poison de l’anthropocène.
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Pour info, c'est Jérôme, Ewa et Marine qui ont conçu et animent la conf ! Titillage des privilèges des scientifiques prévus, venez nombreux et nombreuses nous soutenir et boire un verre après !
Le monde de l'azote
Un programme de rencontres en trois actes pour comprendre les impacts générés par l’usage intensif de l’azote* sur notre planète.Chaque séance invite à une participation originale : la conférence dont vous êtes le héros, un ciné-enquête, un procès fictif.
Les faits scientifiques : de la nourriture à outrance, des transformations écologiques et climatiques, des maladies, des morts... Mais que s’est-il passé avec l’azote ? A l’origine, un chimiste allemand : Fritz Haber. Son procès fictif pourrait nous permettre de créer un espace commun pour comprendre la complexité scientifique et socio-politique du sujet et penser l’avenir.
L’azote, marqueur de l’anthropocène - Mardi 18 novembre à 18h30
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Une coproduction de l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Grâce au nitroscope, participez à la conférence dont vous êtes le héros.
L’azote est un élément essentiel à la vie et présent en abondance sur terre. Les chimistes ont voulu le domestiquer au début du XXe siècle. En croyant maîtriser l’azote, l'humain est entré dans l’anthropocène. Historiquement valorisé pour ses utilisations en agriculture et en médecine, il est devenu un vecteur de destruction. Aujourd'hui, les effets délétères de l'azote se manifestent dans des crises environnementales telles que l'eutrophisation des cours d'eau, la pollution de l'air, le réchauffement climatique dû au protoxyde d'azote (N2O).
L'utilisation de l’azote* a profondément façonné nos trajectoires industrielles, agricoles et environnementales. Une séance pour comprendre l'ampleur de l’invasion de l’azote dans notre quotidien et les défis qu’elle pose.
Avec Jérôme Santolini, biophysicien, Laboratoire Stress Oxydant et Détoxication, CEA.
Fritz Haber, la promesse trahie de la science - Mardi 25 novembre à 18h30
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Un ciné-enquête coproduit par l'Observatoire de l'Azote et Universcience
Projection du film Haber de Daniel Ragussis, Etats-Unis, 2008, 34 min
Le chimiste allemand Fritz Haber a -t-il trahit la science ? A-t-il permis à 4 millions de personnes de vivre en évitant une famine mondiale grâce aux engrais artificiels ? Ou en a-t-il tué des milliers d’autres en créant les gaz de combat ? Venez mener l’enquête avec une juge d’instruction de haut vol, la philosophe Isabelle Stengers, à partir de la projection du film Haber.
Questionnons ensemble la responsabilité des scientifiques en temps de crise. Nous ferons appel à des témoins privilégiés et des indicateurs anonymes, secret de l’instruction oblige ! Ils répondront à vos questions sur Fritz Haber et sa trajectoire controversée.
Cette enquête prépare le procès de la semaine suivante qui verra Fritz Haber au banc des accusés.
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1930. Imaginons une Allemagne victorieuse de la Première Guerre Mondiale. Le chimiste allemand, Fritz Haber est au cœur d’une catastrophe qui va coûter la vie à des dizaines de milliers de bébés. Dans ce nouveau passé, participez à une expérience de justice collective et uchronique où nous ferons le procès de Fritz Haber, l’homme qui transforma la planète. Nous utiliserons la fiction et votre participation pour comprendre comment l’azote est devenu le poison de l’anthropocène.
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Le MSER à l’Assemblée nationale
Plus concrètement, les échanges ont porté sur la stratégie et les méthodes de mise en œuvre d’un Convention citoyenne (CC) sur l’orientation de 10 % du budget public de la recherche (soit environ 3 milliards d’euros annuel). Les participant·es ont également abordé la question de la transparence autour de l’élaboration des budgets de recherche en France et en Europe.
Ces discussions nous ont amené à vouloir poursuivre notre action par :
- des questions écrites au gouvernement, notamment sur la transparence du processus d’influence française sur le programme de recherche européen
- une mission d’information relative aux dépenses budgétaires et fiscales en faveur de la recherche et de l’innovation
- une proposition de loi transpartisane visant l’organisation d’une Convention citoyenne de recherche.
Le MSER en Mai-Juin 2024

LES JESER 2, les inscriptions sont ouvertes
Il est désormais possible et recommandé de s’inscrire, en espérant que les participant·es pourront être présent·es sur les trois journées de l’événement, qui visent à nous créer du temps d’échanges pour rendre possible de futures actions communes.
Les inscriptions sont enregistrées sur le site HelloAsso et vous permettront de participer aux Journées. Une restauration sera possible sur place, à régler le jour même. Les personnes nécessitant un hébergement peuvent le signaler à l’inscription.
Au plaisir de nous relier lors de ces Journées Étonnantes, Éblouissantes, d’Été indien, d’Exploration… des savoirs engagés et reliés !
Les rencontres de Die
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Les Résistantes 2025 – rencontres de luttes locales et globales
Si l’édition de 2023 dans le Larzac a permis de rendre hommage à une lutte emblématique et victorieuse du passé, cette année nous serons sur un territoire actuellement en prise avec les problématiques contre lesquelles nous luttons : la lutte contre la 2×2 voies 924 dans l’Orne entre Briouze et Sevrai.
:arrow_forward: Scientifiques en Rébéllion Nantes s’organisent pour y aller (au moins 3 personnes dont Ewa)
:arrow_forward:Igor Babou (intervenant au débat de SC sur Sciences, crises environnementales et extrême-droite) animera une table ronde “Lutter à l’université : pour une université populaire, critique et émancipatrice”, avec Christophe Bonneuil et un·e représentant·e de Scientifiques en Rebellion.
Les sciences, entre crise de croissance et décroissance


La recherche scientifique résout-elle les problèmes de l’humanité ou, au contraire, contribue-t-elle à les amplifier ? Faut-il arrêter la recherche ? La faire entrer en décroissance ?
En 1972, face aux dérives et aux dangers d’une science devenue toute-puissante – nous sommes alors dans un contexte de course aux armements atomiques – le célèbre mathématicien Alexandre Grothendieck (1928-2014) invitait ses pairs chercheurs, à l’occasion d’une conférence historique, à se poser une question ô combien fondamentale pour l’avenir de nos sociétés et celui de l’espèce humaine : « Allons-nous continuer la recherche scientifique ? »« Qu’une recherche de pointe [il parlait ici de la recherche nucléaire] soit associée à une véritable menace à la survie de l’humanité, une menace même à la vie tout court sur la planète, ce n’est pas une situation exceptionnelle, c’est une situation qui est de règle », soulignait-il. Or, selon Alexandre Grothendieck, « [cette] menace à la survie ne se poserait pas si l’état de notre science était celle de l’an 1900, par exemple. ». Il ajoutait alors : « La science n’est pas la seule cause de tous ces maux, de tous ces dangers. Il y a bien entendu une conjonction de plusieurs choses ; mais la science, l’état actuel de la recherche scientifique, joue certainement un rôle important. »
> Plus d’un demi-siècle plus tard, Sciences Critiques vous invite à poursuivre les réflexions critiques d’Alexandre Grothendieck (et d’autres !), en (re)questionnant, collectivement, le temps d’une conférence-débat, le rôle actuel des chercheurs dans la croissance économique et le productivisme industriel. En un mot comme en cent, nous vous invitons à interroger à nouveau la responsabilité politique des scientifiques dans les crises sociales et écologiques contemporaines.
> En présence de :
– Marie Bernard, ex-ingénieure à l’Institut d’Optique Graduate School (Université Paris-Saclay), militante écologiste, féministe et anti-militariste.
– Victoria Berni-André, militante pour une écologie libertaire, ex-ingénieure en génie urbain et environnemental, membre du collectif « Les Désert’heureuxses », journaliste indépendante, autrice de Vivant·es et dignes. Des petits gestes à l’écologie politique (Hors d’atteinte, 2024).
– Nicolas Chevassus-au-Louis, journaliste scientifique, historien et docteur en neurobiologie, auteur de Décroiscience (Agone, 2025).
– François Graner, biophysicien, directeur de recherche au CNRS, conseiller scientifique de la bande dessinée Et soudain le futur (Rue de Sèvres, 2025).
> Informations pratiques :
Accueil : à partir de 19h.
La conférence-débat sera suivie d’une collation conviviale et d’une séance de dédicaces avec nos intervenants et intervenantes.
Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux !
Sciences Critiques est un site d’information et de réflexion critique participatif sur les sciences et les techniques. Notre objectif ? Faire vivre le débat public autour de la responsabilité sociale et politique des chercheurs ainsi qu’autour des développements technoscientifiques, lesquels ont des implications sociales, politiques, écologiques, anthropologiques et civilisationnelles loin d’être négligeables. Sciences Critiques entend faire entrer la science en démocratie.
Pour tout renseignement complémentaire : redaction@sciences-critiques.fr.
🥗☕️🍻 La Buvette de l’Académie est ouverte du mercredi au samedi de 11h à minuit !
Au déjeuner, venez déguster des plats végétariens, de saison et ultra locaux, avec des options végan et sans gluten, cuisinés par Yes We Camp. Au goûter, des gâteaux et pâtisseries et en soirée des petits plats à partager. À toute heure, bières, vins, boissons chaudes et fraîches !
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Manifeste d'objection de conscience face à l'IA générative dans l'ESR
Vous êtes cordialement invité-e à le signer si vous le jugez pertinent. N'hésitez pas non plus à le faire circuler dans vos réseaux.
À noter que notre démarche n'est pas une "simple" tribune avec appel à signature (même si cela pourra le devenir), mais plutôt la mise en place d'un signe de reconnaissance, de ralliement et de résistance. Nous souhaitons visibiliser le fait qu'une partie de notre communauté considère profondément problématique la vague de l'IA générative, raison pour laquelle nous proposons d'utiliser des logos signalant cette position.
Enfin, des membres de l'Atécopol Toulouse ont également rédigé un texte plus long qui met en perspective critique les arguments les plus récurrents de défense des IAg dans l'enseignement (l’IA « souveraine », l’IA « sobre », la « praticité », l’IAg « inéluctable », etc.). Ce second document est disponible à cette adresse : https://atecopol.hypotheses.org/12971
Marche des résistances - Partout
MOBILutTÉS à Toulouse, 14 février 26
Pourquoi se mobiliser autour des mobilités ? Journée de rencontres autour des savoirs, des alliances et des luttes sur des projets de mobilités
Lien vers le pad de documentationLien d'inscription
La journée est organisée dans le cadre du projet OSER porté par le MSER et fait partie d'un cycle qui se déroule sur 3 ans.
Cette journée est co-organisée par :
- L'ATelier d'ÉCOlogie POLitique de Toulouse
- Lauragais sans bitume (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- NOBITUME (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- Collectif Contre les Nuisances Aériennes de l'Agglomération Toulousaine (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La Boutique des Sciences de Toulouse (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- LGV NON MERCI (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La Voie est Libre (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- La TRAME (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
- 2 Pieds 2 roues (shhuut on attend la confirmation supra officielle)
L'objectif principal de la journée est de créer localement des liens entre différent·e·s producteurices de connaissances, notamment entre des mouvements sociaux, luttes et chercheureuses, mais pas que.
La thématique choisie pour l'évènement à Toulouse porte sur les "mobilités", un terme qui fait débat, on le sait, on adore !
Toute organisation ou détenteurice de connaissances, quelles soient pratiques, théoriques, situées ou autres sur la thématique est bienvenu·e pour les partager avec la communauté.
Les évènements du MSER se veulent aussi horizontaux que possibles (on peut toujours faire mieux selon nous mêmes), c'est pour cela qu'il n'y a pas de tables rondes à rallonges, mais plutôt des ateliers en auto-gestion.
09h00 : Accueil avec boissons chaudes et froides à la salle de cofrèrences du département.
09h30 : Bienvenue, présentation en agora des orgas participant·e·s à la journée, brève instroduction thématique.
10h00 : Lancement du Forum Ouvert :point_down:
10h30 : Début de la première session des ateliers.
12h30 : Déjeuner en mode buffet (à participation libre)
14h00 : Début de la seconde session des ateliers
17h00 : Restitution et clôture de la journée
17h30 : Temps de décompression (on peut rester papoter…)
Dans le cadre de l'évènement sur les "mobilités" à Toulouse du 14 février 2026, nous vous proposons un forum ouvert. L’idée est simple : nous nous retrouverons à un endroit précis pour procéder à un échange de propositions d’ateliers pour explorer des thématiques collectivement.
Déroulement d'un forum ouvert :
- PHASE 1 – Place Publique pendant 30 à 45min : chaque personne présente peut proposer un atelier, même de manière totalement spontanée et à la dernière minute en le décrivant très brièvement (quelle thématique, méthode, objectifs ?).
- PHASE 2 – Ateliers en sous-groupes : les personnes présentes choisissent l’atelier auquel elles veulent participer et se répartissent sur les lieux en sous-groupes (il y aura une signalétique).
- PHASE 3 – Retour d’expériences : on compte sur vous pour documenter les ateliers sur la fiche "retours d'atelier" qui sera distribuée à chaque groupe, afin que nous puissions conserver et publier des traces de cette journée. Peu importe le format, notes, photos, dessins, graphes, peu importe, tant qu’il y a une matérialisation des partages et échanges qui ont eu lieu pendant les ateliers.

Quelques consignes spécifiques à la journée mobilités à Toulouse :
- Il sera possible de proposer soit un atelier de 2h (début à 10h30) soit un atelier de 3h (début à 14h00)
- Au vu des échanges préparatoires, les thématiques dont les orgas de la coordo ont le plus besoin sont : comment augmenter la visibilité d'une lutte, quelles sont les stratégies qui sont les plus efficaces, comment s'allier entre luttes et comment influancer les municipales à venir…
- Si une personne souhaite proposer un atelier, elle doit prévoir une activité assez simple et facilement adaptable à un petit ou un grand groupe (il est possible d’indiquer un minimum et/ou un maximum de participant·e·s). Elle doit également prévoir le matériel si nécessaire.
- Il est rare, mais possible qu'un atelier soit suivi par peu de monde. Dans ce cas, soit vous maintenez votre atelier en commité réduit, soit vous vous répartissez dans d'autres ateliers et c'est chouette, car il y en a un que vous vouliez tellement suivre !
- Nous demanderons aux personnes qui souhaitent proposer un atelier de remplir (voir ci bas) :
- en amont une fiche sur ce pad ou par mail,
- le matin même une fiche papier par atelier
Fiche atelier :
- Titre de l’atelier
- Présentation en une phrase
- Modalités d'animation (conférence, échange, formation, coproduction…)
- Qui propose
Bien sûr, nous sommes à votre disposition si vous souhaitez avoir un retour sur votre projet d’atelier, n'hésitez pas à contacter ezz(a)ecomail.fr !
MSER Hebdo
Neurosciences de demain à + de 2 degrés
- National
Nous sommes les Soulèvements de la terre
La tribune
Ce mardi 28 mars, alors que les manifestations contre la réforme des retraites battaient leur plein dans toute la France, parcourues de gestes de solidarité pour les blessés de la répression à Sainte Soline, M. Darmanin a annoncé entamer une procédure de dissolution à l’encontre des « Soulèvements de la Terre ». La procédure a été lancée ce 29 mars.Cette annonce vise à répondre au déluge de critiques adressées au déplorable pilotage du maintien de l’ordre en France depuis quelques semaines. La manifestation de Sainte Soline contre les méga-bassines et l’accaparement de l’eau, samedi 25 mars, n’était à cet égard que le point d’orgue d’une partition macabre, entamée il y a plusieurs semaines, pour rappeler qu’il ne fait plus bon aujourd’hui sortir de chez soi pour manifester son opposition à la politique du gouvernement.
Nous pleurons aujourd’hui toutes et tous les blessé.e.s du 25 mars et veillons les deux manifestants plongés dans le coma entre la vie et la mort. Nous pensons à toutes celles et ceux qui ont dû faire face à un dispositif militaire conçu pour terrifier au risque de tuer. Un dispositif d’une brutalité inouïe, allant le jour même jusqu’à l’obstruction de l’arrivée des secours, pour protéger un symbole, celui de leur autorité, envers et contre toute raison.
Mutiler et dissoudre. La dissolution, cette nouvelle manœuvre du ministre de l’intérieur pour tenter de faire oublier la brutale répression qu’il a orchestrée est un peu trop grossière. Le projet de dissolution avait en effet « fuité » dans la presse depuis un article du Parisien du 20 décembre 2022, premier d’une série d’articles trop soutenue pour être hasardeuse, sur le profil des militants écologistes radicaux, sur ces mouvements ou ces territoires qui «s’éloignent des règles de la République».
Ce que nous comprenons, au fil des interventions des ministres de ce gouvernement, c’est qu’ils semblent décidés, emportés dans leur propre fébrilité, à taxer « d’ultra-gauche » tout ce qui se met en travers de leur chemin. Au gré des recyclages de cette appellation, elle recouvre désormais presque parfaitement celle d’« opposant », toutes catégories confondues.
Le gouvernement a en l’espèce tenté d’user d’une double stratégie. D’une main fustiger l’éco-terrorisme, les black-blocs, et les activistes écologistes radicaux, accusés de parasiter les « légitimes mouvements pour la préservation de la planète », de l’autre couper sournoisement les vivres à toutes les associations de défense de l’environnement qui se battent pied à pied pour ralentir le cours du désastre écologique.
Ainsi, depuis la loi Séparatisme ce sont des dizaines d’associations sociales, environnementales et culturelles soupçonnées de ne pas souscrire au « Pacte Républicain », ou juste trop critiques à leur goût, qui se sont vues refuser des financements, inquiétées par les préfectures, bannies des instances de concertation, portées sur de mystérieuses listes noires qui circulent de service en service.
Rien ici qui ne nous surprenne vraiment. Ce qui nous sidère c’est qu’ils et elles puissent penser que ces vieilles ficelles suffisent à mettre un coup d’arrêt à une révolte de fond contre la continuelle destruction du vivant.
Car les Soulèvements de la Terre sont une grandissante coalition de forces : au fil des mois c’est toute une constellation de collectifs d’habitant.e.s en lutte, d’associations de défense de l’environnement, de fermes, de groupes naturalistes, de cantines populaires, de syndicalistes paysans, de scientifiques en rébellion, de syndicats, de groupes autonomes, de mouvements d’éducation populaire, d’élu.e.s, de personnes de tous âges et de tous horizons, qui se retrouvent et s’organisent sous la bannière des Soulèvements de la Terre. Et ça, rien n’est en mesure de le dissoudre.
En réalité aujourd’hui, c’est ce gouvernement que la majorité des habitant.e.s du pays voudrait voir dissout.
Alors, pour donner un peu de chair à leur inquisition, nous allons, nous qui signons cette tribune et toutes celles et ceux qui ne manqueront pas de nous rejoindre, rendre publique notre appartenance aux Soulèvements de la Terre.
Nous serons donc dans les rassemblements de solidarité avec les blessé.e.s de Sainte Soline et pour que cessent les violences policières, ce jeudi à 19h devant les préfectures, comme nous participerons aux comités locaux des Soulèvements de la Terre que nous appelons aujourd’hui à créer partout sur le territoire et au-delà. Nous nous soulevons toutes et tous contre la vision du monde et de la vie que ce gouvernement incarne, contre le saccage des milieux naturels, la disparition des terres arables, l’accaparement de l’eau, l’augmentation de la durée de cotisation qui n’est que le paravent de l’injuste partage des richesses, contre les mutilations parfois fatales qu’ils infligent depuis trop longtemps à nos ami.e.s, à nos enfants, à nos camarades.
Nous nous soulevons, chacun.e depuis notre endroit, chacun.e à notre manière. Le mouvement des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est multiple et vivant. On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas une révolte.
Nous appelons toutes et tous à nous rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement. Nous sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre.
SIGNER LA TRIBUNE
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OSER
a) Objectifs : L’Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER) vise à favoriser la rencontre entre le monde associatif et le monde de la recherche, ainsi que l’émergence de nouvelles modalités de production et transmission des savoirs utiles dans le contexte de crises globales. L’objectif principal du projet OSER est de faire émerger et reconnaître les savoirs engagés et reliés, existants ou à venir. Pour cela, OSER propose :
– D’expérimenter différentes formes de croisement des savoirs, via des rencontres entre le secteur associatif et le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche
– D’analyser les conditions d’émergence et de diffusion de savoirs engagés et reliés issus de ces rencontres, pour documenter ce qui favorise les coopérations durables
– De capitaliser et de partager ces expériences et analyses au sein d’un Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER), visant à améliorer la reconnaissance et la valorisation de ces savoirs
b) Localisation : Le territoire visé par le projet OSER est l’ensemble de la France. 6 régions seront particulièrement investies, à savoir les régions Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes Côte d’Azur, Nouvelle Aquitaine et Ile de France.
c) Moyens mis en œuvre : Le projet s’appuie d’une part sur l’expertise et l’ancrage d’une association nationale, Sciences Citoyennes, qui œuvre depuis 2002 pour l’émergence et le renforcement du tiers-secteur scientifique. D’autre part il s’ancre dans une dynamique inédite avec la création du Mouvement pour des savoirs engagés et reliés (MSER) en 2022 qui regroupe des associations et des collectifs de scientifiques engagées dans la coopération entre recherches et mouvements sociaux pour la transition écologique et sociale. Les moyens matériels et humains seront issus des différentes organisations composant le MSER (15) et des organisations qui n’en sont pas encore membres mais joueront un rôle majeur dans l’organisation de certaines rencontres (Atelier des Jours à venir et Fablim).
d) Les étapes : Au cours du projet OSER, il est proposé que des expérimentations se mènent via l’organisation d’un cycle d’événements physiques, de deux ordres :
Des rencontres à vocation régionale, qui porteront sur une thématique donnée, susceptible de susciter l’intérêt de nombreux membres associatifs et scientifiques localement. Ces temps de rencontres physiques se veulent des moments d’acculturation et d’horizontalité entre milieu associatif et milieu académique, afin de générer des savoirs engagés et reliés, créant ainsi des connaissances scientifiques ancrées dans les expertises et les praxis des différents milieux en présence. Il est prévu deux/trois expérimentations de ce type par année.
Les rencontres à vocation régionale seront les suivantes :
– Nantes, 12 Novembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux numériques
– Toulouse, 14 février 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de la mobilité
– Lyon, 27 mars 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux climatiques et énergétiques
– Marseille, 29 mai 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de santé
Pour plus d'infos c'est ici dans l'agenda
Les rencontres à vocation régionale seront documentés
→ en amont : comment s’est faite l’organisation ? Méthodologies et acteurs conviés
→ in situ : comment se sont produits les croisements de savoirs ?
→ en aval : comment se sont éventuellement produits l’émergence de sciences engagés et reliés ?
Des rencontres à vocation nationale, visant à partager avec l’ensemble des organisations du MSER et plus largement les expérimentations en cours et les conditions d’émergence de questions de sciences non faites. Il est prévu une rencontre nationale tous les deux ans (JESER2 à Lyon en 2024, JESER3 en 2026).
Les rencontres à vocation nationale seront les suivantes :
– Lyon, Octobre 2024 : 2ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés
– Bordeaux, Août 2025 : Vers un autre service public de la recherche ?
– Montpellier, date à déterminer en 2026 : 3ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés, avec une Journée de Croisement des savoirs autour des enjeux énergétiques
e) Travail de recherche : l’ensemble du projet sera accompagné par
– Le labo commun :
Tout au long de ce processus, une recherche participative sera conduite dans l’objectif de documenter et d’analyser les conditions d’émergence des savoirs engagés et reliés. Ces travaux seront menés dans le cadre d’une thèse CIFRE (sous réserve d’obtention d’une Convention) en sociologie, co-encadrée par l’association Sciences Citoyennes. La recherche sera co-construite à toutes les étapes avec le MSER et un laboratoire académique.
OSER, atelier au sein du colloque InterAtécopol
OSER, l’Observatoire des savoirs engagés et reliés du MSER
a) Objectifs : L’Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER) vise à favoriser la rencontre entre le monde associatif et le monde de la recherche, ainsi que l’émergence de nouvelles modalités de production et transmission des savoirs utiles dans le contexte de crises globales. L’objectif principal du projet OSER est de faire émerger et reconnaître les savoirs engagés et reliés, existants ou à venir. Pour cela, OSER propose :
– D’expérimenter différentes formes de croisement des savoirs, via des rencontres entre le secteur associatif et le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche
– D’analyser les conditions d’émergence et de diffusion de savoirs engagés et reliés issus de ces rencontres, pour documenter ce qui favorise les coopérations durables
– De capitaliser et de partager ces expériences et analyses au sein d’un Observatoire des savoirs engagés et reliés (OSER), visant à améliorer la reconnaissance et la valorisation de ces savoirs
b) Localisation : Le territoire visé par le projet OSER est l’ensemble de la France. 6 régions seront particulièrement investies, à savoir les régions Pays de la Loire, Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes Côte d’Azur, Nouvelle Aquitaine et Ile de France.
c) Moyens mis en œuvre : Le projet s’appuie d’une part sur l’expertise et l’ancrage d’une association nationale, Sciences Citoyennes, qui œuvre depuis 2002 pour l’émergence et le renforcement du tiers-secteur scientifique. D’autre part il s’ancre dans une dynamique inédite avec la création du Mouvement pour des savoirs engagés et reliés (MSER) en 2022 qui regroupe des associations et des collectifs de scientifiques engagées dans la coopération entre recherches et mouvements sociaux pour la transition écologique et sociale. Les moyens matériels et humains seront issus des différentes organisations composant le MSER (15) et des organisations qui n’en sont pas encore membres mais joueront un rôle majeur dans l’organisation de certaines rencontres (Atelier des Jours à venir et Fablim).
d) Les étapes : Au cours du projet OSER, il est proposé que des expérimentations se mènent via l’organisation d’un cycle d’événements physiques, de deux ordres :
Des rencontres à vocation régionale, qui porteront sur une thématique donnée, susceptible de susciter l’intérêt de nombreux membres associatifs et scientifiques localement. Ces temps de rencontres physiques se veulent des moments d’acculturation et d’horizontalité entre milieu associatif et milieu académique, afin de générer des savoirs engagés et reliés, créant ainsi des connaissances scientifiques ancrées dans les expertises et les praxis des différents milieux en présence. Il est prévu deux expérimentations de ce type par année.
Les rencontres à vocation régionale seront les suivantes :
– Nantes, Novembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux numériques
– Lyon, Décembre 2025 : Croisement des savoirs autour des enjeux climatiques et énergétiques
– Marseille, date à déterminer en 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de santé
– Toulouse, date à déterminer en 2026 : Croisement des savoirs autour des enjeux de la mobilité
Les rencontres à vocation régionale seront documentés
→ en amont : comment s’est faite l’organisation ? Méthodologies et acteurs conviés
→ in situ : comment se sont produits les croisements de savoirs ?
→ en aval : comment se sont éventuellement produits l’émergence de sciences engagés et reliés ?
Des rencontres à vocation nationale, visant à partager avec l’ensemble des organisations du MSER et plus largement les expérimentations en cours et les conditions d’émergence de questions de sciences non faites. Il est prévu une rencontre nationale tous les deux ans (JESER2 à Lyon en 2024, JESER3 en 2026).
Les rencontres à vocation nationale seront les suivantes :
– Lyon, Octobre 2024 : 2ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés
– Bordeaux, Août 2025 : Vers un autre service public de la recherche ?
– Montpellier, date à déterminer en 2026 : 3ème Journées des Savoirs Engagés et Reliés, avec une Journée de Croisement des savoirs autour des enjeux énergétiques
e) Travail de recherche : l’ensemble du projet sera accompagné par
– Le labo commun :
Tout au long de ce processus, une recherche participative sera conduite dans l’objectif de documenter et d’analyser les conditions d’émergence des savoirs engagés et reliés. Ces travaux seront menés dans le cadre d’une thèse CIFRE (sous réserve d’obtention d’une Convention) en sociologie, co-encadrée par l’association Sciences Citoyennes. La recherche sera co-construite à toutes les étapes avec le MSER et un laboratoire académique.
OSER, MSER, Module au sein de l'Université d'été des Mouvements Sociaux et des Solidarités
contexte actuel - Voir https://www.uemss.org/
OSER, réunion de travail
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OSER, réunion de travail
contexte actuel au sein de l'UEMS 2025 (voir https://www.uemss.org/)
OSER - EXTRhackT
EXTRhackT – journée de rencontre sur la matérialité du numérique
Lien vers la page de PiNG
L'intention
Alors que les usages du numérique vont croissant, ce sont aussi ses impacts environnementaux qui se démultiplient. À l’heure de l’anthropocène et alors que nos capacités de mesure et de modélisation des enjeux climatiques sont toujours plus précises, il n’y a plus de doutes : notre environnement numérique (actuel comme anticipé) n’est pas écologiquement soutenable. Plusieurs cas emblématiques et particulièrement bien documentés des impacts environnementaux des infrastructures et de la matérialité du numérique restent cependant peu connus du grand public comme :- L’extraction minière liée à la production des terminaux (Célia Izoard, La Ruée minière au XXIe siècle, 2024) https://www.terrestres.org/2025/07/05/la-banalite-de-lempire-laccord-ue-rwanda/
- La consommation énergétique des datacenters (Fanny Lopez, À bout de flux, 2022 ; Fanny Lopez et Cécile Diguet, Sous le feu numérique: Spatialités et énergies des data centers, 2023)
- La consommation en eau, de la production des puces au refroidissement des datacenters (https://stopmicro38.noblogs.org/questions-reponses/#3 - https://savethe.ai/water/)
Pourtant, au-delà de l’écosystème des institutions de recherches, des artistes travaillent aussi ce sujet depuis plusieures années (Benjamin Gaulon, Ultimate Waste, 2020), mais aussi des structures associatives ou des collectifs militants (Tactic, STop Micro, Le Nuage était sous nos pieds).
EXTRhackT est une journée de rencontre autour des enjeux lés à la matérialité du numérique qui se propose de croiser militant·es, chercheur·euses, citoyen·nes et artistes dans le but d’ouvrir un espace pour la construction de dynamiques de co-recherches sur le numérique et ses impacts, inspirées tant par les enquêtes militantes et ouvrières que par les sciences participatives.
Ces rencontres se déroulent à Hyperlien, à Nantes, dans un territoire qui se vit comme innovant et moteur du point de vue des technologies numériques et de leurs usages en France, mais où ses impacts sociaux et environnementaux restent peu visibles et discutés.
Elles sont portées par l’association PiNG et par le Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, dans le cadre d’un Observatoire des Savoirs Engagés et Reliés, qui fait étape à Nantes avant Lyon, Montpellier, Marseille.
Le programme
Matin- 9h30 – Accueil café
- 9h45 – Mot d’introduction de la journée, présentation de Mouvement pour des savoirs engagés et reliés et de son projet d’observatoire OSER
- 10h00 – Conférence : S’engager contre l’extractivisme, le cas de la musique numérique par Vincent Lostanlen, chargé de recherche au CNRS, associé au LS2N / Université de Nantes et bassiste. Un aperçu des enjeux écologiques de l’industrie musicale à l’heure du streaming et des formats audiophiles
- 11h00 – Table ronde : Composer les savoirs scientifiques et militants face à une industrie numérique qui cultive l’opacité, avec :
- Jacopo Rasmi, Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, laboratoire ECLLA, co-directeur avec Léna Dormeau des numéros sur le « Dehors de la Recherche” et “Déserter pour mieux chercher”) de la revue Multitudes, organisateur de As long as you don’t steal we share
- Tibo Labat, membre de Reprises de savoirs, un collectif qui organise des chantiers de « reprises des savoirs » et désormais des marches-compositions-enquêtes
- Jean-Baptiste Bahers, Atecopole Nantes, Chargé de recherche CNRS, UMR ESO, Université de Nantes, revue FLUX
- Malou Delplancke, Atecopole Nantes, Maitre de conférence à l’INSPE de Nantes, co-fondadrice de la compagnie de recherche-création Le Marlou
- Julien Bellanger, Association PiNG
Après-midi – Forum ouvert
- 14h – Forum ouvert : chacun·e pourra proposer ou s’associer à des ateliers par petits groupes afin d’explorer collectivement diverses thématiques. Si vous souhaitez proposer un atelier ou simplement en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre article à ce propos.
- 17h – Restitution, clôture de la journée
Infos pratiques
Gratuit, accessible sur inscription via ce formulaireMercredi 12 novembre 2025, de 9h30 à 17h30
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
Féru·e de technologie ou simple curieux·se, venez nombreux·ses pour ce prochain rendez-vous du MSER.
Très bel automne à tous·tes.
- Local
- National
OSER - UEMSS, Bordeaux, 23-26 Aout 2025
- National
OSER / Villarceaux
OSER lancement du comité d’observation scientifique
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OSER Marseille
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OSER Marseille
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OSER Montpellier
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- Mixte Présentiel / Distanciel
OSER Session hebdo
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OSER Toulouse
- Local
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OSR test
- Local
PiNG
Comment le numérique transforme-t-il notre société ? Quel est son impact sur notre environnement social, technologique, artistique, naturel ? PiNG invite les citoyen·nes et les professionnel·les à des temps de découverte, de pratique et d’échange pour se ré-approprier ensemble les technologies qui nous entourent.
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Point opérationnel OSER
Point oser Com
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Point OSER Evenements
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Point OSER Marseille
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Politique des sciences : perspectives historiques et tensions émergentes face aux crises écologiques et sociales.
Lieu : Maison de l'Île-de-France, campus de la Cité internationale universitaire de Paris (75014)
Animé par Anne-Claude Ambroise-Rendu et Guillaume Roux
À l’heure où la recherche scientifique semble menacée, dans ses modalités comme dans ses objectifs, par un interventionnisme politique et/ou économique non dénué d’arrière-pensée, la question de l’avenir de la recherche publique apparait comme un enjeu central, démocratique et citoyen des nécessaires transformations écologique, sociale, industrielle et institutionnelle. Les communautés scientifiques, bien souvent appelées à éclairer les débats sur ces transformations, apparaissent tiraillées entre des ambitions technophiles et leur rôle de lanceur d'alerte. Ce séminaire sera consacré à la présentation de l’évolution historique du mode d'administration de la recherche et des tensions entre pouvoir et sciences, transformées et renforcées par les crises écologiques et sociales. Il s’agira en particulier d'éclairer le lien existant entre la dégradation du système de recherche et la financiarisation des entreprises et, à moyen terme, de la recherche publique. Cette transformation, qui entre en tension avec l’idéal régulateur du travail académique, apparait comme une menace à nombre de chercheur.e.s.
Organisé par l'Ecopolien, atelier d'écologie politique francilien
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Pour une redirection des sciences
Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume des institutions scientifiques ? Ici, des chercheur.e.s veulent réinventer les sciences, là où des ingénieurs désertent. Un peu partout des collectifs se forment pour créer des savoirs pertinents pour la mutation écologique.
Cette fois, nous y sommes. Le GIEC en parlait depuis longtemps, le rapport Meadows nous avait prévenus voici un demi-siècle, mais ça restait un peu abstrait, au moins dans nos pays riches. La canicule, les sécheresses et les incendies de l’été 2022 auront rendu palpable aux Français ce qui n’était jusqu’ici qu’une augmentation de probabilités. Et que ceux qui seraient tentés de circonscrire le sens de ces catastrophes regardent aussi ailleurs, les mégafeux en Californie et surtout les inondations au Pakistan, dont 10 % du territoire a été submergé (l’équivalent en France de toute la région Bourgogne Franche Comté), provoquant des millions de déplacés : un vrai « carnage climatique » pour le chef de l’ONU, Antonio Guterres.
Et pour la première fois, l’indice mondial de développement humain (IDH), qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie, a diminué pendant deux années consécutives. Nous avons dépassé les bornes, et Gaïa, figure du système Terre, nous emporte dans une nouvelle ère, imprévisible et ténébreuse.
…
Lire la suite de la tribune sur aoc.media.
Quelles sciences pour demain ?
TRIBUNE – Pour le physicien Pablo Jensen, la crise écologique force les sciences à s’interroger sur le type de savoir qu’elles créent et à s’ouvrir aux recherches menées en dehors des universités.
Le 14 novembre, le CNRS a publié son bilan carbone : un chercheur émet, en moyenne, 14 t CO2 par an. Comparer ce chiffre aux 2 t permises par les accords de Paris, activités personnelles comprises, donne le vertige. Car il est difficile d’imaginer comment on pourrait réduire de 9/10 les émissions sans repenser profondément les activités de recherche. Puis, le 12 décembre, le comité d’éthique du même organisme, le COMETS, abandonnait ce qui a été depuis le début des sciences modernes la position standard de la plupart des chercheurs. Faire avancer la connaissance, c’est forcément bon : à la société de décider ensuite des bonnes ou mauvaises « applications ». Position paresseuse voire hypocrite, car elle conduit à revendiquer les bonnes applications (médicaments…), en rejetant sur la société les mauvaises (pollutions, bombes…). Le COMETS affirme au contraire que, face à la gravité de la situation environnementale, la recherche doit tenter d’évaluer ses impacts au préalable, en se demandant si « utiliser ou développer tel grand équipement (accélérateur de particules, grand calculateur) ou travailler sur telle thématique (biologie synthétique, génomique) est susceptible d’engendrer… des impacts néfastes pour la biosphère ».
Je vois là deux signes d’un grand basculement en train de redéfinir les savoirs et leur place dans la société. Pour mieux en saisir l’ampleur, peignons à grands traits les étapes passées. Jusqu’au 17ème siècle, on vivait dans un monde dominé par le biologique, au niveau de l’économie (agriculture, construction en bois…) ou de la pensée (Aristote). Les sciences modernes ont émergé suite à une double révolution, technique et politique : le déferlement des machines et l’émergence d’individus libres. Les nouvelles technologies (imprimerie, navigation, télescope…) ont élargi la connaissance du monde et bousculé les certitudes anciennes. Une nouvelle science « machinique », intimement associée aux réseaux technologiques, a permis une rétroaction positive inédite entre connaissance théorique et croissance industrielle, à l’exemple de la génétique moderne, née dans les laboratoires du brasseur Carlsberg, qui cherchait à stabiliser des levures pour produire de la bière en masse. Côté politique, l’urbanisation contribua à l’émergence d’individus confiants dans leur capacité à comprendre et maîtriser le monde. Ces deux révolutions partageaient des valeurs, comme le souci du débat critique, mais ont toujours été en tension, car les sciences prétendent disposer d’un savoir supérieur à l’« opinion » des non experts, et engendrent des technologies qui bouleversent les sociétés via les marchés, sans débat démocratique.
La grande accélération qui s’en est suivie ébranle désormais la planète entière et impose de recréer des savoirs adaptés à un monde devenu fini. Des savoirs moins dépendants de technologies sophistiquées, et mieux insérés dans nos espaces délibératifs. Il ne s’agit nullement d’un retour romantique à des savoirs prémodernes, mais au contraire de l’approfondissement de la révolution démocratique, pour la création de savoirs « terrestres ».
À quoi ça ressemblerait, ces savoirs terrestres ?
Concrètement, il s’agira d’abord de mieux financer des savoirs jugés essentiels pour apprendre à vivre dans ce monde fini : mieux comprendre les enchevêtrements entre tous les vivants, l’impact des inégalités, les alternatives low-tech, etc. Plus profondément, il faudra redéfinir ce que sont les savoirs et leur articulation avec les activités sociales. De nombreuses pistes concrètes ont été présentées aux Journées d’été des savoirs engagés et reliés (JESER), tenues à Lyon fin août et organisées par un collectif de 11 associations (mouvement-ser.org). Ainsi, la CRIIRAD ou les observatoires éco-citoyens ouvrent à la société civile un savoir expert (mesure de la radioactivité, toxicologie…), pour contrer un monopole privé ou étatique potentiellement opaque. Les JESER ont aussi donné la parole à des recherches menées en dehors des universités. Ainsi, ATD Quart Monde croise savoirs des personnes qui connaissent la pauvreté et savoirs académiques, pour créer des connaissances engagées, car l’association veut que « ça change ». Les paysans-boulangers ont, eux, créé une filière entière, allant des semences aux consommateurs, grâce à des savoirs spécifiques sur les variétés de blés paysans, et des outils low tech partagés garantissant leur souveraineté technologique. Tout en dialoguant avec la recherche académique, comme ils l’expliquent dans leur superbe livre « Notre pain est politique ».On pourrait imaginer une société parsemée de chercheurs, alternant des périodes d’engagement sur le terrain et d’autres plus en retrait, pour affiner les outils conceptuels de leurs communautés disciplinaires. Comme le proposait Bruno Latour dans son dernier discours à Sciences Po : dans la « nouvelle université des sciences terrestres », les sciences fondamentales auront pour tâche, non d’être une avant-garde trouvant les solutions, mais un « back-office » contribuant à « redéfinir ce que pourrait être le problème », et aidant les professionnels grâce aux « outils les plus avancés ». De quoi redonner aux sciences l’élan qui animait le philosophe John Dewey, pour qui « le futur de la démocratie est lié à l’extension de l’attitude scientifique ».
Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
Quelles sciences pour l'anthropocène
Institut de Biologie de l'ENS - 46 rue d'ulm
- Local
Recherche et Enseignement supérieur : Financement privé et éthiques environnementale et sociale sont-ils compatibles?
Face au changement climatique, quelles formes peuvent prendre ces partenariats ? Quels sont les impacts du financement privé sur les sujets de recherche, l’indépendance scientifique et la société ? Quels conséquences sur le rôle des universités et centres de recherche pour faire face aux crises environnementales et sociales ? Deux tables rondes le 30 septembre, à destination des personnels de recherche et étudiants (14h-16h), et du grand public (19h-20h30) viennent éclairer le débat.
14h-16h
Campus de la Gaillarde
Amphi 208, bât9
et le soir
19h-20h30
La Carmagnole
10 rue La Palissade
(tram Plan Cabanes)
- National
Rencontre des Atecopols
"Réparer le futur ? Réflexions et expériences depuis l'écologie politique"
- National
Rencontres de la Redirection Écologique
- National
Rencontres « Les savoirs dans la tourmente »
- National
Réseau Semences Paysannes
Dans le même esprit, une plateforme d’information locale promeut la collaboration et la transmission des savoirs pratiques au service de la salubrité et du bien commun.
Retour sur l'évènement EXTRhackT à Nantes
La journée commencait par l'enchainement d'une conférence et d'une table ronde :

Conférence : S’engager contre l’extractivisme, le cas de la musique numérique par Vincent Lostanlen, chargé de recherche au CNRS, associé au LS2N / Université de Nantes et bassiste. Un aperçu des enjeux écologiques de l’industrie musicale à l’heure du streaming et des formats audiophiles
Écouter la conférence
Table ronde : Composer les savoirs scientifiques et militants, avec :
- Jacopo Rasmi, Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, laboratoire ECLLA, co-directeur avec Léna Dormeau des numéros sur le « Dehors de la Recherche” et “Déserter pour mieux chercher”) de la revue Multitudes, organisateur de As long as you don’t steal we share
- Tibo Labat, membre de Reprises de savoirs, un collectif qui organise des chantiers de « reprises des savoirs » et désormais des marches-compositions-enquêtes
- Jean-Baptiste Bahers, Atecopole Nantes, Chargé de recherche CNRS, UMR ESO, Université de Nantes, revue FLUX
- Malou Delplancke, Atecopole Nantes, Maitre de conférence à l’INSPE de Nantes, co-fondadrice de la compagnie de recherche-création Le Marlou
- Julien Bellanger, Association PiNG
Écouter la conférence

L'après-midi de cette journée s'est déroulé sous la forme d'un forum ouvert où chacun·e pouvait proposer un atelier à réaliser. Vous pourrez retrouver ci-dessous les liens de la documentation des ateliers :
- Où atterrir / Mobilité et actions
- Matières premières d'un smartphone démonté / La questions des licences ouverts par XAV Coadic
- Ondes durables, et impact environnemental de la radio / Filouteries, échanges de trucs et astuces entre chercheur·euses et militant·es
- Osuny / Do·doc
Ce type de journée vous intéresse ? N'hésitez pas à consulter l'agenda pour en savoir plus sur les prochaines dates du projet d'Observatoire des Savoirs Engagés et Reliés !
Test ajout
Retrouvez l’énergie des jeser aux Journées savoirs et démocraties
Cela se passera les 24 et 25 août, à Bobigny, au sein des Universités d’été des Mouvements Sociaux
Nous avons apprécié nous rencontrer, nous découvrir, partager et faire un bout de chemin ensemble lors des Journées d’Été des Savoirs Engagés et Reliés (JESER) qui se sont tenues à Lyon en août 2022, et nous vous proposons de nous croiser de nouveau, même s’il n’y aura pas de nouvelle édition des Journées d’été cette année.En effet, le Mouvement des savoirs engagés et reliés (MSER) sera présent lors de l’Université d’été des mouvements sociaux et des solidarités, avec deux journées intitulées « Savoirs & Démocraties » les 24 et 25 août. Ces journées se déroulent au sein des Universités d’été des Mouvements Sociaux et des Solidarités (UEMS) du 23 au 27 août 2023 dans les locaux de l’Université Sorbonne Paris Nord au Campus de Bobigny (93). Retrouvez l’incroyable programme et toutes les informations de l’UEMS ici : https://www.uemss.org/Edition-2023
Les Journées « Savoirs & Démocraties » se dérouleront en deux temps :
Jeudi 24 août : Des savoirs neutres, vraiment ?
Entre une critique citoyenne radicale, un changement de parcours de formation et l’accueil des dissonant·es, bifurcant·es, déserteur·euses….
Vendredi 25 août : Déserter, bifurquer, résister pour le bien commun
Quels leviers d’action, quels liens et soutiens entre luttes pour façonner les dimensions politiques et la reconnaissance de tous les savoirs ?
Deux journées d’apports, de témoignages et d’ateliers participatifs ouvertes à toutes et tous pour façonner une vision commune sur la place des savoirs dans la démocratie. Vous voulez plus de détails encore ? C’est ici : Programme Savoirs & démocraties et pour la prise de note collective le jour j ce sera ici : https://pad.lescommuns.org/uemss-2023-journee-savoirs-democraties?both
Pour poursuivre les échanges, nous vous proposons également de nous retrouver pour un pique-nique partagé, le vendredi 25 août, à partir de 19h30 au jardin Truillot (Paris 11ème). L’occasion de se retrouver même pour les personnes n’ayant pas pu participer à ces belles journées !
Au plaisir de vous y croiser.
copyright photo de couverture : Baptiste Soubra – collectif La Faille
Réunion du LaboCom1
- National
Rire de questions sérieuses – Action dérision
Lorsqu’il était encore député, le nouveau Ministre de l’Enseignement et de la Recherche, Patrice Hetzel avait rédigé, avec Mme Michèle Tabarot et plusieurs de ses collègues, une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à l’entrisme idéologique et aux dérives islamo-gauchistes dans l’enseignement supérieur (proposition n° 2528, déposée le mercredi 24 avril 2024). Quelques mois plus tard, ce sont des député·es issu·es du Rassemblement National qui proposent eux aussi une commission d’enquête relative à l’infiltration des idéologies contraires aux valeurs de la République dans l’enseignement supérieur (proposition n° 315, déposée le mardi 8 octobre 2024).
Contre la volonté de contrôle sur les connaissances produites dans l’Université au gré des idéologies réactionnaires, le Mouvement pour des savoirs engagés et reliés a choisi d’illustrer les dérives actuelles avec une fausse manif de soutien à ces propositions de résolution et plus largement à une vision des savoirs tournées vers l’utilitarisme et le soutien à un projet de société toujours plus inégalitaire et injuste écologiquement. La manifestation contre l’entrisme idéologique s’est déroulé le vendredi 11 octobre, sous un soleil radieux, entre le lieu des JESER2 et Sciences Po Lyon. Voici une courte vidéo de l’ambiance et des slogans :
Comme le caractère parodique n’est plus aussi évident dans le contexte actuel, le MSER rappelle que le Mouvement s’est crée pour appeler les mouvements sociaux et politiques à se saisir des enjeux de production et de transmission des savoirs. Nous appelons également les milieux scientifiques à reconnaître la pluralité de savoirs légitimes et à s’engager dans les luttes sociales et écologiques qui visent la construction collective d’un horizon de vie commun. Nous affirmons que d’autres sciences sont possibles, qu’elles sont déjà en émergence, et que c’est en les reliant, par delà les silos institutionnels, sociaux et disciplinaires que nous construirons les savoirs robustes et pluriels dont nous avons besoin pour des modes de vie dignes et soutenables. Vous pourrez retrouver le Manifeste du MSER ici.
RogueESR
RogueESR est un collectif créé en 2017 pour promouvoir une université et une recherche libres, exigeantes et placées au service de l’intérêt général et de l’émancipation.
Originaires de toutes les régions, nous travaillons dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), dans des disciplines variées et avec des statuts différents.
Science ouverte et évaluation de la recherche - Enjeux et perspectives
Cette conférence vise à apporter des réponses concrètes et à ouvrir la discussion sur les enjeux d’une évaluation transparente, objective et adaptée aux exigences de la science ouverte.
- Présentation événement
- Inscription
- En présentiel uniquement à l'Académie du Climat
- National
Sciences Citoyennes
L’association Sciences Citoyennes a pour objectif de favoriser et prolonger le mouvement actuel de réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun.
Sciences Citoyennes AG
Scientifiques en rébellion
Scientifiques en rébellion est un collectif de scientifiques de toutes disciplines qui sortent de leurs laboratoires et se mobilisent contre l’inaction face au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité.
Le collectif est né de l’Appel des 1000 scientifiques à la désobéissance civile paru dans le journal Le Monde en 2020. Il est en lien avec le collectif international Scientist Rebellion.
séminaire Alexandre Monnin "Fermer avec soin, rouvrir des possibles : la redirection écologique en théorie et en pratique"
- National
Sortie de la revue Bifurcation/s #3 : Industrie de l'avenir, transition ou bifurcation ?
Maison de l'Île-de-France - Cité Internationale
9 boulevard Jourdan, Paris, 75014
- Local
RESTER RÉSISTER DESERTER DÉSHERBER FAUT-IL CHANGER NOTRE MANIÈRE DE FAIRE DE LA RECHERCHE ?
Faut-il changer notre manière de faire de la recherche ?
Suite à notre rencontre du 17 février 2022 à Nantes, à la quelle 10 personnes en présentiel + 12 en distanciel ont assisté, voici un compte rendu synthétique de nos échanges qui ont suivi l´écoute de la conférence de Grothendieck au CERN en 1973 (et sa version pdf).
Jacques :
Biographie rapide de Grothendieck : formation en mathématiques, contacts avec le groupe Bourbaki, médaille Fields, à partir de 68, sort de sa bulle mathématique. Antimilitariste. En 70, crée le mouvement « survivre ». Soutient la candidature aux présidentielles de R. Dumont en 74. Ecrit une autobiographie dans les années 80 qui vient d’être publiée très récemment.
Débat et réactions :
Aller écouter la discussion de la conférence d’Alexandre Grothendieck ? Déprimant ?
L’utilité sociale dans nos activités de recherche : quand on pose la question, on a souvent des retours naïfs. On évite le plus souvent la question.
On va d’abord dans les métiers de la recherche pour trouver une certaine liberté intellectuelle, et cela se retourne contre les personnes avec un système de recherche très normatif.
Peu de chercheurs se positionnent par rapport au plaisir. Il y a une grande souffrance au niveau des post-docs. Il faut manger, vivre, survivre….
On s’interdit trop comme scientifique d’être vu autrement que comme objectif, neutre… Dans certains domaines cela peut générer une sorte de dissonance cognitive.
Le rapport science société a beaucoup changé depuis les années 70. Le monde scientifique est beaucoup plus remis en cause actuellement, pour le pire et le meilleur.
Question de la transdisciplinarité ? A l’origine, les scientifiques étaient tous pluridisciplinaires. Actuellement, on prône la pluridisciplinarité alors que les chercheurs sont de plus en plus spécialisés.
On n’a pas besoin de gens qui font de la recherche à plein temps. On se pose la question de la domination de certaines disciplines.
Un statut d’intermittent pour les chercheurs ? (artistes, artisans, pourquoi pas les scientifiques). La recherche comme loisir ? Sans pression ? Actuellement, soit tu es dedans (le ghetto de la recherche), soit tu es dehors et tu ne peux plus rien faire.
Ce que vous évoquez n’est pas spécifique à la recherche. Cette sensation d’avoir besoin d’être utile pour la société, que son job ait du sens, se retrouve dans tous les métiers et est responsable de beaucoup de bifurcations professionnelles. Quel que soit son métier, on a le choix entre rentrer dans le moule ou pas, quitte à vivre avec moins de sécurité ou de moyens.
Pourquoi Grothendieck se pose-t-il la question de à quoi cela sert alors qu’il fait des maths très théoriques ? Pourquoi ne s’est-il pas poser la question avant ? Pourquoi cette discipline est-elle valorisée ? Pourquoi n’aborde-t-il pas ces questions de reconnaissance. L’absence de sens profond. Une résidence de journaliste dans le milieu de la recherche peut se transformer très vite en cellule psychosociale pour chercheurs déprimés. Très peu d’outils pour permettre de la réflexivité dans les activités de recherche.
Intéressée par les questions sur les manières de faire de la recherche (autrement), comment faire une recherche qui respecte les limites planétaires et qui permet de répondre aux besoins humains fondamentaux. J’ai beaucoup aimé la vidéo et je me demande où en est la recherche actuellement ?
Question des financements ? Question de la liberté dans l’orientation des recherches. Beaucoup de choses ont changé. Injonctions des appels à projets. La recherche financée sur projet ne s’est complétement généralisée qu’à partir de la création de l’ANR en 2006. Recherche étatique, recherche libre ? Coût énorme du Crédit Impôt Recherche, on paye deux fois…
Un des idées de Grothendieck est la nécessité de prendre du recul, de se poser la question de comment communiquer. Cela devrait être partie intégrante de la recherche, mais on n’a pas le temps surtout en tant que thésard.
L’utilisation de la science par le politique peut créer de la défiance (par exemple dans le cas du Covid). Les personnes « complotistes » vont elles aussi chercher de l’information scientifique et dans un contexte complexe, une information claire devient inatteignable pour le plus grand nombre.
La question de comment sont évalués les chercheurs, les conflits d’intérêt, font aussi perdre de la crédibilité au monde scientifique.
Sur la question du sens, de l’utilité sociale et de la valorisation + oui soutenir la recherche c’est un choix politique, et ne soutenir que la recherche industrielle (système productiviste et polluant) c’est doublement politique, témoignage d’une élue locale qui n’a pas réussi à convaincre – parce que c’est très long d’expérimenter quand zéro moyen pour ça -, d’autres élus à parier sur la Recherche en sciences humaines alors que l’argent public sert chez nous (Pontivy Communauté) à financer des CIFRE pour servir l’intérêt des usines agro-alimentaires et ce sans aucun débat citoyen ni même dans les assemblées élues; Et on parle pas de 1000 euros mais de grosses enveloppes. Sans oublier que le secret industriel empêche d’avoir aucune info sur ce qui est produit avec ces finances publiques alors qu’à TIMILIN nous partageons tous les savoirs produits en local avec les doctorants et les habitants.
Quelques liens et infos dans le fil de la discussion
http://www.fabriquedesens.net/Allons-nous-continuer-la-recherche
Site qui propose des articles de Survivre et Vivre :
https://www.archivesautonomies.org/spip.php?rubrique531
https://1000doctorants.hesam.eu/articles/les-temoignages/122-francoise-ramel-
un-chercheur-nous-permet-de-formuler-des-desirs-des-besoins-mais-aussi-
des-solutions
https://www.multitudes.net/category/l-edition-papier-en-ligne/85-multitudes-
85-hiver-2021/mineure-85-le-dehors-de-la-recherche/
(!) Un arpentage et une réunion avec les auteur·rice·s est prévu dans les locaux de
PiNG au Breil le 26 avril et 24 mai !


Stage d'été Veiller les Vivants
- National
StandUpForSciences
Stand up for Sciences et Recherches Participatives
- Un commencement d'intérêt pour ce renouvellement est apparu en 2020 dans le rapport annexé de la Loi de programmation de la recherche (LPR) pour les années 2021 à 2030, qui prévoyait de consacrer au moins 1% du budget d'intervention de l'ANR au partage de la culture scientifique, via des appels à projets dédiés mais aussi en finançant un volet "recherche participative" ou un volet "culture scientifique" dans le cadre des projets de recherche "volontaires".
- Défendre les sciences avec et pour la société, ce n'est pas affirmer une parole scientifique qui serait reçue comme une vérité "descendante" par des citoyens passifs, comme le précise encore le rapport annexé de la LPR. Il s'agit bien plutôt, comme le soutiennent les signataires de cet appel, de soutenir des recherches où des membres d'une organisation de la société civile (association, ONG, groupes d'habitant·es ou de professionnel·les) s'associent avec des chercheurs académiques pour construire et mener ensemble un projet de recherche. L'objectif est de produire des connaissances qui constituent un réel intérêt scientifique et qui répondent aux besoins sociaux et écologiques croissants et négligés par les orientations scientifiques dominantes.
- Depuis l'adoption de la LPR en 2020, 3 appels à projets "Recherches participatives" ont été lancés par l'ANR, représentant un budget de l'ordre de 10 millions d'euros. Une paille au sein des 30 milliards d'euros consacrés annuellement à la recherche et l'innovation (MIRES + PIA + CIR). Et pourtant c'est déjà trop. Comme signalé par différents CP et confirmé par l'ANR, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et l'ANR abandonnent unilatéralement à la fin de l'année, sans concertation ou même évaluation le dispositif "Sciences avec et pour la société" (SAPS), en centrant les futurs appels vers les seuls objectifs de luttes contre la désinformation et d'appuis aux politiques publiques.
- Ce dispositif que certains ont pu lire comme un lot de consolation au sein de la loi austéritaire et liberticide de programmation de la recherche (LPR) promulguée en 2021, ne représentait pourtant qu'une goutte d'eau au sein du service public de la recherche. Pour petite que soit cette goutte, elle a aidé pourtant de petites rivières à grandir avec des initiatives comme les Boutiques de Science, des projets de sciences et recherches participatives. Or, avec cette décision de l'ANR, il n'existerait en 2026 plus aucun dispositif de soutien à la recherche participative au niveau national ! Plus non plus de soutien aux actions SAPS des Universités (fin de la labellisation) et disparition de la section "Sciences et Société" du CNRS qui structurait et promouvait des recherches sur tous les enjeux sociaux des sciences.
- Comment ne pas voir dans cet abandon des parallèles avec l'autoritarisme avec lequel les gouvernements d'extrême-droite aux États-Unis, en Argentine, en Hongrie ou en Russie s'attaquent aux sciences qui oseraient avoir l'audace de ne pas se mettre au service de la croissance économique ? Comment croire aux discours de gouvernements qui vantent sans cesse la responsabilité de toutes et tous quand celui-ci ne tient pas ses engagements budgétaires et revient en permanence sur ses propres politiques? Comment ne pas associer ces reculs sur le plan démocratique aux régressions fortes observées depuis des années sur les questions écologiques) ? Le participatif, ça commence à bien faire ?
- Affaiblir les dispositifs de médiation sciences/société, c'est encore un nouveau moyen pour l'État de s'en prendre aux associations, qui subissent de mille façons la politique austéritaire des gouvernements successifs.
- Il nous semble important de relever aussi les attaques récurrentes dont font l'objet les établissements publics qui s'efforcent encore de produire des expertises indépendantes dans le domaine du nucléaire, de la biodiversité (OFB), de la santé, de l'agronomie (INRAE) ou encore de la transition écologique (ADEME). Ce qui est attaqué, c'est la capacité des sciences à contribuer au débat démocratique et à empuissanter les citoyens.
- Pour toutes ces raisons, nous nous associons à la tribune "La science sans la société, c'est l'expertise sans la démocratie » des vice-présidentes et vice-présidents Science et Société et nous appelons les différents acteur·ices scientifiques, associatifs, syndicaux et citoyen·nes à revendiquer une politique démocratique soutenant les sciences avec et pour la société.
Un temps inter-organisations est prévu le mardi 4 novembre, de 13h à 15h pour partager les informations et réfléchir à des mobilisations pour des Sciences avec et pour la société,
→ soit à l’Académie du Climat (2 place Baudoyer, Paris 4e)
→ soit par visio : https://us02web.zoom.us/j/82695620044
Tous·tes à Bordeaux pour le premier événement du projet oser 2025 à l’université des mouvements sociaux et solidaires
Ce rendez-vous entre syndicats, associations, collectifs et travailleurs·ses de tous horizons est essentiel face au désenchantement du monde engendré par l’avancée significative et globale des discours et politiques xénophobes et écocides.
Penser, poursuivre, faire converger les luttes, dessiner, imaginer des alternatives inclusives pour un future où démocratie, justice sociale et respect du vivant seraient la norme. Là sera le cœur de cet événement et le MSER et Sciences Citoyennes seront au rendez-vous, particulièrement autour de nos thématiques, à savoir les réflexions relatives à la production des savoirs.
Ainsi le MSER (dans le cadre du projet OSER) et Sciences Citoyennes organisent un module de réflexion et d’actions intitulé « Sciences et autoritarisme : comment produire des sciences engagées dans le contexte actuel ? » . Il se tiendra le dimanche 24 août de 9h30 à 16h (salle 105, bâtiment A22 R+1-Campus Peixotto de l’Université de Bordeaux. L’entrée se fera au 109 avenue Roul, 33400 Talence)
Le constat de base pour ce module est que l’autoritarisme n’est pas qu’un positionnement politique : d’une part, sa mise en oeuvre implique la mise au point d’un vaste ensemble de méthodes et d’outils issus de recherches scientifiques. D’autre part, les libertés dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche se réduisent. L’exemple spectaculaire vient des États-Unis où des dizaines de termes sont interdits des sujets financés.
Par ailleurs, et c’est le cas dans tous les territoires, des problématiques de recherche auxquelles sont confrontés les habitant·e·s restent non-résolues alors qu’elles nécessiteraient des projets de recherche.
Nous ferons un état des lieux sur l’articulation entre sciences, crises environnementales et autoritarismes, et sur les façons de permettre aux habitant·e·s d’un territoire de faire émerger de manière autonome des projets de recherche en lien direct avec leurs besoins dans lesquels iels seraient pleinement impliqué·e·s et qui puissent les affranchir des dominations étatiques et industrielles.
Le module sera porté par :
- Ateliers des Jours à Venir,
- Klask,
- Ligue des droits de l’Homme,
- Mouvement pour des Savoirs engagés et reliés
- Sciences Citoyennes
et sera animé par :
- Aurore Grandin (Sciences Citoyennes)
- Chloé Jaubert (Atelier des Jours à Venir)
- Emmanuel Laurent (La Myne)
- Ewa Zlotek-Zlotkiewicz (Klask)
- Laurent Dianoux (Sciences Citoyennes)
- Livio Riboli-Sasco (Atelier des Jours à Venir).
En outre, il y aura également lors de ces journées la tenue d’un stand afin de faire connaître et promouvoir nos idées,
Dans l’attente de vous rencontrer prochainement,
Venez nombreux.euses,
Amicalement, les membres du MSER
Tout « le monde » parle des JESER 2
Retrouvez directement l’article sur le site web du journal Le Monde en cliquant sur ce lien.
L’article du journal Le Monde est également disponible en pdf ici.
Sur un ton plus léger, vous pouvez également visionner une vidéo parodique de la manifestation mentionnée dans le papier sur la chaîne YouTube de Sciences Citoyennes :
UEMSS 2023 : des modules « Savoirs & Démocraties » riches en réflexions
À l’image de la dynamique du MSER, la préparation des ateliers a été collégiale, tout comme leur animation le jour J qui a ainsi bénéficié d’une diversité de formats (témoignages, arpentage de textes, jeux de rôle, débats…). Ils ont permis de renforcer les liens entre nos organisations, par exemple avec les intervenant⋅es venu⋅es enrichir les échanges de leurs expériences. Quant aux participant⋅es, ielles ont aussi pu contribuer à travers une frise réalisée en direct dans la salle et un document de prise de notes partagé.

Des préoccupations partagées
Les participant⋅es se sont reconnu⋅es dans notre critique de la prétendue « neutralité » des sciences et techniques, et rejoignent l’idée que leur élaboration se situe dans un cadre marqué politiquement dont il faut avoir conscience.- « L’outil n’est qu’un moyen… mais il n’est pas neutre ! »
A travers des témoignages forts, les ateliers ont permis de mesurer l’impact de cette pseudo-neutralité sur celles et ceux qui prennent part au développement des sciences et techniques : les dissonances sont souvent difficiles à gérer…
Ceci invite à mettre davantage en lien les « producteur⋅rices de savoirs » (notamment académiques) et les mouvements sociaux, pour qu’ielles retrouvent un sens à leur activité. Les derniers échanges ont permis d’envisager les moyens pour développer ce lien plus étroit et direct entre sciences et société : comment communiquer, visibiliser, outiller, faire ensemble ?
Que retenir des échanges ?
L’impression partagée que les « progrès » échappent aux individus : ils s’imposent à eux, ne sont pas envisagés comme des réponses à des besoins mais comme des transformations de nos usages. En créant de l’insatisfaction, ou bien de nouveaux marqueur sociaux à respecter, le « progrès » crée en réalité de nouveaux débouchés industriels et commerciaux.L’impression d’une fuite en avant de plus en plus rapide : lorsqu’une étape est franchie, qu’une pratique est changée, on ne revient pas en arrière. Par effet de cliquet, les nouveaux usages dictés par la technique effacent les précédents : on s’en assure en installant une dépendance, et en faisant disparaître la technique ou l’infrastructure précédente (le tout-numérique remplace le papier dans les démarches administratives ; les cabines téléphoniques disparaissent de l’espace public à mesure que l’utilisation du smartphone s’étend…).
Plateau vidéo réalisé lors de l’UEMSS par la web-télévision associative et indépendante TV Bruits.
Pour celles et ceux qui se sont engagé⋅es dans la production de savoirs et techniques en pensant contribuer à changer le monde, c’est une sensation de mensonge qui domine, à mesure de la prise de conscience d’avoir été form(at)é⋅es pour reproduire et accélérer les dérives du modèle de développement dominant. Un développement qui s’affiche sans alternative…
Et maintenant, on fait quoi ?
Face à ces dissonances, et pour supporter le mal-être qu’elles induisent, les stratégies d’actions oscillent entre deux tendances.De l’intérieur, faire évoluer les institutions (laboratoires, entreprises, établissements de formations…) et amorcer leur bifurcation en faisant autrement : recherches participatives/collaboratives/citoyennes, évolution des formations… Voire les désarmer en profitant d’y être intégré⋅es, par exemple en lançant l’alerte sur des pratiques qui perpétuent la prédation des populations, des ressources, des milieux.
Ou bien s’en extraire en désertant, et en s’engageant pour des alternatives qui tentent d’inventer d’autres modèles à mettre en pratique.
Une préoccupation constante traverse toutes ces stratégies et ces postures vis-à-vis du modèle dominant : l’enjeu de mieux relier l’élaboration des savoirs (scientifiques ou techniques) et les mouvements sociaux/habitants/citoyens.
Pour ce faire, plusieurs pistes restent à développer et à faire converger :
> inventer de nouveaux cadres démocratiques pour décider des orientations de recherche et de leur financement (assemblées citoyennes, à l’image de ce que propose HorizonTerre) ;
> se doter de nouveaux outils pour se connaître et se relier (proposition de cartographie par le MSER, ou par les Naturalistes Des Terres…),
> reconsidérer la neutralité des chercheur⋅ses et leur devoir de réserve, pour leur permettre de combiner en même temps leurs casquettes de chercheur⋅ses et de citoyen⋅nes engagé⋅es.
* Aitec, Collectif des Associations Citoyennes (CAC), Collectif Vous n’êtes pas seuls, Écopolien, Global Chance, Ingénieurs Sans Frontières, IPAM Initiatives pour un autre monde, Klask, Mouvement pour des Savoirs Engagés et Reliés, Next Planning, Observatoire des formations citoyennes, Réseau Semences Paysannes, Sciences Citoyennes, Sciences Critiques
Université d'été de ZOEPOLIS à Lyon
Cinq axes sont aujourd’hui ouverts : inclure les vivants non-humains dans les méthodes design existantes, inventer de nouvelles pratiques centrées sur les autres vivants, explorer un design des relations interspécifiques, utiliser le design comme médiateur des vivants et développer de nouveaux imaginaires, de nouvelles prospectives incluant les non-humains.
Transdisciplinaires, les recherches et méthodes seront développées comme un commun pour ouvrir les perspectives d’un nouveau contrat avec les vivants non-humains dans les espaces anthropiques.
Cette première université d'été a pour but de faire découvrir le collectif Zoepolis au travers d'ateliers et de conférences
- Vendredi 4 au Lowcal à Villeurbanne :
- - Hackathon/enquète sur les zones humides, sujet amené par FNE.
- Samedi 5 à la Boulangerie du Prado :
- - Atelier Design fiction : opération Perséphone : comment réagir aux attaques face à la science et à la recherche ?
- - Atelier Voyage dans le temps dans le quartier de la Guillotière
- - Conférence : coup de projecteur sur quelques-uns des projets portés par le collectif Zoepolis, puis prise de recul sur notre rapport au non-humain
- Dimanche 6 au parc de la tête d'or (roseraie internationale):
- - Atelier cartographie monde sensoriel des plantes/insectes avec un naturaliste
- - Pique nique avec le réseau des Dialogues en humanité
- - Agora : Quel contrat entre les vivants avec Eric Tannier et Olivier Barrière (coviabilité).
- Local
Universités : « Remplaçons le classement de shanghaï par un palmarès plus durable »
Depuis qu’il a été créé, le classement de Shanghaï a stimulé une forte concurrence entre les universités. Paris-Saclay en est un bon exemple : le gouvernement a décidé de fusionner de nombreuses universités locales et de haut rang pour atteindre le top 15 par un simple effet de masse. Ce laborieux processus a permis au gouvernement de proclamer aujourd’hui « mission accomplie » – 13e rang mondial au classement de 2021, alors qu’en 2016 la meilleure université, Pierre-et-Marie-Curie, n’était que 39ᵉ.
Cependant, pour atteindre cet objectif, une partie des meilleures terres arables françaises ont été artificialisées, comme le dénonce le collectif Non à la ligne 18. Et ce alors que la mutation socio-écologique en cours fera des champs et des forêts notre principale ressource à l’avenir, dans le cadre de la bioéconomie.
Plus globalement, la conversion des terres représente, à l’échelle planétaire, une des neuf frontières à ne pas dépasser, car elle est une menace majeure pour notre survie. Détruire autant de terres arables pour augmenter un indice abstrait, voilà un symbole particulièrement contre-productif pour un site censé former la prochaine génération des élites françaises.
Un nouvel indice
Cependant, critiquer les imperfections des indicateurs sociaux (PIB, taux de chômage…) est nécessaire mais insuffisant. Une quantification bien conçue permet de comparer les situations complexes que nous vivons, ce qui est indispensable pour orienter nos actions, collectivement. Peut-on imaginer une alternative, qui nous indiquerait des directions plus respectueuses de l’environnement et de l’équité ? Nous nous inspirerons ici de l’indice de développement durable (IDD) récemment formalisé par l’économiste Jason Hickel. Il corrige l’indice de développement humain (IDH) des pays, en tenant compte de leur empreinte environnementale (émissions de CO2 et empreinte matérielle).
Selon ce nouvel indice, la Norvège, l’un des pays au plus haut IDH, se classe à la 157e position (sur 165 pays classés), car son impact environnemental est parmi les plus élevés au monde. Les Etats-Unis (160e) ont un score encore plus mauvais, tandis que les pays européens (et la Chine) se situent autour de la 100ᵉ position (Italie, 103e ; France, 109e ; Royaume-Uni, 126e) et huit pays d’Amérique latine atteignent le top 20 (Costa Rica, 1er ; Cuba, 5e ; Colombie, 12e).
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Crédit image d’illustration : Baptiste Soubra, collectif La Faille
Villarceaux
Yeswiki : le site officiel
- Site web ressource
Dans certains projets, notamment ceux liés à la prévention environnementale ou à la salubrité, des structures locales s’appuient sur des outils comme Yeswiki pour centraliser les signalements ou diffuser des informations pratiques.
C’est par exemple le cas de certaines plateformes d’information sur la gestion des nuisibles à Marseille, comme Nuisibles Solution
, qui utilisent le web collaboratif pour sensibiliser et informer le public.
ZAN, entre planification écologique et récit collectif
L’écologie n’est donc pas un défi « en plus » à ajouter aux politiques publiques existantes : elle invite à repenser le contrat social.
Avec: Philippe Branchu et Rafaëlla Fournier, CEREMA ; Xavier Desjardins, Sorbonne Université, Laboratoire Mediations
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